DÉVELOPPEMENT DES ORGANES GENITAUX INTERNES
Les reins définitifs et leurs canaux excréteurs n’apparaissent qu’assez tardivement au cours de la vie embryonnaire ; ils sont précédés par des reins transitoires (reins primitifs), connus sous le nom de corps de Wolff, pourvus chacun d’un canal excréteur (canal de Wolff), qui va s’ouvrir en arrière de la vessie, alors en cours de développement, dans le canal de l’urèthre (sinus urogénital).
Mais les corps de WollF et leurs canaux, bien que fonctionnant chez l’embryon comme reins et uretères, ne sont cepen-
MAMMIFERES
dant point destinés à constituer les reins définitifs et leurs -canaux excréteurs. Les reins définitifs, en effet, se développent, indépendamment des corps de Wolff, à l’extrémité de conduits (les futurs uretères), qui naissent des canaux de Wolff à leur abouchement dans rurèthre. C’est ce qu’on voit très bien sur les coupes d’embryons.
Que vont donc devenir les corps de Wolff ?
Chez le mâle ils vont constituer, par leur partie antérieure, l’épididyme, et de leur partie postérieure atrophiée il ne restera qu’un organe inconstant, le paradidyme (corps innominé ou corps de Giraldès). Quant aux canaux de Wolff, ils deviennent les canaux déférents et vont déboucher dans les vésicules séminales.
Chez la femelle, corps et canaux de Wolff s’atrophient et disparaissent au point de ne plus laisser d’autres traces que le corps de Rosenmüller, dont nous avons parlé à propos des ligaments larges (i).
Dès lors, si les choses en restaient là, l’appareil génital mâle présenterait seul une ébauche. Or, pendant que se passent les phénomènes que nous venons de résumer, on voit se former d’une part, en dehors du canal de ^Voll^, un autre conduit qui le longe et a reçu le nom de canal de Müller; et d’autre part, à la face interne du corps de Wolff, on voit se différencier une niasse proéminente, la glande génitale. Tout d’abord la glande génitale ne manifeste pas de tendance* sexuelle déterminée. Il y a donc une période de la vie embryonnaire qu’on pourrait dire indifférente, au point de vue sexuel ; mais plus tard la glande génitale évolue pour former un testicule ou pour former un ovaire.
Dans le premier cas, elle entre en communication avec le ■
(i) Leur partie inférieure donne aussi le parovarium ou paroophore des embryologistes. Chez certains Mammifères (Vache, Truie), les restes des canaux de Wolff constituent le conduit de Goertner, canal qui suit la paroi ventrale du vagin et de Tutérus et va se perdre dans l’épaisseur du ligament large.