APPAREIL GÉNITO-URINAIRE
11 nous faut, par contre, entrer dans quelques détails au sujet des appareils génito-urinaires, en raison des relations fré- ((uenles qui existententre les organes qui les constituent et les glandes qui fournissent à la matière médicale (glandes à parfum des Viverridés, Gastoréum, etc.).
Pour bien comprendre la situation de ces glandes il est nécessaire de connaître la structure et les rapports des parties qui composent l’appareil génito-urinaire et pour apprécier con-
nances médicales. Chaque bouteille ou récipient portera la marque du lieu d’origine et la date de sa fabrication.
En cas d'ui’gence, les médecins sont autorisés à fournir à leur clientèle ces mêmes I>roduits.
Lorsqu ils seront destinés à être délivrés à titre gratuit aux indigents, les flacons contenant ces produits porteront dans la pâte du verre les mots « Assistance publique — gratuit ». Ils pourront alors être déposés en dehors des officines de pharmacie et sous la surveillance d’un médecin dans des établissements d’Assistance désignés par l’adininistration, qui auront la faculté de se procurer directement ces produits.
Toutes ces prescriptions ne s’appliquent pas au vaccin jennérien humain ou animal.
•■Vrt. 3. — La livraison des substances mentionnées à l’article premier, à quelque litre qu’elle soit faite, Sera assimilée à la vente et soumise aux dispositions de Tarticle 4'-i3 du Gode pénal et de la loi du a5 mars i85i.
En conséquence seront punis des peines portées par l’article 4*5 du Code pénal et par la loi du a5 mars i85i ceux qui auront trompé sur la nature desdiles substances qu'ils sauront être falsifiées ou corrompues et ceux qui auront trompé ou tenté de tromper sur la qualité des choses livrées.
Art. 4. — Toutes autres infractions aux dispositions de la présente loi seront punies d'une amende de i6 à i ooo francs.
Beaurecard, Mat. Méd.
MAMMIFERES
venal)leinent les rapports de ces parties et leurs homologies dans les deux sexes, il faut suivre les phases successives de leur déveloj)pement.
Nous allons nous efforcer de résumer brièvement cette double histoire anatomique et embryogénique.
Chez tous les Mammifères les reins qui siègent dans la région lombaire, sont évacués au moyen de canaux appelés uretères qui débouchent dans un réservoir spécial, la vessie urinaire.
Quant à l’appareil génital, il se présente dans les deux sexes avec des différences telles que nous devons en donner séparément la description. Nous étudierons successivement les organes internes chez le mâle et chez la femelle, puis les organes externes, en prenant pour type l’appareil génital des Primates.
OIIGANES GÉNITAUX INTERNES
Organes mâles. — Ceux-ci consistent essentiellement en organes sécréteurs de la liqueur séminale, les testicules avec leurs conduits les canaux déférents^ qui déversent le sperme dans des réservoirs ou vésicules séminales d’où il est expulsé par l’intermédiaire des canaux éjaculateurs dans la cavité de V urèthre; celui-ci est un conduit qui fait partie de l’organe d’accouplement, la verge ^ et qui est chargé à la fois de porter le sperme dans l’appareil génital femelle, et de servir à l’émission de l’urine.
Testicules. — Nous n’avons pas à insister sur la structure des testicules ; il nous sufïira, à leur sujet, de rappeler qu’ils n’occupent pas chez tous les Mammifères la même situation. Chez certains (Cétacés, Sirénides, Proboscidiens, Pinnipèdes et Monotrèmes) ils restent, pendant toute la vie, à l’intérieur
CA AA rx DE FER EXT S
de la cavité abdominale. Chez les autres, à une époque donnée, ils sortent de la cavité abdominale et pénètrent dans une poche (poche vaginale), qui lait hernie dans la région du canal inguinal. Cette migration des testicules peut être définitive ou temporaire. Dans le cas d’une migration définitive, tantôt le conduit péritonéo-vaginal dans lequel s’est engagé le testicule pour gagner la poche qui lui correspond reste perméable (^larsupiaux. Ongulés, Carnassiers, Prosimiens); tantôtil s’oblitère après la descente des testicules (Primates). Dans le cas d’une migration temporaire, qui est celui des Insectivores et des Rongeurs, l’animal peut à son gré faire rentrer ses testicules dans la cavité abdominale et c’est aussi par un effort volontaire qu’il les exj)ulse de cette cavité et les fait passer dans les bourses (i).
Canaux déférents. — A la partie ventrale et antérieure (aspect sternal) (2) du testicule, les canaux efférents qui sortent de la masse glandulaire se réunissent en un paquet (tête de l’épididyme), et entrent en communication avec un canal très fortement circonvolutionné et qu’on appelle épididyme. Ce canal s’applique contre la face ventrale du testicule et en gagne l’extrémité opposée ; là (queue de l’épididyme), il se continue dans un conduit cylindrique, à parois très épaisses, le canal déférent qui, accompagné des vaisseaux et des nerfs testiculaires formant avec eux le cordon spermatique le canal inguinal, pénètre dans la cavité abdominale et plonge vers le col de la vessie. )Mais avant d’y parvenir, le canal déférent s’ouvre dans la vésicule séminale.
Vésicules séminales. — Les vésicules séminales, ou réser-
(1) Voir A. -Soulié. lîcch. sur la migration des testicules. Toulouse, octobre iSg.ï.
(2) Dans nos descriptions, nous supposons toujours l’animal placé sur le dos, la tête en avant, c’est l’aspect sternal ; l’extrémité antérieure des organes correspond donc à la tète, leurs faces sont dorsale, ventrale ou latérales.
mammifères
voirsclu sperme, sont situées entre la vessie et le rectum; elles consistent chacune en un tube variqueux, replié sur lui-mème. Quand on déroule ce tube, on voit qu’il présente des diverticules courts, irréguliers, qui s’étao-ent sur ses côtés. Sa muqueuse est tapissée d’un épithélium polyédrique.
Canaux éjaculateurs. — Du point oii le canal délérent s abouche avec la vésicule séminale part un tube qui continue en réalité cette dernière et qui est son conduit excréteur:
c’est le canal éjaculateur. Il se dirige au travers de la prostate (glande qui entoure le col de la vessie et le début de l’urèthre) et va s’ouvrir dans la région prostatique de l’urètbre sur le l3ord correspondant du verumontanum (Og. 5, vni)-
Urèthre. — L’urétbre est un canal qui s’étend de la vessie à l’extrémité de la verge. On y reconnaît trois portions, savoir : i° immédiatement en arrière de la vessie, la portion prostatique; 2° la portion membraneuse, et 3“ la portion spongieuse (///•)•
La portion prostatique est ainsi désignée parce que, à ce niveau, l’iirèthre traverse une glande volumineuse qui est connue sous le nom de prostate. La prostate {p) est constituée par une trame très riche en élé-
monts imisciikii-es.dans laquelle siègent de nombreuses glaitdules 0,1 e„ls-de-sac non unis en acini et débouchant isole-
//, urelcre; — tu'i canal de lurèlhro, portion spongieuse; — t', vessie ; — p. prostate ; ’ verii-
montanuni, avec au milieu, 1 oriiice de l utérus mâle et latéralement les orifices des conduits éjaculateurs.
OVAIRES — OVIDUCTES 37
ment sur les conduits excréteurs. Tous ces conduits excréteurs s’ouvrent dans l’urèthre par de petits orifices qui se voient sur sa paroi ventrale et aussi de chaque côté du verumontan um.
Le verumontanum {vm) ou crête uréthrale est une saillie conique, à sommet postérieur, qu’on aperçoit sur la paroi dorsale interne du canal de l’urèthre quand on ouvre celui-ci longitudinalement par sa face ventrale. Cette saillie offre vers son sommet un orifice assez grand, celui de Vutérus mâle ou ulriciile prostatique dont nous indiquerons plus loin la signification, et latéralement, un peu en arrière, c’est-à-dire vers l’extrémité du verumontanum opposée à la vessie deux pertuis circulaires, les orifices des conduits éjaculateurs.
La portion membraneuse de l'urèthre fait suite à la portion prostatique et joint celle-ci à la portion spongieuse. Elle présente dans sa tunique musculaire des glandes muqueuses en grand nombre.
Quant à la partie spongieuse de l’urèthre, elle constitue l’organe [)lus spécialement désigné sous le nom de pénis ou verge ; nous l’étudierons plus loin, comme organe génital externe, car si chez certains Rongeurs cet organe rentre, à l’état de repos, plus ou moins entièrement dans la cavité abdominale, toujours à l’état d’érection il fait saillie au dehors.
Organes femelles. — Les organes femelles internes sont les ovaires, les trompes ou oviductes, l’utérus et le vagin.
Ovaires. — Les ovaires (fig. 6, o) sont les glandes qui produisent les œufs; ils sont placés dans l’excavation du bassin, de part et d’autre de l’utérus, et dans l’épaisseur des ligaments larges.
Oviductes. — Les oviductes ou trompes [t) sont des conduits qui s’étendent horizontalement dos parties latérales du bassin
MAMMIFERES
aux angles supérieurs de l’utérus dans lequel ils débouchent. Ils occupent ainsi le bord libre des ligaments larges. Leur extrémité externe, flottante, se dilate en un entonnoir ou pavillon dont la muqueuse est relevée de nombreux replis. Les bords du pavillon sont déchiquetés en languettes appelées franges. Ces entonnoirs, qui avoisinent l’ovaire, sont destinés à recueillir les ovules qui, par l’intermédiaire des oviductes, passent dans l’utérus.
Utérus. — h'ute'rus{üg. 6, ?/), organe impair, chez les Primates, est plus ou moins profondément bifide chez la plupart des autres Mammifères, les angles supérieurs s’isolant sur une longueur plus ou moins grande pour constituer les cornes utérines ; parfois même (quelques Rongeurs tels que le Laj)in et le Lièvre)
l'utérus est double dans
toute sa longueur et s’ouvre dans le vagin par deux orifices.
C’est à la paroi de l’utérus que l'œuf se fixe et qu’il se met en relation avec le sang de la mère pour se nourrir et s’accroître.
Fig. 6. — Organes génitaux de la femme.
ligament large droit; — l, ligament de l’ovaire o; — m, orificede l’utérus dans le vagin r; — p. pavillon ; — r, ligament rond ; — t, trompe de Fallope; — u, utérus.
L’utérus, situé dans le bassin, entre la vessie et le rectum, est maintenu, lâchement, dans sa position au moyen de ligaments dont les principaux sont les ligaments larges et les ligaments ronds (fig. 6, Igelr).
Les ligaments larges qui l’attachent aux parois de l’excavation pelvienne sont constitués par un repli du péritoine qui enveloppe l’utérus et se prolonge de chaque côté en deux
DÉVELOPPEMENT DES ORGANES GÉNITAUX INTERNES 3g
larges ailes formant ensemble une sorte de cloison divisant le bassin en deux régions, l’une ventrale, où est logée la vessie, l’autre dorsale, où se trouve le rectum. Dans l’épaisseur des ligaments larges, en outre de nombreux vaisseaux, on trouve, au voisinage du pavillon de la trompe, un groupe de i5 à 17 canaux flexueux aboutissant à un conduit ordinairement fermé. Cet ensemble de canaux est le corps de Rosenmiïller.
Les ligaments ronds sont des sortes de cordons qui s’étendent des parties antérieures et latérales de l’utérus à l’entrée du canal inguinal.
L’utérus se termine postérieurement par une portion cylindrique appelée col, dont l’extrémité terminale fait saillie dans le vagin oii elle s’ouvre et porte le nom de museau de tanche (fig. 6, m).
Vagin. — Le vagin est la partie terminale du conduit génital femelle. De chaque cùtépl présente, dans l’épaisseur de sa paroi, une masse érectile (bulbes du vagin) qui est l’homologue du corps spongieux de l'iirèthre de l’homme. Le vagin, qui est simple chez la plus grande partie des Mammifères (monodelphiens), est double chez beaucoup de Marsupiaux (didelphiens).