VU'EHE
(le Vipère. La Vipère sèche entre clans la thériacjue ». La formnle de la thériacjne du Codex actuel ne mentionne plus la Vipère. Toutefois, il était intéressant de donner place ici à une brève description de ce genre, ne serait-ce cju’en raison des travaux considérables cpii ont été faits, tant par Kaufmann (i) ([lie par Pbysalix(2), sur le venin de la ^dpère. Ce dernier physiologiste, en particulier, a montré (jue le venin de \b’père comprend, à ci'ité des toxines (jui le rendent si dangereux, une antitoxine cju’il est possible de séparer par filtration à travers une bougie poreuse. Ces faits sur lesquels nous ne pouvons insister, intéressent à un haut point les pharmaciens; ils se rattachent à l’bistoire des sérums et les pharmaciens doivent jirévoir que dans un temps qui n’est pas éloigné, la sérothérapie (.V) prendra une place considérable. Dans leurs officines ils devront préparer ou conserver de nombreux sérums, et n’auront plus à servir des anciens médicaments que ceux dont l’ellicacité est notoirement reconnue.
(1) Kuurmnnn. Du venin de la Vipère, Mémoires de T Acad, de médecine, l. XXXVI, iSS<).
(2) Physalix. R. hebd. de la Soe . de biologie, 1897.
('{) Calmetle, poursuit avec succès, depuis plusieurs années, l'étude d'un sérum antivenimeux. Ce sérum, dont le pouvoir à la fois curateur et préventif, est aujourd’hui démontré, est efficace contre les venins d’orig^ines très dilTérentes. Une dose de lo centimètres cubes de sérum suffit dans la plupart des cas. (Voir notre paragraphe Sérums thérai>eittique.s, p. 3i.)
ICHTHYOPSIDES
Sous ce nom se g-i’oupeut les Batraciens et les Poissons. Des liens nombreux rattachent en eli’et ces deux classes; clic/ les Batraciens, apparaît (à Fétat larvaire) la respiration branchiale qui devient le mode délinitil' et général de respiration chez les Poissons. Par les Dipnéens, d’autre part, tant au point de vue de l’encéphale que des caractères de la circulation et de la respiration (deux oreillettes distinctes et des sacs ou vessies natatoires l'onctionnant comme poumons), les Poissons sont intimement reliés aux Batraciens.
Nous n’avons à nous occuper ici que des Poissons qui loiirnisscnt quelques produits à la matière médicale.