Stenoria apicalis
a, antenne. — d, mâchoire. — m, mandibule. — n, lèvre inférieure. — l, labre. O, deux des quatre ongles terminant le tarse; l’externe est pectiné.
dans le groupe Meloe, insectes dépourvus d’ailes et dont les élytres elles-mêmes sont très courtes, le prothorax seul a un développement normal; les 2 autres zoonites sont, au moins quant à leur arceau tergal, excessivement réduits.
Les appendices thoraciques, élytres, ailes et pattes méritent de nous arrêter un instant ;
Les élytres dont j’ai déjà indiqué la structure (p. 253) sont tantôt complètes, tantôt incomplètes. Dans le premier cas, elles recouvrent entièrement l’abdomen, saul'le dernier anneau qui le plus souvent chez l’insecte vivant fait saillie au delà du fourreau des élytres. Lorsqu’elles sont incomplètes, elles j peuvent l’être par défaut de largeur, ce qui est le cas des ! Sitaris, chez lesquels la partie postérieure de l’élytre est une ' sorte de baguette plate plus ou moins contournée en S et I appliquée sur l’abdomen ; elles peuvent encoi’e être incom-
INSECTES
plètes par défaut de longueur comme c’est le cas chez les Meloe dont les élytres ne recouvrent souvent qu’une faible partie de la portion antérieure de l’abdomen (pl. V, voir entre les pages -îSS et 289). En outre, chez ce genre, les élytres se croisent à leur bord interne, tandis que chez les autres Vésicants les bords des élytres s’affrontent exactement.
Les ailes manquent chez les Meloe; elles existent chez tous les autres Vésicants.
Les pattes sont ordinairement grêles et allongées. Les articulations sternales des 2 paires antérieures sont très rapprochées les unes des autres tandis, au contraire, que celles de la paire postérieure sont reportées très loin en arrière ; les Meloe toutefois font exception, leurs pattes antérieures étant plus écartées des intermédiaires que celles-ci des postérieures.
Nous savons que les Vésicants sont des hétéromères ; ils possèdent en effet 5 articles aux tarses des 2 paires antérieures et 4 articles seulement à ceux de la paire postérieure.
Presque toujours la face plantaire des segments des tarses est couverte de poils constituant une sorte de brosse serrée. Parmi ces poils, il en est un grand nombre qui revêtent les caractères de poils tactiles. Mais ce qui caractérise les pattes des Vésicants, c'est que chacune est terminée par 4 ongles : 2 externes robustes et volumineux, 2 internes ordinairement plus grêles ; ces derniers (|ui ne manquent jamais sont cependant assez réduits chez (pielques espèces pour ne plus former qu’une sorte de talon à la base de chaque ongle externe [Cysteodemus vittatus, Tegrodera erosa). Les ongles ont leur bord inférieur lisse et parfois pectiné (voir fig. ^9) ou ondulé. Enfin entre les quatre ongles, au milieu de leur base, on observe un petit article très atrophié, connu sous le nom de plantida.
Fig. 80. — Ongles de Tegrodera erosa.
VESiCAyrs
C’est une sorte de petit sac chitineux ovoïde ou sphérique dont la face ventrale se prolonge en une tige claviforine glabre ou hérissée de gros poils plus ou moins nombreux; ces poils sont particulièrement développés chez les Mylahres ; chez Meloe et Nemognallia, au contraire, la plantula est nue; chez les autres Vésicants on trouve tous les intermédiaires entre ces deux extrêmes.
h'abdomen est composé de 9 segments dont le premier et le dernier sont incomplets, si bien qu’on n’a souvent décrit que 7 segments.
Appareil digestif. — Nous étudierons successivement les pièces buccales et le tube digestif.
I. Pièces buccales. — Ce sont celles des Coléoptères masticateurs : labre, mandibules, mâchoires et palpes maxillaires, lèvre inférieure et palpes labiaux (fig. 81 et 82).
Fig. 81. — Ililetica ru fa.
/»,onglp. — rl, iiiàclioire comprenant toutes les j)ièccs distinctes .
Fig. 82. — Cysteodemusannatus. Mandibule m. avec interniaxillaire vésiculeux; d, pièce de la mâchoire formée par soud lire do lin terni axillaire et du galea. Los autres pièces sont libres comme dans la ligure 8i.
Le labre varie de loriue, son bord étant droit, convexe ou excavé en son milieu, selon les genres.
Les mandibules sont robustes avec un interniaxillaire velu, membraneux ou vésiculaire au bord interne. Chez les Mylabres,
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