VÉSICANTS
a la zone chitiiieuse pi-ofomle de la lame in(erieui-e. Ces expansions all'ectent l’appai-enee de sortes de colonnettes grêles colorées comme la cuticule et je les ai designées sous le nom (\a piliers d'écarlement pour rappeler qu'elles maintiennent un certain écart entre les deux lames de l’élytre. Quand on examine celle-ci en surlace avec le microscope, on aperçoit au milieu des pores, des poils, ou des ornements de la cuticule, les hases des piliers. Celles-ci sont fortement colorées et affectent des apparences diverses selon les espèces; chez Meloe, par exemple, elles se montrent comme de larges taches noires étoilées (tig. y8) ; chez Cantharis vesicaloda, elles sont circulaires et noires, très apparentes au milieu du carrelage polygonal formé par les lamelles en lesquelles se subdivise la cuticule.
Or si on compare la structure des élytres des Vésicants avec celle des élytres d un Insecte à téguments durs, comme un Géotrupe, par exemple, on constate que chez ce dernier les pdiers decartement sont excessivement épais par rapport à ce ([U ils sont chez les \èsicants. L’espace libre entre les lames de 1 élytre est presque complètement rempli par ces énormes piliers, si bien qu’on s’explique facilement que de tels téguments aient une dureté et une solidité très supérieures a celles des téguments des Vésicants chez lesquels les piliers d écartement sont minces et graciles et laissent entre eux de larges espaces vides.
Ces caractères de structure pourront être utilisés avec fruit pour reconnaître dans la poudre de Cantharides les adultérations voulues ou accidentelles au moyen d’autres Insectes à téguments d un vert doré (voir plus loin). Un examen microscopique des parcelles suspectes ne laissera aucun doute.
La couleur des téguments chez les Vésicants est due soit à des phénomènes d’interférence comme c’est le cas de toutes les couleurs métalliques (bleu d’acier de certains Méloés, vert doré de la Cantharide, etc.), soit à des pigments.
INSECTES
Ces pigments sont d’ailleurs peu variés, ce sont des pigments noirs , parfois violacés, et des pigments rouges ou jaunes. Le pigment noir forme, chez la Cantharide, le fond sur lequel se produisent les phénomènes de fluorescence et de dispersion qui aboutissent à la coloration vert doré ou cuivreux, et il n’y a aucune trace de pigment vert chez cette espèce. Le noir et le rouge, ou le jaune se distribuent d’autre part de mille façons diverses pour produire toutes les espèces du genre IMylabre.
Ajoutons que certaines colorations sont dues à l’existence de poils cpii revêtent toute la surface cuticulaire, et produisent des teintes cendrées, ferrugineuses, dorées ou argentées, suivant que ces poils sont incolores, colorés par des pigments ou remplis d’air et striés, donnant lieu dans ce dernier cas à des phénomènes d’iridiscence [Coryna argenlata^ C. pavonina^ etc.).
Système squelettique. — Le système squelettique comprend la tête, le thorax (pro- méso- et métathorax distincts), l’abdomen, et les appendices de ces diverses parties.
La tête., comme je l’ai dit, est fortement inclinée en bas et l’Insecte vu de dos n’en montre que la région postérieure ou occiput. Celui-ci est tantôt linéaire {^Cantharis vesicatorin), c’est alors la hase d’un triangle à angles saillants que forme la tête entière ; tantôt il est orbiculaire et alors souvent fort épais [Meloe, Mylahris, et surtout Macrobasis).
Les appendices de la tête sont les antennes et les pièces buccales ; je ne parlerai ici que des antennes. Elles sont ordinairement composées de 1 1 articles ; il peut y en avoir moins, mais jamais davantage. La forme de ces articles est variable avec les espèces et avec les sexes. Les antennes, en effet, participent pour une large part à former les caractères sexuels extérieurs de ces Insectes. Le plus souvent, les mâles se distinguent par des antennes plus longues et surtout a articles beaucoup plus forts.
VÉSICA^TS
Le thorax^ suivant en cela la règle générale chez les Coléoptères, présente une assez grande inégalité de développement dans ses diverses parties. Le prothorax et le métathorax l’emportent de beaucoup sur le mésothorax. Par exception,