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II. Hanches intermédiaires rapprochées des antérieures

A. Galea des mâchoires de forme normale.

a. Elytres entières.

Cerocoma.

fl£. Antennes renflées en massue. I Mylabrides . Mylabris.

' Coryna .

ME lof:

Ca NTIIARIDES.

p. Antennes droites, non ren-) fiées en massue. ... i t

i ivYTTIDF.S . .

h. Elytres rétrécies eu arrière. I Sitarides .

B. Galea des mâchoires prolongé^' ^

eu long filament ( Nemogmatiudes ^

Cantharis , Tetraonyx ! Spastica.

Macrohasis , Eletica , l OEnas, Lydus, Epi-

•' cauta, Pyrota, Zoni-

I tis, Apalus, lierions,

etc.

' Sitaris.

[ Stenoria.

’ Sitavida.

f Ctenopus.

\ Onyctenus.

Nemognatha.

Gnathium.

Rkp.vrtitiox gi-ogr.vphique. — Certains genres ont une extension géograpliiqtie telle t(ii'on en trouve des espèces dans toutes les régions. Tels sont le genre Cantharis et le genre Meloe qui sont représentés à des degrés divers en Europe, en Asie, en Afriqtte et en Amérique. Par contre, d'autres genres sont confinés dans des régions spéciales ; ainsi les Sitaris sont exclusivement européens et les Tétraonyx ne se trouvent tpi’en Amérique.

1) autres genres très répandus dans tontes les parties du monde mampient cependant dans l’une d’elles. Ainsi les Mylahres qui sont très largement représentés en Europe, en Asie et en ^Afrique, font absolument défaut en Amérique oii 1 on n en trouve aucun re|)résentant. Il en est de môme des autres représentants du groupe des Alylabrides (Coryna et terocoina). Par contre, l’Amérique nous donne quantité de genres {Pseudomeloe , Henous, Pyrota, Macrohasis), qui n’ont pas de rejirésentants en Europe.

Nous allons donner les caractères de quelques-uns des genres les plus imjiortants.

Meloe [Meloe, L.).

C.\RACTÉRES EXTÉRIEURS. — Le genre Meloe a un labre excavé au milieu, des mandilniles robustes cachées sous le labre.

INSECTES

Les antennes à arlicles généralement globuleux du quatrième au dernier sont souvent coudées chez les mâles par suite de l’irrégularité d’un certain nombre des articles intermédiaires. Elles sont toujours droites et beaucoup plus grêles chez les femelles. Les hanches des pattes intermédiaires sont plus rapprochées des postérieures que des antérieures. Il n’y a

Femelle. Mâle.

Fig. 91. — Meloc pvüscarahwus.

pas d’ailes membraneuses et les élytres, molles, imbriquées à la suture, sont plus courtes que l’abdomen et parfois même n’en recouvrent qu’une très faible partie. Cet abdomen chez les femelles pleines atteint un A olume considérable (lig. 91). Leurs téguments revêtent des teintes sombres, mais très fréquemment relevées d’éclats métalliques.

Mœurs. — Les Méloés se nourrissent d’herbes et de pétales de Heurs (anémones, renoncules, etc.). Ils sont incapables de voler, mais ils progressent assez vite sur le sol tout en traînant leur gros abdomen. Si on saisit un Méloé, il fait le mort et laisse exsuder de ses articulations, spécialement des articulations tibio-tarsiennes, un liquide jaune brûlant qui rcmferme de la cantharidine (peut-être est-ce du sang ?).

Dkveloppemext. — Le développement des Méloés a été pai’liculièrement bien étudié par Newport (i) et par Fabre (2). (ihez

(i) Newport. Trans. of the Linn. Soc. of London, t. XX.

(•2) H. F"abre. Mémoire sur l’hypermétamorphoso et les mœur.s des Meloïdes.iti Ann. des Sc. Nat., 4» série, t, VII, iSâ;. et t. A'Ill, 18 )8.

ME loi:

Meloe cicatricosus, par exemple, les œufs sont cylindriques, arrondis à leurs deux extrémités. Leur longueur varie de i à I millimètre et demi; leur couleur est jaune pâle et ils sont pondus par paquets de plusieurs milliers, agglutinés légèrement entre eux ; leur éclosion demande en moyenne de 4 i* 5 semaines ; la larve qui en sort est la première larve de Vésicant qu'on ait observée. Elle reçut de Dufour le nom de Triongiilin, rappelant un de ses caractères distinctifs, c’est-à-dire l’existence de trois ongles à chaque patte (fig. 92).

Première /«/ve (triongulin). — Le Triongnlin est une larve hexapode, ayant l’aj)- |)arence d’une sorte de pou long de 2 millimètres, de couleur jaune pâle au sortir de l’œuf, puis devenantd’un blanc grisâtre.

Le corps est composé de i4 segments, y compris la tète. Les mandibules fortes, aiguës à la pointe, sont courbées à angle droit de manière à preiulre une direction frontale. Les antennes formées de trois articles sont terminées par une longue soie. Les pattes sont longues et grêles, l’abdomen pourvu de soies. Ces larves sont très agiles et les premiers observateurs les rencontrèrent accrochées aux poils de certains Hyménoptères (Andrènes,

Antophores, Osmies, etc.). En effet, dès que les larves de Méloé sortent de l’œuf, elles s’empressent de grimper sur les fleurs, particulièrement sur les capitules des Composées {Anthémis arvensis, Senecio, etc.). Là elles attendent le passage des Hyménoptères qui viennent se poser sur ces fleurs. Beaucoup, d’ailleurs, s’attachent aux Insectes velus quelconques qui viennent à leur portée. Quoi qu’il en soit, lorsque le

Fi>^. 92. — Triongulin di- Meloc, très grossi.

INSECTES

Triongulin est parvenu à s’attacher à un hyménoptère convenable, il se fait transporter dans le nid de son hôte. Voici comment Fabre déerit la découverte qu’il fit de ce fait important : en fouillant dans les nids de VAntophora pilipes, cet éminent zoolog-iste trouvadeux cellules qui attirèrent spécialement son attention : « Dans l’une, sur le miel noir et liquide flotte une pellic'ule ridée et sur cette pellicule se tient immobile un pou jaune. La pellicule, c’est l’enveloppe vide de l’œuf de l’Antopbore ; le pou, c’est une larve de Méloé. L’histoire de cette larve se complète maintenant d’elle-même. Le jeune iNléloé abandonne le duvet de l’abeille au moment de la ponte, et puisque le contact du miel lui serait fatal, il doit, pour s’en préserver, adopter la tactique suivie parle Sitaris, c’est-à-dire se laisser couler à la surface du miel avec l’œuf en voie d’être pondu. Là, son premier travail est de dévorer l’œuf qui lui sert de radeau, comme l’atteste l’enveloppe vide sur laquelle il est encore et c'est après ce repas, le seul qu’il prenne tant qu’il conserve sa forme actuelle, c’est après ce repas qu’il doit commencer sa longue série de transformations et se nourrir du miel amassé par l’Antophore ».

Dans la seconde cellule d’Antopbore, en effet, Fabre trouva nageant sur le miel une petite larve blanche de 4 millimètres de longueur environ. C’était la deuxième larve.

Deuxième larve (larve carabidoïde) (fig. 93). — Cette deuxième larve « aveugle, molle, d’un blarur jaunâtre, couverte d’un duvet fin, est recourbée en hameçon comme celle des Lamellicornes avec lesquelles elle a une certaine ressemblance dans sa configuration générale. Les segments, y compris la tête, sont au nombre de treize : tête cornée, légèrement brune... ; pattes courtes, mais assez fortes, pouvant servir à l’animal pour ramper ou forer, terminées par un ongle robuste et noir. La

Fig. 93. — Meloe cicatrico- ■s«s, deuxième larve à l’étal ultime.

longueur de la larve dans tout son développement est de 20 millimètres ». On voit quel volume considérable atteint cette seconde larve par rapport au iTriongulin (pii mesurait à peine 2 millimètres de long; il convient de dire que pour atteindre une pareille taille le parasit(', ne trouve. pas toujours sufïisante pâture dans la cellule oii il se trouve et qu’il peut passer de celle-ci dans une autre pour satisfaire sa voracité. Quelques-uns, toutefois, se contentent d'une nourriture insuffisante; ils n’atteignent pas alors le volume maximum (pie nous venons d’indiquer et dès lors l’insecte parfait est plus petit. C’est évidemment là l’une des causes des différences de taille qu’on observe chez les individus d'une même espèce.

Pseudo- chrysalide. — A partir de la fin du stade de deuxième larve, en effet, la larve ne prend plus aucune nourriture. Une mue (probablement précédée de mues d’accroissement) se produit. La cuticule de l’Insecte se déchire de la tète jusque vers le milieu de la région dorsale et la troisième forme ou pseudo-chrysalide.^ apparaît. !NIais la mue ne se détachant pas complètement, la pseudo-chryscdide reste à demi enveloppée dans la mue de la deu.x,ième larve. Fabre donne la description suivante de cette pseudo-chrysalide. (( C'est un corps inerte, de consistance cornée, de couleur ambrée et divisée en treize segments y compris la tète. Sa longueur mesure 20 millimètres. Elle est un peu courbée en arc, fort convexe à la face dorsale, presque plane à la face ventrale et bordée d’un bourrelet saillant qui marcpie la séparation des deux faces. La tète n’est rpi’une espèce de masque oit sont sculptés vaguement quelques reliefs immobiles, correspondant aux pièces futures de la tète. Sur les segments thoraci- ([ues se montrent trois paires de tubercules, correspondant aux pattes de la larve précédente et du futur animal ». Très généralement le Méloé passe l’hiver sous cette forme et quand on ouvre des cellules d’Antophores, prises aux endroits con-

ISSECTES

veriables à celte période de ranricc, on trouve fréquemment des cellules occupées par une pseudo-chrysalide. Ce fait est intéressant à noter, car il démontre que chez certains Méloés (fig. g4 ; Meloe cicatricosus parasite des Antophova pilipes A.retnsa ei A. parielina), toutes les phases de rhypermétamorphose se passent dans l'intérieur de la cellule de l’iiôte. Cepen-

Fig. 94. — Bloc (le terre creusé de cellules d’Aulophores, presque toutes occupées par Meloe cicatricosus à divers états de développement. — A gauche, Meloe cicatricosus adulte extrait d’une de ces cellules. — yi droite, mue de la seconde larve enveloppant la pseudo-chrysalide.

D'après une photographie de pièces rapportées par l'auteur, des environs do Carpentras.,

dant ce fait n’est pas général. Nous avons trotivé, en effet, des psetido-chrysalides de Meloe aulnmnalis dans des cellules creusées en plein sahle; ces cellules avaient évidemment été aménagées jtar la deuxième larve qui, arrivée à son état ultime, était sortie de la cellule de son hôte pour s’installer plus ou moins loin d’elle, comme ont coutume de faire les larves de la

Cantharide (voir plus loin). Quoi (ju’il cri soit, la pseudo-chrysalide, au retour de la belle saison entre en mue.

Troisième larve et nymphe. — Son tégument se fend sur toute la ligne ventrale et sur le dos de la tête et du thorax, et l’on voit apparaître la nymphe qui reste à demi engagée dans cette enveloppe cornée. Or, Fabre, en examinant la nymphe de près, vit qu’elle avait abandonné au fond de l’enveloppe pseudo-chrysalidairc une fine dépouille qui, mise dans l’eau, reproduisait exactement la forme de la deuxième larve. Avant de donner la nymphe, la pseudo-chrysalide avait donc, à l’intérieur de son enveloppe, revêtu une forme dite troisième larve, identique à celle de la deuxième larve. C’est, en effet, une phase qui ne fait défaut chez aucun Vésicant, mais qui apparaît beaucoup plus nettement chez la Cantharide, par exemple, parce (ju’au lieu de rester emboîtées les unes dans les autres, les diverses formes qui représentent les stades successifs de l’hypermétamorphose, se libèrent complètement de l’enveloppe de la forme qui précède immédiatement chacune d’elles.

Imago. — Peu de jours après l’apparition de la nymphe, celle-ci se transforme en Insecte parfait.

Les faits, que nous venons de narrer d’après les recherches de Newport et de Fabre Meloe cicalricosus., sont applicables dans leurs traits essentiels à tous les Méloés. Nous avons observé le développement de M. cyaneus et de M. autumnalis dans les cellules d’Hyménoptères du genre Osmie. M. proscarabocits est à l’état larvaire, d’après Smith, parasite d’un Colletés. Enfin M. jnajalis, suivant Gorriz de Carinema, se développerait dans les cellules à'Antophora personala.

En un mot, les larves des INIeloc sont parasites des cellules d’Hyménoptères mellifiques ; elles se nourrissent des œufs et du miel renfermés dans ces cellules.il ne faut pas oublier, en effet, que la nourriture du triongulin est exclusivement composée de l’œuf de l’Hyménoptère et que le miel est réservé à la

jysL'C'rEs

deuxième larve. Ainsi s’expliquent les échecs subis par tous les expérimentateurs cpii avaient essayé d’élever le triongulin en le nourrissant de miel.

Espèces principales. — Le genre Meloe est assez riche en espèces. On en compte une cinquantaine pour l’Europe et l’Asie, une vingtaine en Amérique et à peu près autant en Afriq ne et en Australie.

En France, M. proscarabœus (pi. V, fig. 5), d’un bleu d’acier à élytres à peu près lisses, est très répandu dans les régions du Centre et du Nord. 11 se rencontre avec M. cyaneus et M. aulumnalis qui en sont assez voisins.

M. cicalricosus à élytres chagrinées vit dans le !Midi et est moins abondant dans le Centre.

M. majalis (pl. V, (ig. i j, le plus grand de tous, noir mat, avec les anneaux de l’abdomen lisérés de jaune, est également propre au Midi et très abondant en Espagne.

Le Meloc variegatus^ rugueux avec des reflets cuivreux et violacés, se trouve dans toute l’Europe, etc.

Usages. — Nous renvoyons plus loin pour l’examen du parti que l’on peut tirer du pouvoir épispastique des espèces de ce genre.

Cantharide (6V/«//<«/7’.çL.) (Pl. IV, voir entre les pages 288 et 289).

Caractères extérieurs. — Les caractères du ganve Canlharis se conlondent souvent avec ceux de certains genres du groiqie des Lyttides [Pyrota et autres) . Toutefois le port et l’aspect extérieur général sont tels qu’avec un peu d’habitude on ne les confond point. Ce qui frappe le plus chez Cant/iaris, c’est d’une part le vertex, qui est droit, peu épais, avec un sillon longitudinal médian limité par deux bourrelets. Le corselet, d’autre part, est hexagonal. Les ailes membraneuses sont de couleur brunâtre ; les élytres, plus larges que le corselet, sont longues et recouvrent totalement l’abdomen.

CANTUAHIDE

Les antennes, longues, sont filifonnes, à articles relativement courts, s’atténuant peu cà la pointe. Parmi les pièces buccales les mandibules épaisses, sont à prostécha membraneuse et non vésiculeuse (fig. pS) ; les mâchoires olTrent un galea très courbé, en bec de corbin, tantôt libre, tantôt uni intimement à la grande pièce que forment en se soudant le sous-galea, l’intermaxillaire et le lobe ijiterne.

Enfin, les pattes sont longues, armées de deux éperons aux jambes. Les caractères sexuels Cantharis vc-

, , ... , , sicatoria.

S observent principalement dans les antennes

qui sont généralement plus grêles et plus longues chez les

lenielles.

Mœurs. — La Cantharide officinale, dont les mœurs nous sont particulièrement bien connues, se montre comme licaiicoup d’autres Vésicants d’ailleurs, en essaims parfois considérables qui dépouillent de leurs feuilles, en peu de temps, les arbres et les arbustes sur lesquels ils se posent. Ces insectes volent bien et ils courent également avec agilité, soit sur les rameaux des arbres, soit sur le sol. Ils paraissent all’eclionncr particulièrement les feuilles de certaines Jasminées, telles que frênes, lilas et troènes. Une autre espèce, C. Segetum, qui vit en Algérie, se nourrit des feuilles des Malva, Malope et Lavatera (Béguin). La présence des Cantharides se trahit par l’odeur très spéciale (odeur de souris) qu’elles répandent dans les localités où elles sont nombreuses.

Développement. — Nous l’étudierons chez Cantharis vesicatoria. C’est à Lichtenstein (i), de Montpellier, que revient l’honneur d’avoir le premier obtenu, in vitro ^ les diverses

(i) Lichtenstein. Sur le développement de la Cantharide. Ann. Soc. Eniom. de France, 1879, p. 144, et Bulletin, p. ixv, LXV, LX.vii et Lxxvi, et Comptes rendus de i Acad, des Sc . , t. LXXXVllI, 1879.

INSECTES

phases de rhypennélainorphose de la Cantharide. Il était parvenu à ee résultat en nourrissant les larves avee du miel de C'evalina chalcites sur lequel se trouvait l’œuf ou la larve de l’hyménoptère.

Il me fut donné ultérieurement de découvrir le mode de développement naturel de la Cantharide dont je trouvai les pseudoclu’ysalides eu grand nombre dans des talus de sable habités presque exclusivement par un petit Hyménoptère du groupe des Osmies, le Colletés signala.

La Cantharide passe par les mêmes stades que les Méloés, mais on observe au cours du développement quelques particularités que nous allons noter. Les œufs sont pondus en mai-juin dans des trous que la femelle creuse dans le sol et recouvre de terre.

Triongulin. — Le triongulin éclôt au bout d’un mois environ. D’abord d’un jaune pâle, il devient bientôt noir, sauf les deux derniers segments thoraciques et le premier de l’abdomen.

Le corps comportant treize anneaux, y compris la tète, est allongé, presque cylindrique, moins ramassé que celui des Méloés. Les pattes également sont plus longues et plus grêles; les mandibules enfin ont leur bord interne denté en scie. Longue de i mm. 1/2 à 2 millimètres, cette petite larve est extraordinairement active ; au sortir des œufs en juillet, le jeune triongulin, loin de se diriger vers les Heurs comme celui du M éloé, fuit la lumière et s’enfonce dans la terre, allant luimême à la recherche des cellules d’Hyménoptères. Quand il est parvenu à son but, avec ses mandibules il scie la paroi de la cellule où il veut pénétrer et c’est chose facile, car les cellules des Colletés sont très délicates. Après avoir pénétré dans la cellule, il se nourrit directement du miel; mes observations

Fig. 96. — Cantharide,gaine ovigère avec un œuf bientôt niùr.

CAy TU ARIDE

m’ont démontré, en cft'et, que, contrairement à ce qui a lieu pour les Méloés, le triongulin de la Cantharide n’a pas besoin comme première nourriture de la substance de l’œuf d’Hyméiiop-

97- — Triongulin de Canlharis vesicatoria très grossi. Les gros traits noirs figurent la disposition des trachées.

Fig. 98. — Deuxième larve de Cantharis vesicatoria au troisième jour de son développement.

1ère. Je l’ai observé penché sur le bord du miel semiliquide, buvant à longs traits et avec une voracité telle qu’en l’espace de cinq à dix jours il mue et donne issue à la deuxième larve.

IXSECTES

J Deuxième larve. — Celle-ci surnage parlaitenient à la surface (lu miel, mais elle a bientôt absorbé le contenu de la cellule e. il y a tout lieu de penser cpi’elle passe dans la cellule voisine. Ce passage paraît s effectuer quelque peu après la première mue d’accroissement. A ce moment, en effet, la larve acquiert des mandibules beaucoup plus puissantes et qui lui permettent de s’ouvrir un passage ; ce n’est point là, d’ailleurs, un travail difficile, car les cellules de Colletés signala sont toujours disposées en chapelets et il n’y a qu’une cloison' peu épaisse à percer pour passer de l’une dans l’autre. Au bout d’une quinzaine de jours la deuxième larve a atteint son état ultime et mesure environ i8 à 20 millimètres (fig. 99).

Alors, au lieu de rester dans la cellule oii elle se trouve comme le faisait la deuxième larve de Meloe cicalricosus , la deuxième larve de la Cantharide sort de la cellule de son hôte, s’enfonce dans la terre et s’y fobrique une petite logette où elle se tient immobile.

Pseudo-chrysalide. — Au bout de neuf à dix jours, elle mue et donne issue à la pseudo-chrysalide. Mais tandis que la pseudo-

^‘*K-99- — Caniharis vesieatoria. — A, deuxieme larve à son élal ullimc. — B, pseudo-ctirysalidc portant près de son extrémité postérieure la mue frippée de la deuxième larve. — C, nymphe.

Toutes ces figures sont un peu plus petites que la grandeur naturelle.

chrysalide de Meloe restait à demi enveloppée dans la mue de* la deuxième larve, celle de la Cantharide s’en dépouille complètement ; on retrouve cette mue, fripée, formant un petit amas à

AUIU'GAUI).

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