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MONUMENTS AU SOUTII-KENSINGTON

mations qu'il a pu trouver, estime qu'en raison du caractère sommaire de l'exécution, la Vierge en prière devait être placée à grande distance et que, peut-être, elle a pu faire partie d'un ensemble : L'Annonciation. Quoi qu'il en soit, on peut saluer ici Matteo comme l'auteur. Le musée du Trocadéro de Paris offre un moulage de cette statue.

N° 7601. — Il faut voir une réduction du saint Jean-Baptiste du tombeau de Régulus dans la figure du Saint Jean qui est classée au South-Kensington sous ce numéro avec la note suivante :

« Statuette, in marble; second half of the 15 century. Height I foot 7 inches. « Gigli Campana collection ». St-John the Baptist standing, holding a label-scroll in his right hand. »

La statuette n'est qu'attribuée ; nous avons reproduit plus haut l'original ; elle n'en diffère en aucune façon, et la provenance de la collection Campana, qui semble avoir eu pour objectif de recueillir tout ce qui existait à Lucques d'œuvres de Matteo disponibles, est encore une garantie (1).

(i) Nous ne faisons qu'enregistrer ici, sans Vadinellr: comme ori^'inal, une pièce qui figure sous le numéro 418.69. Un labernach en marbre dont nous connaissons l'origine et qui n'est qu'une œuvre d'école. Il s'est passé, au sujet de cette acquisition, une particularité assez curieuse. Un artiste paysagiste, Thomas Smith, avait acheté le marbre dans la campagne de Lucques. Les deux anges qui, de chaque côté, relèvent les courtines sur la porte du tabernacle, ne lui paraissant pas dignes de Matteo, dont, d'ailleurs, le monument portait l'empreinte au moins comme école; et les mains de ces anges étant d'un dessin qui dénonçait l'infériorité de l'œuvre; le propriétaire les lit couper sans que l'ensemble en lût trop altéré. Le monument, des mains de Thomas Smith, passa en celles de M. W. C. Spence qui l'a laissé au Kcnsington-Museum. Il ne ligure pas au catalogue Robinson.

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