MAURICE AU COMTE DE COSSELL, SON FRÈRE
Lettre du marquis de Breteuil. — Critique de la conduite de Bruhl. — Eloge du roi. — Maurice promet de couvrir la Saxe par une fameuse sortie,
MoNSiEUB, ^ ^^«™^ *^ 12 mars 1742.
J'ai rhonneur d'envoyer à Votre Excellence la copie de la lettre que j'ai reçue hier de M. de Breteuil, ministre de la guerre, par laquelle Votre Excellence verra que
454 Maurice pbdit pas LUi-KiMB.
la cour de France ne désapprouve pas la conduite que j'ai tenue, et, par conséquent, désapprouve celle qui y a été opposée.
Toutes les lettres que je reçois de la cour de France ne font que chanter les éloges et la probité du Roi. Si j'avais été assez heureux de ramener les Saxons de Moravie, je crois que vous en auriez retiré tous les avantages que vous auriez voulus ; car l'inclination aurait porté la cour de France à tout ce que vous auriez désiré d'elle, et le roi de Prusse y aurait songé à deux fois avant d'oser entreprendre la moindre chose.
Mais à chose faite, il n'y a pas de remède.
Je vous prie de faire lire cette copie à M. le comte Des Alleurs, s'il n'est pas encore convaincu des intentions de sa cour ; s'il l'est, cela sera inutile.
Je pars dans ce moment pour Pilsen. S'il est vrai que les ennemis poussent un corps tout le long de la Bohème vers Egra et les frontières de Saxe, je ferai une furieuse sortie sur eux pour les en distraire. Je me flatte que Votre Excellence sera persuadée que mes sentiments m'y inviteront. Pendant que je romprai ainsi des lances pour vous, ferez-vous quelque chose pour moi ?
J'ai l'honneur d'être, Monsieur, de Votre Excellence le très-humble et très- obéissant serviteur
Maubice de Saxe.
Annexe.
LE HARQmS DE BBETEUni AU COMTE DE SAXE.
(EXTRAIT
Versailles, le 2 mars 1742.
.... ,, Le Roi a été informé, Monsieur, de tout ce que vous avez fait pour son service; tant à la cour de Dresde^
LiiTTBss nnfcDiTBs. (1742.) 455
qu'auprès des troupes de Sa Majesté Polonaise^ et Sa Majesté est si contente du zèle que vous avez fait paraître pour ses intérêts dans une circonstance aussi importante, qu'elle m'a chargé de vous témoigner de sa part^ que vous la trouverez toujours disposée à vous donner des marques de sa satisfaction." ....
MAURICE AU COMTE DE BRUHL
Cartel. — Maurice a ravitaiUë Franenberg, et se propose de se rendre à Pilsen. — Affaires de Courlande.
Monsieur, * P^«™' ^^ 12 mars 1742.
M. le maréchal de Broglîe na'a dit hier qu'il était convenu avec le prince Charles de Lorraine (qui est toujours à Budweis, malgré les dires, faits et gestes de Sa Majesté Prussienne), qu'il était convenu, dis-je, de faire un cartel pour l'échange des prisonniers. Il m'a dit en même temps d'en écrire à Votte Excellence, pour savoir si Elle veut y envoyer quelqu'un de la part de Sa Majesté le roi de Pologne. Le jour du rendez-vous n'est pas encore fixé; ainsi Elle aura encore le temps d'y envoyer. Cette conférence se tiendra à Protiwein, entre ici et Budweis. Il y aura, de la part des ennemis, un lieutenant-général, un commissaire, deux aides-de-camp, quelques ordonnances et cinquante hommes de garde; de notre part, pareil nombre de personnes et une pareille escorte. Si Elle veut envoyer un commissaire de guerre avec des pouvoirs, cela sera suffisant.
Nous avons jeté, il y a quatre jours, des farines dans Frauenberg, et, chemin faisant, nous avons pris environ
456 MaUBICC PBniT PAS LUI'HAxB.
deux cent et quelques hommes dans différents quartiers, avec quatre lieutenants^ et un capitaine à Wodnin. Cela a fait rassembler au prince Charles une vingtaine de bataillons à Budweis; ce qui fait clairement voir qu'il veut soutenir ce poste. Nous avons quelques avis que les ennemis ont dessein de faire passer un corps considérable de cavalerie le Danube , pour marcher par le haut Palatinat vers Egra. Comme cela regarde nos derrières, je partirai demain pour Pilsen. Si j'apprends quelque chose de positif dans ces quartiers-là, je ne manquerai pas de vous en informer.
Je commence à mal auguf er de mon affaire de Courlande, parce que Votre Excellence ne m'en parle pas. Apparemment qu'EUe n'a rien de bon à me dire ; mais j'aimerais encore mieux qu'EUe me dit quelque chose que de ne point parler du tout. Je La supplie d'assurer le Roi de mes respects les plus profonds, et d'être persuadée etc. Maurice de Saxe.
MAURICE AU COMTE DE BRUHL
Eloge d^ine lettre de Brnhl. — Broglie à la veille d'être attaque. — Retraite à trarerB la Saxe, une éyentualitë sérieuse. — Avis reçus de Ratisbonne.
Monsieur ^ Ph-sen, le 28 (mars), à dîx heures du soir 1742.
J'ai reçu les deux lettres que Votre Excellence m'a fait l'honneur de m'écrire le 22 de ce mois, et que Sauvais ^) m'a remises. Votre Excellence me paie de si
^) Valet de chambre de Maurice.
Larrufl uféoins. (1742.) 457
bonnes et solides raisons^ et elles sont dites avec tant de sens, que je ne puis que les approuver. Je n'ai jamais vu de lettre si bien écrite, et c'est un chef-d'œuvre de prudence, de bonté et de dignité^). Je remets à un autre temps d'y répondre amplement. Il est à présent question d'une plus grande circonstance. Votre Excel* lence ven:a par les deux incluses^) (que je viens de recevoir) que M. le maréchal de Broglie doit être incessamment attaqué. Si cela arrive, nous serons bientôt sous Prague, et peut-être en Saxe, avec la cavalerie. J'ai cru la chose de trop grande importance pour ne pas la faire parvenir au plus tôt à Votre Excellence. L'officier qui a donné ces avis n'est pas un visionnaire; il est homme sage et entendu ; je le connais. On peut l'avoir trompé, mais il n'a sûrement rien imaginé, et les 9000 hommes qu'il a vus passer à Linz, il les a bien vus. Je ne manquerai pas d'envoyer à Votre Excellence im courrier, sur le premier mouvement que nous ferons, pour L'en avertir. Ceci deviendrait extrêmement sérieux . si cela était. Je n'en entretiendrai pas davantage Votre Excellence, et finirai cette lettre en la priant d'être persuadée que l'on ne saurait être plus parfaitement. Monsieur, de Votre Excellence le très-humble et très-obéissant serviteur Maurice de Saxe.
') Nous n'ayons pas retrouTé la minute de cette lettre, ëcrite, sans doute, pour justifier le mouyement de l'armée saxonne blâmé par Maurice.
*) Copies de deux lettres de Batisbonne (du 27 mars 1742), informant le maréchal Broglie des mouvements et des succès de Pennemi.
458 Mauihcb peint par lui-mAmr.
MAURICE A AUGUSTE m.
Maurice chargé du siège d'Egra. — Plan de cette forteresse. — Il annonce sa visite à Dresde.
gjj^ à Lehenstein; sous Egra, le 8 ayril 1742.
M. le maréch|tl de Broglîe m'a envoyé ici pour prendre le commandement du siège; M. de Leu ville étant hors d'état d'y vaquer (il est mort le 4), et, après quelques préparatifs, j'ai ouvert la tranchée hier.
Je me porte avec d'autant plus de plaisir à cette opération, que je suis dans la persuasion qu'il est bon d'ôter aux ennemis cette place qui est sur les frontières de la Saxe, et qui pourrait bien devenir cet été une tanière de hussards, si les armées s'éloignent de la Bohème en s'approchant du Danube.
Mon armée est bien petite* Les assiégeants ne sont guère plus forts que les assiégés ; il y a quatre fois plus d'artillerie dans la place que je n'en ai pour l'attaquer; mais mon zèle et mon industrie suppléeront à mes forces, et je compte être maître de cette place le 16 du mois, soit par accord, ou de vive force.
Votre Majesté verra par le plan que j'ai l'honneur de Lui envoyer qu'elle est fort bien fortifiée. Le gouverneur est expérimenté, à ce qu'on prétend; il ne manque de rien pour faire une vigoureuse défense. L'événement fera voir le reste. Cette opération finie, je me rendrai à Dresde, pour profiter pendant quelques jours du bonheur de faire ma cour à Votre Majesté, Lui présenter mes hommages, et la soumission profonde avec
LbTTBBB IlltDITBS. (1742.) 459
laquelle je serai* toute ma vie, Sire, de Votre Majesté le très -humble, très -soumis et très-obéissant serviteur
Maurice de Saxe.
Le gouverneur s'appelle M. d'Auffingen ; il tire du canon depuis ce matin comme de la mousqueterie. Dans une couple de jours je diminuerai son caquet
XLH.
MAURICE AU MARQUIS DE BRETEUIL i).
Prise d'Egra. — Sonvenir historique. — Un moi sur la prise de Prague.
Au château de Lehenstein, le 19 avril 1742, Monsieur, à 10 heures du matin.
La descente du fossé s^est faite cette nuit, et comme cela me mettait en état de monter à la brèche, qui est déjà faite depuis plusieurs jours, au corps de la place, le gouverneur a jugé à propos de ne pas se mettre en risque d'être emporté Tépée à la main: il a arboré le drapeau blanc.
Je ne puis faire des éloges assez grands de la valeur et de Tardeur que les troupes du Roi ont témoigné dans ce siège. Couvertes de neige, accablées de misère, et la mort sur les dents, elles ont fait des travaux immenses et inconcevables. Gustave-Adolphe, roi de Suède, a employé vingt-huit jours de tranchée ouverte avec une armée de vingt-deux mille hommes pour réduire cette place, et il s'en faut bien qu'elle ne fût ce qu'elle est à présent.
1) Maurice annonça aussi la prise d'Egra ABruhl: „Egra est pris", dit-il, en transmettant copie de son rapport à M. de Breteuil.
460 Maubice pbikt fab lui-même.
Je dois rendre la justice aussi à M. le marquis de Mirepoîx et à M. le duc de Boufflers qui n'ont pas quitté la tranchée alternativement de deux jours Tun, ainsi qu'à M. le duc de Chevreuse qui a été tous les jours avec moi à la tranchée *)
Il ne m'a pas appartenu de vous rendre compte, Monsieur, de la prise de Prague. Sans cela j'aurais eu l'honneur de vous informer que M. le comte de Broglie commandait les 4 compagnies de grenadiers, les 200 dragons et les 4 piquets d'infanterie qui ont fait l'escalade et qui m'ont ouvert la porte
MAURICE A AUGUSTE IH
Même sujet — Conditions de la capitulation. Eloge de M. de Bulow.
gjjyj à Lehenstein, sous EaRA, le 20 avril 1742.
La ville d'Egra s'est rendue hier, et la capitulation a été signée à 10 heures du soir ; elle contient en substance: que la garnison sera prisonnière de guerre, que cependant, vu sa vigoureuse défense, je la laisserai sortir avec tous les honneurs de la guerre, et la ferai conduire à Passau; mais qu'elle ne pourra servir contre l'empereur, ni contre ses alliés, qu'elle ne soit échangée ou rançonnée selon le cartel fait à Protiwein, ou qui se fera s'il ne l'était pas. Voilà les conditions, Sire. Le major Bulow, qui est chargé de cette lettre, m'a amené de Nuremberg quatre mortiers et cinq cents bombes. H a
^) Nous supprimons ici les conditions de la capitulation, parce qu'on les trouTe dans la lettre suivante.
Lettres inéoiTRS. (1742.) 461
déterminé le magistrat, et je regarde cette démarche comme de grande conséquence pour les afifaires des alliés. Je ne saurais assez faire d'éloges à Votre Majesté de rintelligence et de l'activité de cet officier. D mérite que Votre Majesté le récompense et ait quelque bonté
pour lui etc.
Maurice de Saxe.
Voyez le journal de ce siège, avec un plan et une carte, dans le quatrième volume du recueil hollandais: Campagnes de Messieurs les maréchaux de Broglie et de Belleisle en Bohème et en Bavière. (Amsterdam 1762.) p. 242—272. On y trouve deux lettres de Maurice au marquis de Breteuil, Tune, en date de Le- 'henstein, le 11, l'autre, en date d'Egra, le 22 avril 1742; toutes deux tnoins caractéristiques que celle du 19, que nous supposons inédite. Il résulte d'une dépêche du maréchal de Broglie au comte Des AUeurs en date de Pisek, le 14 mars 1742 (T. IV', p. 34 du recueil hollandais), que le siège d'Egra ne fut entrepris que pour réparer la faute stratégique que le roi de Prusse avait fait commettre aux Saxons en les entraînant, en dépit des conseils de Maurice, sur la Taja. ^Rien n'est plus certain," écrit Broglie à l'ambassadeur de France à Dresde, „que la marche du roi de Prusse n'a point fait l'eflfet qu'il avait annoncé qu'elle devait faire, puisque les ennemis sont encore à Neuhaus, Tabor et Budweis, et le prince Charles dans cette dernière place."
„J'ai un train d'artillerie en chemin pour faire le siège
d'Egra Si nous nous rendons maîtres de cette
placQ, comme il y a lieu de croire, la frontière de Saxe sera bien couverte, et je me saurai fort bon gré d'avoir ôté cette épine du pied à Sa Majesté Polonaise, dont la frontière de Saxe est absolument découverte pour avoir suivi le roi de Prusse sur la Taja.''
462 MAcnacE peint par Lin-iràuR.
MAURICE AU COMTE DE BRUHL
Arrivée de Maurice au quartier général du duc de Harcourt — Trenck frotté, — Propos du comte de Khevcnhuller. — Lettres pour la Russie.
Monsieur ^^ camp de Nieder-Altach i), le 11 août 1742.
Je suis arrivé ici, il y a quelques jours. J'ai pris le commandement de Tarmée de France, par ordre de la cour, avant-hier 2), et hier j'ai fait frotter M. Trenck, colonel des pandours, qui s'était avisé avec dix-huit cents hommes de nous incommoder. Voilà mon début. Je souhaite la continuation, et je prends ce commencement à bon augure.
Je supplie Votre Excellence de me mettre aux pieds du Roi et de l'assurer de mes respects. M. de Khevcnhuller a dit à un ingénieur qui a été fait prisonnier à Tannenberg, et qu'il a relâché sur sa parole, que le roi de Pologne en serait quitte pour donner de bons quartiers d'hiver aux troupes de la reine, cet hiver, en Saxe. Ces Messieurs parlent bien haut; mais la comédie n'est pas encore finie.
1) Nous adoptons le nom de cette petite ville de Bavière tel que le donne le recueil hollandais. Maurice écrit fort indistinctement: Nïeder- Wcddock; c*est de Nieder-Altach (le Nieder-Aîteich des. cartes modernes) que sa lettre est datée.
>} Voyez la dépêche du marquis de Breteuil avec le plan de cam-' pagne en date de Versailles le 1 août 1742: Lettres et Mémoires du maréchal de Saxe T. I., p. 31 — 44. L'armée française dite Varmée de Bavière confiée à Maurice était de 27 bataillons et de 30 escadrons. Maurice, revenant de Russie (voyez von Weber p. 181 — 186), arriva le 5 août 1742 an camp de Nieder-Altach pour prendre le commandement de la division du duc d'Harcourt (voyez la lettre de ce duc, du 6 août 1742, à M. le marquis de Breteuil : Campagnes de 1742, (Amsterdam 1772.) T. V., p. 326, et les lettres de Maurice ibidem p. 352, 359, 364, 382, 383.
LSTTBSS IMiCDITBS. (1742.) 463
Je supplie Votre Excellence de faire passer les incluses à la cour de Russie, et de trouver bon que je La prie de continuer à me marquer ses bontés de ce côté-là.
Je n'ai point de nouvelles de Bulow; je crois qu'il a été mangé par les calpaks \
Oserai-je vous prier de faire mes compliments à ma sœur la comtesse Mosczinska^), au prince de Weissenf els ^), au chevalier*), et mille respects à Son Excellence ' Madame la comtesse de Bruhl. Ce sont les libertés que je prends que, j'espère, les bontés de Votre Excellence me passeront.
L'on ne saurait étr^ avec un plus parfait attachement, Monsieur, de Votre Excellence etc.
Maurice de Saxe.
Nouyelles de Tannée. — Escarmouche. — Dispositions pacifiques.
(EXTRAIT
Monsieur ^^ camp de Bramahoff^ le 1®'' octobre 1742.
Je ne m'étendrai pas dans cette lettre sur nos opérations.
1) C'est-&-dire les hussards.
^) Fille d'Auguste II. et de la comtesse Cossell.
') Jean -Adolphe, duc régnant de Saxe-Weisseufels, feld - maréchal, commandant en chef l'armée saxonne.
*) Le chevalier de Saxe, fils d'Auguste II. et de la princesse de Teschen.
^) Voyez la lettre du maréchal de Maillebois au marquis de Breteuil (Bramahoff 29 septembre 1742) y, Campagnes etc." T. I., p. 302 (le postscriptum), et celle du même au même du 1 octobre 1742 (p. 304).
464 MAtT&ICS PEINT PÂB LITT-V^ME.
M. de Bulow aura llionneur d^en rendra compte .à V<Jtfe Excellence. A nous voir si paisiblement les uns devait les autres, Ton croirait que la paix est fitite. eTai cependant éprouvé le contraire, il y a quelques jours, et inoli escorte, dans une promenade que j'ai faite à Nieder- Sandau, a été attaquée et mise en quelque désordre; j'ai cependant rétabli la contenance, et la perte a été à ' peu près égale. Voilà tout ce qui s'est passé entre les ennemis et nous. Pour les soldats, il semble qu'ils aient fait la paîx ensemble ; ils prennent l'eau et lavent leur linge dans le même ruisseau, et les officiers se saluent aux postes avancés. J'espère que ces heureux commencements seront d'un bon augure pour les négociations. L'on ne saurait être avec un plus parfait attachement, Monsieur, de Votre Excellence etc.
Maurice de Saxk
MAURICE AU COMTE DE BRTJHL. '
Affaire de Falkenau. — Mouvement pour opérer sa jonction avec BrogUe. MONSIBUB ^ SCHLACKBKWEETH, h 11 OCtabfe 114^,* .
Il m'est arrivé une aventure assez agréable. J'ej^voie M. Osten^) pour vous en rendre compte. Il m'a fMù. qu'il désirait cette occasion pour que Ton se ratrcoutum^e
1) Le lieutenant- colonel d'Osten, d'après la réponse de'Brûhl, «h date de Hubertsbourg , le 15 octobre, rendit compte ,,dn'g:)or{)0^ itteiSèB des entreprises" de Maurice, succès qui n'empêcha pas îetr fautes de B«0 chefs, dont il se plaint si amèrement cinq -jours après. Le ftdt d'ormes dont il s'agit est raconté dans la Notice Hhtorique (Lettres et'MémoHièa T. L, pag. XXII), et dans la lettre du maréchal de BrogUe à l'fiztipij^dtir Charles VÏI (sans date) Campagnes etc. de 174J^ T. VI., p. 808^ ' • • • •
IiiTTKM nda>iTS8. (1742.) 465
à ta figure; sans cela je n^aurais pas cru la chose d'assez grande importance pour être mandée à Votre Excellence. Je La prie de me mettre aux pieds du Roi et de la Reine, et de les prier de vous permettre que vous leur baisiez la main de ma part. Nous avançons à grands pas vers Saatz. Je ne sais si le grand-duc pourra nous rejoindre pour s'opposer à notre jonction avec le maréclial de Broglie ; après cela nous verrons qui se fera place.
Je supplie Votre Excellence d'être persuadée du trèstendre attachement avec lequel j'ai l'honneur etc.
Maubicb de Saxe.
XLvn.