‹ Maurice, comte de Saxe, et Marie Josèphe de Saxe, dauphine de France. Lettres et documents inédits des archives de DresdeChapitre 70 sur 73 · MAURICE A LA REINE DE POLOGNE · texte numérisé non relu

MAURICE A LA REINE DE POLOGNE

FéliçitationB, — I^e trousseau, — Fourrures et diamants. ^ Confesseur et femme de chambre.

VERSAILLES; 1®' décembre 1746.

(Voyez: page 97.)

496 MjLxmum pnwT pab un-uÉmm,

Lxxm.

MAUBICE AU COMTE DE BRUHL

Accuse de réception. — Reviens, Philis. . . .

VebsailleS; l**" décembre 1746.

(Voyez: page 104.)

MAURICE AU COMTE DE BRUHL

Recommandation de M. de Saint-Cemin.

à Paris, le 5 décembre 1746-

Monsieur, je ne dois pas laisser partir M. de Saint- Cernin ^), qui a fait cette dernière campagne avec moi, sans donner à la façon avec laquelle il s'est comporté les louanges qu'elle mérite. L'intelligence, la valeur et la grande volonté de s'instruire qu'il a montrées dans les différentes occasions qui se sont présentées ne doivent point être ignorées par Votre Excellence. Je Lui serais même obligé d'en donner quelque connaissance au Roi, pour que la justice que je ne puis me dispenser de rendre à cet officier puisse lui servir dans l'occasion.

Je saisis etc. jj^ j^^ g^^^

MAURICE AU COMTE DE BRUnL"!

Ambassade dn dnc de Richelieu. — Expose snr le goayemement de France. Un pétard annoncé. — Le comte de Friesen.

Paris, 10 décembre 1746.

(Voyez: page 107.)

0 Vojea p. 98.

litmam tsimiies. (1746.) 49^

MAURICE A AUGUSTE HI

Explications et regrets.

Paris, 10 décembre 1746.

(Voyez: page 111.)

Lxxvn.

MAURICE A AUGUSTE El.

Satisfaction de Richelieu. — Impatience de voir anrirer la princesse.

Paris, 6 janvier 1747.

(Voyez: page 139.)

MAURICE AU COMTE DE BRUHL

Le pétard a sauté, — Félicitations. — Dispositions pacifiques.

Versailles, 24 janvier 1747.

(Voyez: page 154.)

MAUKICE AU COMTE DE BRUHL

Maladie du marqtrïs de Puysieux. — Du Theil. — Nouvelles de Provence.

Paris, 30 janvier 1747.

Voyez: page 155.)

MAURICE A AUGUSTE UI

ArriTée de Madame la dauphine. — La mise au lit. — Négociation secrète.

Versailles, 12 février 1747.

(Voyez: page 161.)

498 MaiHUCS tlWST PÂA tm-UÈMH.

MAURICE AU COMTE DE BRUHL

Bemerctments. — La danphine. — La grcMde affaire,

VmaAiLLES, 12 février 1747.

(Voyez: page 165.)

Lxxxn.

MAURICE AU COMTE DE BRUHL

Négociation secrète. — Elzposé sur la situation militaire et politique. Madame la danphine. — Demande de six officiers tartares.

Versailles ; 15 février 1747.

(Voyez: page 170.)

Lxxxm.

MAURICE A AUGUSTE ni.

Madame la dauphine. — Chiffonnages de cour. — Prédiction. — Nonyelles du jour.

PabiB; 6 mars 1747.

(Voyez: page 186.)

AccQsë de réception. — Puysienx rétabli. — Gkossesse de Madame la dauphine. -— Protestation contre le titre à^ExcdUnce, ^ Négociation secrète.

Paris, 7 mars 1747.

(Voyez: page 190.)

Lvmns iNiDiTBs. (1747.) 499

MAURICE A AUGUSTE m.

Becommandatioii de M. de Thioly. — Conquête de la Flandre hollandaise. — Mouyement da duc de Cnmberland. — Arrivée de M. de Rochow.

g à BRuzBiiLES; le 4 mai 1747.

Je n'ai pu refuser à l'amitié que j'ai eue pour le pauvre défunt Thioly, qui était fidèle serviteur de Votre Majesté ^ une intercession en faveur de son fils^ pour la charge de général des postes de Prusse après la mort de Monsieur Stanislowski. Votre Majesté daignera Se ressouvenir que le père de Thioly a été dépouillé de cette charge peu de temps après l'avoir obtenue ; le fils ose espérer que vos bontés s'étendront sur lui en cas d'événement; et j'ose joindre ma très-humble supplication à la sienne.

Votre Majesté est sans doute déjà informée que je tiens de nouveau ici le loup par les oreilles. Nous nous sommes amusés ^ en attendant l'ouverture de la campagne, à prendre la Flandre hoUandaise, où déjà six places se sont rendues. Il ne leur reste plus que Hulst, dont je compte venir à bout dans peu de jours. Nous avons fait aux environs de 4000 prisonniers dans ces différentes places. M. de Cumberland est avec cent vingt mille hommes dans les environs d'Anvers; il menace d'assiéger cette place. J'ai ordonné à Lœwendal de s'y rendre pour la défendre, et si le duc de Cumberland en entreprend le siège, il pourrait bien se faire qu'il n'en revint pas à son honneur. Nous nous tranquillisons ici en attendant, et je n'ai pas encore voulu entreprendre d'assembler l'armée; je le laisse faire. Rochow est ar-

500 Maurice peint >ar Lui-MâMK.

rivé hier au soir et m'a remis la lettre que Votre Majesté m'a fait la grâce de m'écrire: elle m'est une marque bien chère ^t bien glorieuse de ses bontés; aussi ai -je ressenti une véritable satisfaction de voir quelqu'un qui appartient à Votre Majesté. L'on ne saurait rien ajouter au respect et à la soumission profonde avec laquelle je ne .cesserai d'être, Sire, de Votre Majesté le très-humble, très -soumis et très -obéissant serviteur et sujet

M. D£ Saxe.

Emile -Frédéric de Rochow, général et inspecteur -général de l'infanterie saxonne (né le 12 décembre 1692, mort le 1" septembre 1759), avait partagé avec Maurice la gloire de la prise de Prague. Les archives de Dresde possèdent de cet officier distingué, sur la campagne de 1747, des lettres fort curieuses, dont nous insérons la première:

LE OÉNÉBAL DE BOCHOW AU COMTE DE BBUHL.

Monseigneur, * Bruxelles, le 5 mai 1747.

Après être arrivé ici le 4, j'ai rendu la lettre de Sa Majesté, avec le souvenir de Votre Excellence, au comte de iSaxe, qui m'a reçu on ne peut pas mieux. Dès que j'ai touché les frontières françaises, j'ai trouvé mon quartier marqué et toutes sortes d'attentions. M. le comte de Saxe a jugé à propos de se rendre maître de toutes les places en deçà d'Anvers, pour ne pas être obligé de partager son armée. H est au centre avec cent mille hommes ; le comte Clermont, prince, avec vingt mille hommes à Namur; Lœwendal et Contades avec autant à Philippine et Hulst. Le roi de France veut venir à l'armée: ses équipages arrivaient déjà; mais le comte de Saxe les a arrêtés à Alost, ayant représenté au roi qu'il ne convenait point qu'il fdt à la tête de son armée à voir faire peut-être le siège d'Anvers. Toutes les troupes cantonnent, excepté celles qui opèrent du côté de Hulst.

Letthbs inéditks. (1747.) 501

La position de Tarmée d'ici est admirable et sûre ; c'est ce qui fait qu'on croit plutôt être à la cour qu'à l'armée; l'on ne voit que fêtes et comédies. Mais je puis assurer Votre Excellence que les projets sont formés d'une manière qu'on verra de grands coups.

J'ai trouvé le comte de Saxe en très -bon état. Dans ce moment le maréchal reçoit une lettre de la main du roi, datée d'avant-hier; il lui marque qu'il partira de Versailles le 8 ou le 10. J'ai lu cette lettre écrite de la main propre du roi ; il lui marque l'empressement qu'il a de le trouver. On ne peut pas écrire avec plus de tendresse à une maîtresse. Votre Excellence excusera si ma lettre est si mal rangée ; je suis fort fatigué, et, pour ne pas vous mettre dans mon état, je finis avec tout le respect possible, étant. Monseigneur, votre très -obéissant et très -attaché serviteur

ROCHOW.

Lxxxvr.

iMAURICE AU COMTE DE LOSS.

Entretien avec M. de Pajsieux. — Bonnes dispositions pour la Saxe. — Invitation de se rendre à l'armée. — Aventure du diable à Dresde.

T. , à Bruxelles, le 17 luîn 1747.

Monsieur,

J'ai enfin parlé à M. le marquis de Puysieux. Le renouvellement du traité de subsides, et raccession au traité de Vienne et de Pétersbourg sont les deux points de la lettre que Votre Excellence m'a fait l'honneur de m'écrire. Sur le premier point M. de Puysieux m'a parlé de manière à ne laisser rien à désirer que la conclusion de ce renouvellement. Quant au second, il m'a dit que nous devions poser pour base, que l'intention du Roi était de ne jamais rien exiger de nous qui pût nous

502 MAUUqB PBIHT PAB UH-MÂMB.

brouiller avec personne; qu'il était de nos amis, et ne voulait point nous commettre; et cela est vrai, ou je ne m'y connais pas. Le Roi aime Madame la dauphine et le Roi, votre maître et le mien. Je m'en suis aperçu à l'onction et à l'amitié avec laquelle il en parle. D'ailleurs, la manière honnête dont nous l'avons quitté dans la guerre de Bohème lui est restée dans le cœur, et il se souvient de celle dont s'est servi le roi de Prusse. Voilà comment une bonne action porte toujours son mérite avec elle. Quant à votre voyage, vous ferez bien de venir au plus tôt. M. de Puysieux me l'a dit, et que je devais vous l'écrire comme de moi-même. L'on vous regarde ici comme un ambassadeur de famille qui n'est point un étranger. H y a eu une aventure du diable à Dresde le 6 de ce mois. M. le comte Esterhazy a pris caractère d'ambassadeur de l'Empereur; desissarts a déclaré qu'il ne lui céderait pas le pas ; ce qui a fort embarrassé notre cour, comme vous le jugez bien. Je ne sais quelle suite aura eu cette affaire. Le Roi (Auguste III), pour éviter tout scandale, a envoyé un courrier à la cour de Vienne pour différer. Sa Majesté très-chrétienne m'a conté cette aventure à mon arrivée de Malines ici, et m'a paru l'on ne peut pas plus satisfait de la conduite de la cour de Saxe. Il m'en a parlé avec amitié et bonté, et entrant dans la peine que cela aura fait au Roi. C'est la pomme de discorde que la cour de Vienne a jçtée là dans notre festin nuptial.

Je ne sais combien (de temps) nous resterons dans ces environs; mais lorsque vous viendrez ici, mettez pied à terre chez moi. Si le Roi est encore à portée de Bruxelles, vous y trouverez un appartement, quand

LflTTHia IHiDlTBB. (1747.) 508

même j'y serai* Adieu, mon cher comte, vous connaissez

mon attachement tendre pour vous.

M. DE Saxe.

Mille respects à M* la comtesse de Loss. Pardon si la feuille est déchirée. J'ai écrit cette lettre sur le papier d'une autre. Cela vous fera juger de mon étourderîe, mais je suis si pressé, étant obligé de retourner à mon quartier général qui est à Malin es.

La Russie et TAutriclie pressaient en ce moment la Saxe d'adhérer au traité de Saint-Pétersbourg; la Saxe s'y refusait, et n'y adhéra pas, en définitive; mais elle ne put s'empêcher d'entrer en négociation avec ces deux puissances, ses alliées, dont l'une était en guerre, l'autre, brouillée avec la France. Le renouvellement du traité de subsides que la Saxe avait signé avec la France, en 1746, éprouva par conséquent quelques difficultés, que le maréchal de Saxe sut vaincre.

Le comte Esterhazy, ministre d'Autriche, la veille du double mariage qu'on célébrait à Dresde au mois de juin 1747, prit le caractère d'ambassadeur de l'Empereur, réclamant le pas sur les ambassadeurs de France et de Bavière et siu* le nonce. On éluda la difficulté en priant la cour de Vienne de remettre l'audience du comte jusqu'après le mariage, ce qui occasionna une courte interruption des rapports diplomatiques entre la Saxe et l'Autriche.

Lxxxvn.

MAURICE A AUGUSTE m.

Victoire de Lawfeld. — BeDonvellement da traité de subsides. — L'avenir de la Pologne. — Siège de Berg-op-Zoom. — Mort du chevalier de Belleisle.

Sms "^^ camp de la Comkamderœ, le 28 juillet 1747.

J'ai reçu la lettre pleine de bonté qu'il a plu à Votre Majesté de m'écrire le 13 de ce mois, et que m'a remise

504 MaUBICIS PBIHT PAE l^Ul'UÊME.

hier M. de Sandelhielm. Je n'ai osé prendre la liberté d'écrire à Votre Majesté et d'interrompre Ses occupations par le récit d'un avantage auquel j'ai eu quelque part^). Le courrier que dépêche M. le comte de Loss apporte à M. le comte de Bruhl le renouvellement du traité de subsides. Votre Majesté peut être assurée que la cour de France se trouve dans les dispositions les plus avantageuses pour concourir aux avantages de Sa maison, et je m'en suis entretenu hier avec M. de Puysieux fort au long. Je crois qu'il ne tiendra qu'à Votre Majesté de prendre des mesures avec cette cour pour établir un plan sur l'avenir en Pologne. Elle la trouvera disposée à favoriser toutes les vues qu'Elle pourrait avoir. Nous nous tenons tranquilles ici. Lœwendal fait le siège de Berg-op-Zoom. C'est ime grande entreprise; j'espère cependant que nous en viendrons à bout. Vous serez informé, Sire, à la réception de cette lettre, de ce qui s'est passé dans les Alpes, et que M. le chevalier de BeUeisle y a été tué. L'ambition a toujours été la cause de la ruine des affaires que Messieurs de BeUeisle ont eues à conduire. L'on ne se change guère ; mais il est surprenant que la cour de France retombe toujours dans le même cas avec les mêmes personnages.

J'ai l'honneur d'être avec la soumission la plus profonde, Sire, de Votre Majesté le très-humble, très-soumis et très-obéissant serviteur et sujet

M. DE Saxe.

1) Allusion modeste à la victoire de Lawfeld (2 juillet 1747).

liVTTBM tll*DITB8. (1747.) 505

Lxxxvm.

MAURICE A AUGUSTE UI

Reprise de la négociation secrète ayec PAntriche. — Begret de Maarice de n'avoir pu traiter avec Batthjany. — Siège de Berg-op-Zoom.

gjj^ Au camp de TongreS; le 14 août 1747.

Rien n'aurait manqué à ma satisfaction si j'avais pu acheminer le grand ouvrage de la paix aussi vite que Votre Majesté m'en a fourni l'occasion, par la manière dont la cour de Vienne •a paru se prêter à cette négociation. L'on attend ici une réponse de l'Angleterre, pour entrer en pourparlers avec M. le comte de Batthy any, parce que l'on ne doute pas que les cours de Vienne et de Londres ne se communiquent leurs vues réciproquement. Je ne suis pas absolument convaincu de ce point, mais je suis obligé de déférer à des avis que je respecte. Votre Majesté et la cour de Vienne m'honorent d'une confiance dont je ne me rendrai jamais indigne, et Elle peut être assurée^ que je ne me prêterai jamais à une démarche qui n'ait la sincérité pour base. Mon plus grand désir est, Sire, de vous plaire, et de mériter vos bontés. Je ne puis prétendre à ce bonheur que par une conduite exempte de soupçon; ainsi Votre Majesté peut être certaine que, tant que je me prêterai à porter quelques paroles, elles seront fondées sur la vérité.

Je suis avec la soumission la plus profonde, Sire, de Votre Majesté le plus humble et le plus soumis serviteur et sujet M DE Saxe.

Post'scriptum^).

Lœwendal est chargé d'une terrible commission.

1) M. de Weber (p. 241) a publié un extrait de ce post-scriptum sans donner la lettre.

506 MaUKICIC PSmT PML lAIt-UÈMK,

Berg-op-Zoom est une très-bonxie place, soutenue par une armée, et elle se défend avec une opiniâtreté sans égale. Il en viendra cependant à bout, je Tespère. Il a battu le général Schwarzenberg, qui Ta attaqué pour lui faire lever le siège. Nous sommes maîtres des chemins couverts, et on va procéder à faire les brèches. M. de Oronstrœm emploie tout ce que Ton peut faire imaginer. n nous en coûte des hommes; mais ils ont beau faire, ils viendront avec nous, comme disent les grivois. Il nV a plus une maison sur pied dans la ville; nous et les assiégés avons fait sauter tant de mines, que Ton ne connaît plus où était le chemin couvert. Le fils d'Erdmannsdorf a eu un coup de fusil à travers le visage; il est dans mon régiment d'infanterie. J'y ai perdu quelques Saxons, qui sont là à une rude école. Les ennemis consomment par jour trente mille (?) de poudre. Lœwendal m'écrit qu'ils lui jettent tant de choses au visage, qu'il croît qu'à la fin ils lui gâteront toute la ville.

n (Lœwendal) est ferme comme un roc; je crois cependant que la tête lui tourne quelquefois, car on lui rase à coups de canon pendant le jour toute sa tranchée, n la rétablit la nuit, et c'est toujours à recommencer. Je joins ici un plan de l'attaque, par lequel Votre Majesté verra que nous avançons tous les jours un peu

n a fallu s'emparer de tout le dessous du chemin couvert pour pouvoir y établir nos batteries à battre en brèche (ce qui est fait à présent). On va procéder à établir ces batteries; le reste ne sera pas si long, et j'espère que la fin du mois verra tomber cette place ^).

1) Berg-op-Zoom ne capitula que le 16 septembre 1747.

LsTTBRS nrioma. (1747.) 507

MAURICE AU COMTE DE BRUHL

Même sujet. — Mëmoire du cabinet de Vienne.

MoNsiBUB ^^ camp de Tongbes, le 14 août 1747.

J'ai reçu la lettre que Votre Excellence m'a fait riioxineur de m'écrire le ... ^) du mois pa^é. M. de Loss m'a fait voir le mémoire de la cour de Vienne, qui, selon moi, ne laisse rien à désirer; et j'aurais été charmé de m'aboucher avec Son Excellence M. le comte de Batthyany, mais le roi très -chrétien a cru devoir attendre encore quelques jours pour recevoir d'Angleterre la réponse à uù mémoire que j'ai envoyé à M. de Ligonier^. Si j'avais été le maître de diriger cette négociation selon mes lumières, ou plutôt selon mon inclination, j'aurais préféré traiter avec Son Excellence M. le comte de Batthyany. J'espère cependant que cette commission n'est que différée. Quoique je sois chargé d'assez d'occupations, celle-ci me sera infiniment précieuse, parce qu'elle intéresse le Roi et Votre Excellence. L'on ne saurait être avec un attachement plus sincère etc.

M. DE Saxe.

^) Cette date manque dana Toriginal.

*) Voyez: la lettre du maréchal et le mémoire txxTojé le 8 août au général anglais Ligonier, qui ayait été fait prisonnier à Lawfeld : Die G&beimnisse des Sàc^isdie» Cabinets^ T. I., p. 232.

508 MaURICS FEINT PAR LUI-MÊVB.

MAURICE A AUGUSTE m.

Arrivée du comte de Flemmîng, ministre, de Saxe à Londres. — Coi^sidératious sur la paix à faire. — Batthjany sans pouvoirs. — La bonne volonté de Maurice devenue inutile.

SuuB à ToNGREs, le 16 septembre 1747.

M. le comte de Flemmîng ^) est arrivé avant-hier ici, et repart aujourd'hui pour aller faire sa cour à Votre Majesté. J'envie son bonheur. Je l'ai présenté hier au Roi très-chrétien, et je l'ai mis aux prises, l'après-dinée, avec M. de Puysieux. Je l'ai mis au fait de notre façon de penser ici, pour qu'il puisse en rendre compte à Votre Majesté. La paix me parait prendre une tournure qui ne présage pas une conclusion bien prochaine. Les Anglais ne la veulent pas bien fort, et ne sont pas encore assez las de la guerre. Ils amusent tous leurs alliés, je pense, de vaines espérances. Comme ils retirent des avantages par la guerre, sur mer, et qu'ils en espèrent de plus grands, ils ne sont pas pressés de faire la paix, d'autant plus qu'ils ne mettent pas la nappe, comme on dit, et que nous ne saurions aller dans leur île. Je crois que, si la reine de Hongrie se décidait bien positivement à faire sa paix particulière avec la France, elle en retirerait plus d'avantages que si elle s'en rapporte aux Anglais. M. de Batthyany n'a rien fait parvenir à M. de Loss qui ressemblât aux pouvoirs que la reine de Hongrie lui avait donnés de traiter et de s'aboucher avec moi. n a même répondu à M. de Loss, qui lui a fait

») Charles-George-Frédéric comte de Flemming (no le 29 novembre 1706, mort, ministre-secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères, général d'infanterie etc., le 19 août 1765), à cette- époque, envo^^ extraordinaire et ministre plénipotentiaire de Saxe à Londres; le même qui durant la guerre de sept ans représenta la Saxe à Vienne.

LsTTftss iNifenrnts. (1747.) 509

une espèce d'invitation à ce sujet, qu'il attendait des ordres de sa cour à cet effet. Ainsi ma bonne volonté s'est trouvée inutile, à mon grand regret; car je ne désire rien plus ardemment que des occasions de donner à Votre Majesté des preuves de mon zèle, de mon respect et de la soumission avec laquelle je serai toute ma vie, Sire, de Votre Majesté le plus humble, le plus obéissant et le plus soumis serviteur et sujet

M. DE Saxe.

MAURICE AU COMTE DE BRUHL

Remercîments pour l'envoi des officiers tarares. — Babac le premier lieutenant-colonel musulman au service de France. — Maurice prëdît le congrès, et ne désire que le repos.

Monsieur ^^ camp de Tongres, le 16 septembre 1747.

Je profite du départ de M. le comte de Flemming pour faire mes remercîments à Votre Excellence des officiers hulans, qu'elle a bien voulu favoriser de sa protection pour qu'ils aient pu me parvenir ^). J'en suis extrêmement content, et le capitaine Babac a été fait lieutenant-colonel à son arrivée ; je crois que ce sera le premier lieutenant-colonel mahométan qui aura été au service de Sa Majesté très- chrétienne. Cela fait bien voir que ce dont on nous accuse n'est pas tout-à-fait injuste, qui est d'être un peu turc.

M. le comte de Flemming pourra rendre compte d'une conversation que je lui ai procurée avec M. de Puysieux. Notre affaire tourne à un congrès qui nous mènera probablement bien loin. Je suis toujours dans l'opinion que

*) Les six Tartares, voyez la lettre LXXXII, p. 171.

510 Macbick pBiirF PAB un-utta,

celui qui fera la paix le premier y gagnera le plus. Les Anglais ne cherchent qu'à prolonger la guerre, et ont raison. Si la reine de Hongrie prenait bien décidément son parti, elle gagnerait plus à faire la paix que si elle la laisse faire aux Anglais. Les Hollandais souffriront le plus de la continuation de la guerre. Mais Dieu' fera tout pour le mieux. Je ne désire que le repoSy et d'avoir bientôt Thonneur d'assurer Votre Excellence de l'attachement etc. j^ ^^ Saxe.

MAURICE AU COMTE DE LOSS

Pourparlers de Lord Sandwich avee le marquis de Puysieox. — Raisons pourquoi ils ont ëchoué. — Fïemming stupéfait de la prise de Bergop-Zoom.

MoNSDSOT, ToNGREs, Ic 29 Septembre 1747.

La conférence entre M. de Sandwich et M. de Puysieux n'a abouti à rien ^). Le premier s'est plaint que l'on ne voulait pas renoncer aux liaisons avec le Prétendant^ et son grief n'est pas fondé, car M. de Fuysieux n'a rien dit d'afûrmatif là-dessus ; mais le ministre anglais a prétendu plus qu'il n'a été accordé par les traités précédents. Voilà où a abouti cette négociation. Nous avons eu ici M. le comte de Fïemming, qui a été stupéfait de la prise de Berg- op-Zoom qu'il avait assuré imprenable la veille. Je l'ai retenu vingt-quatre heures, pour le renvoyer à l'armée ennemie avec cette agréable nouvelle

>) Cette conférence fut provoquée par les ouyertures de paix que le maréchal avait fait faire au duc de Cumberland par le général lâgonier.

Immmaa iwAaum. (1747.) 511

xcm.

Bémercîments. — Sentiments pacifiques. - Recommandation du général Bochow. — Explications.

M0N8IBTO, ^ Bruxelles , le 24 octobre 1 747.

J'ai bien des grâces à rendre à Votre Excellence de la lettre obligeante qu'elle m'a fait l'honneair de m'écrire le 13 du courant. La part que vous voulez bien prendre à ce que les succès des armes du Roi très-chrétien, dans les Pays-Bas, ont de flatteur pour moi, me donne, Monsieur, une nouvelle marque de votre amitié, à laquelle je suis d'autant plus sensible que le cas que j'en fais me les rend toutes infiniment précieuses.

Je ne suis pas éloigné de l'idée où est Votre Excellence que, dans le fond, les dispositions à la paix ne sont pas totalement évanouies, et qu'on ne doit pas entièrement désespérer de voir renouer les négociations. îfous verrons ce qu'elles produiront cet hiver; pour moi, Je désire bien sincèrement qu'elles nous donnent la paix, malgr&4es avantages que je pourrais espérer de la con^ tinuaiion de la guerre, et la raison que j aurais de la souhaiter, pour jouir plus longtemps du gouvernement général des Pays-Bas, que Sa Majesté très- chrétienne vient de me donner.

Si les relations qui ont été envoyées à Dresde de nos opérations avaient omis quelque chose, personne n'est plus en état d'y suppléer et d'en rendre bon compte que M. le général de Rochow, qui aura l'honneur de remettre cette lettre à Votre Excellence. Il s'est trouvé partout, et a voulu voir par lui-même tout ce qui s'est

512 Maukice PRnrr par lui-k^xk.

passé d'intéressant. La cour aussi bien que les généraux 1

de cette armée lui ont fait beaucoup de politesses ; il a même été généralement gâté, et j'ai vu avec beaucoup de plaisir qu'on rendait justice à ses lumières, à ses talents et à son expérience. De mon côté, j'ai fait tout ce qui a dépendu de moi pour lui rendre supportables les malaises et les embarras de la campagne^ et je me flatte que M. de Rochow est aussi content de moi que je le suis de lui.

J'ai trouvé dans un paquet de M. de Loss un post" scriptum de Votre Excellence, qui, sur ce qu'on a dit qu'on avait arrêté, tenant la route d'Allemagne, quelqu'un que j'aurais dépéché, a cru qu'il aurait été porteur de lettres pour la cour de Sa Majesté le Roi de Pologne, notre auguste maître. Mais c'était une estafette qui avait été expédiée de Spa par un officier français, à qui j'avais adressé quatre lignes pour Fontenay en le priant de les lui faire passer par un exprès. Cette estafette fut arrêtée en sortant de Spa par un détachement de cavalerie anglaise; mais n'était porteur que de cette lettre pour Fontenay, dans laquelle je lui apprenais la prise de Berg-op-Zoom, et le priais d'en faire part à Votre Excellence etc. jj j^g Saxe

Post' scriptum.

J'ai avancé cinq cents louis d'or à M. le général de Rochow; je me flatte que Votre Excellence ne le désapprouvera pas.

LSTTRSS IVéDITBB. (1747.) 513

MAURICE A AUGUSTE UI

KecommandHtion de M. de Rochow. — Les trophées de la campagne dv 1747. - Nomination de Maurice au gouvernement des Pays-Bas.

Q.„„ à Bruxelles, le 26 octobre 1747.

Personne n'est mieux en ét»at de rendre compte à Votre Majesté des différentes opérations de lu campagne que nous venons de finir que M. de Rochow, s'étant trouvé presque à tous les sièges et à la journée de Lawfeld. Les sièges ont été au nombre de treize; nous avons pris environ trois mille pièces de canon, et fait au delà de dix-huit mille prisonniers, dont il y aura environ douze mille aux Hollandais. Voilà, Sire, à quoi se s'ont bornés les avantages de cette campagne. Je serais au comble de la satisfaction si elle avait l'approbation de Votre Majesté. Sa Majesté très -chrétienne m'a conféré le gouvernement général des Pays-Bas. On me chicane encore un peu sur la forme, parce qu'en France les intendants se sont emparés de tout, et que la robe l'emporte sur l'épée. Mais quand la» guerre vient, nous avons notre revanche, parce qu'ils n'y entendent rien. Je passerai une partie de l'hiver ici. Je m'estimerais heureux si je trouvais des occasions d'y exécuter les ordres de Votre Majesté, et si je pouvais lui donner des preuves du respect et de la soumission avec laquelle je me fais gloire d'être. Sire, de Votre Majesté le très -humble, très-soumis et très-obéissant serviteur

M. D£ Saxe.

'514 MAUBiai PEIHT FAX LUI-hAiIB.

MAUMCE A AUGUSTE HI.

NoQTelles de la dauphine. — Le gonvemement des Pays-Bas. — Ho î . . que je préférerais l'état du comte Maurice à Hubertsburg !

Versailles, 24 décembre 1747.

(Voyez: page 199.)

MAURICE A AUGUSTE HT

Description de Chambord. — ^oQTelles de chasse. — La daapbine et la cour. — M. de Ponîckau. — gylvestre et Raphaël Mengs.

Versailles, 10 février 1748.

(Voyez: page 201.)

MAURICE AU COMTE DE LOSS

(EXTRAIT.) Dëpart polir Maestriclit.

à ToNGRES; le 8 avril 1748, à 5 heures du matin.

Je suis arrivé avant-hier, et j'en pars dans ce moment pour les bords de la Meuse. Je passerai par Hasselt. J'entendrai aujourd'hui les sept coups de canon de l'armée. Tout va bien jusqu'à présent, et j'espère qu'il en sera de même dans la suite ^).

1) La diyision dn comte Lantrec ayant joint l'armée dti marëcbalgënéral le 7 avril àTongres, Maurice passa la Meuse le 8, et établit son quartier-général àHoichten ; le 10 l'investissement de Maestricht était achevé.

LBmiM «ÉDITM. (1748.) 515

xcvm.

MAURICE A AUGUSTE lU.

Arrivée de M. de Ponickau. — Mission du comte de Friesen. La ligne de démarcation de Parmistice.

gjjjg Au camp sous Ma^îstricht, le 8 maii) 1748.

J'ai reçu aujourd'hui la lettre que Votre Majesté ra'a fait la grâce, de m'écrire le 27 du mois passé, et que M. de Ponickau m'a remise. fJ'ai bien reconnu les anciennes bontés de Votre Majesté pour moi, par l'arrivée dudit M. de Ponickau, et, j'en remercie très-humblement Votre Majesté. Le chevalier 2) me boude; mais je tâcherai de me raccommoder avec lui. Il m'a fait écrire que je le traitais avec plus de dureté que les Hollandais. Ces Messieurs, ne sachant plus où donner de la tète, vont faire la paix; ils m'écrivent les lettres du monde les plus polies, et je suis fort joliment avec le duc de Cumberland et le Stathouder. Je viens d'envqyer Friesen au premier pour régler avec lui la barrière pour l'armistice, qui prend depuis Steenberg, passe à Rosendal, Hoogstraten, Turnhout, Arendonck, Hamont, Wert, Ruremonde et laRoer. Il reste un limitrophe neutre, et notre barrière sera: Berg-op-Zoom, Putten, Liere, Hasselt, la Demer jusqu'à Reckem, et la Gueule; de manière que nous avons tout le pays de Limbourg.

1) Maurice date cette lettre par errear du 8 avrtl^ jour où il quitta Tongres (rojez la lettre précédente). Nous rectifions ce Xa^^Bus calatnt d'après la dépêche que Maurice envoya, le 8 mai, par Friesen au duc de Cumberland; Toyez Lettres et Mémoires, T. V., p. 254.

■) Le chevalier de Saxe, frère de Maurice, était chef du régiment des gardes du corps. U n'aimait pas à perdre un de ses meilleure officiers, M. de Ponickau qui devait entrer pour deux ou trois ans dans le régiment de hulans que le maréchal avait formé (voyez lettre XCVI).

516 Maubicb psint pab lui-mâub.

La garnison de Maestricht, qui consiste en vingt-trois bataillons, sortira après-demain avec les honneurs de la guerre; je n'ai pas voulu les prendre prisonniers de guerre, à la réquisition du prince d'Orange, car ils ne pouvaient tenir vingt- quatre heures. M. Hiller aura le" bonheur de remettre cette lettre au comte de Bruhl, et de revoir Votre Majesté. Il faut espérer que j'aurai aussi ce bonheur-là, au retour de Votre Majesté de la Pologne; car tout ceci est fini ou on peut le regarder comme tel. Je ne sais quand je pourrai aller un peu chasser àChambord.. Ce ne sera pas encore vraisemblablement cet automne, car l'évacuation du cap Breton et de Pondichéry alongera celle de ce pays-ci. Recevez avec bonté, Sire, les assurances de mon tendre, fidèle et respectueux attachement, avec lequel je ne cesserai d'être, Sire, de Votre Majesté le plus humble, plus soumis et plus fidèle serviteur et sujet M. de Saxe.

MAURICE AU COMTE DE LOSS

(EXTRAIT.) Conclasion de l'amiiBtice.

Mabstuicht; 12 mai 1748.

Je viens de mettre toute l'armée en cantonnements depuis Maestricht jusqu'à Bruxelles ^). Je laisse Lœwendal ici, et je transporte mon quartier-général à Bruxelles. Voilà donc le grand chemin de la paix que nous prenons. Jen suis bien aise; mais on ne tardera pas de s'en repentir; car tout change, et même les opinions

*) L'armistice ayait ëtë publié la Teille, le 11 mai. Vojez Lettrée . et Mémoires^ T. V., p. 156.

Lettres nréoiTES. (1748.) 517

MAURICE A AUGUSTE III

Affaire d'Erfurt. — Conférences avec PuyHÎeiix et Loss. — La paix. — La dauphinc. — Les Russes attendus. — SSaint Hubert et le château de Ter-Vurcn.

Bruxelles, l*^''août 1748.

(Voyez: page 204.)

MAURICE A AUGUSTE III

M. Le Fort. — Nouvelles de chasse. — Les bruyères de Chamboçd. — Projet de visite.

o à ChahboiiD; le 10 novembre 1748.

Oserai-je prendre la liberté de supplier Votre Majesté de permettre à Le Fort, qui est dans vos gardes du corps, Sire, de servir en France, pendant deux ou trois ans^)? Il a un oncle qui a près de quatre-vingts ans, et qui possède plus de quatre millions de bien. Ce bonhomme est capricieux comme le sont la plupart des gens de son âge. Il n'a que des neveux, mais qu'il a éloignés de lui. J'ai quelque crédit sur son esprit: il a voulu que Le Fort quitte l'état militaire, et qu'il vienne demeurer avec lui, ce qui ne l'aurait mené qu'à se brouiller ensemble; enfin il a consenti et j'ai obtenu sa parole que, pourvu qu'il reste avec moi, il le mettra au fait de ses affaires ; ce qui mène Le Fort à être son principal héritier. Le chevalier de Saxe consentira difficilement à cet arrangement, si Votre Majesté n'a la bonté de me secourir encore de Son autorité.' Il y aurait un moyen simple et qui attacherait Le Fort au service de Votre

*) Cette demande fut accordée, et le major baron Le Fort soigna Maurice dans sa dernière maladie. Voyez l'Appendice.

518 MâUBICE PBDIT par lui - MÊME.

Majesté, ce serait de lui laisser espérer qu'il sera admis un jour au nombre de vos aides de camp, Sire.

J'ai lu dans les nouvelles publiques que Votre Majesté avait tué trois ours à une chasse. Nous ne portons pas notre ambition si haut dans ce pays-ci: des perdrix rouges font notre principal objet. J'ai tué quelques sangliers assez grands et j'ai forcé douze daims depuis le 20 du mois passé. C'est un très bon courre que Chambord; c'est presque tout bruyères, mais comme il n'y en a nulle autre part, car l'on a peine à y voir les bois d'un cerf, tant elles sont hautes.

Mon régiment arrive dans ces environs le 26 de ce mois; après que je l'aurai établi, je retournerai à Versailles et à Paris, où je chercherai à prendre un peu de repos, et à prendre mes. arrangements pou/ aller faire ma cour au printemps à Votre Majesté, qui est la chose du monde que je désire le plus ardemment. L'on ne saurait rien ajouter au très -profond respect avec lequel je suis, Sire, de Votre Majesté le très-humble, très-obéissant et très-soumis serviteur et sujet ^^ j^g g^xB

Posi-scriptum.

Il fait ici un temps admirable, même trop chaud; l'on ne saurait encore supporter le feu dans les chambres, et la moitié des feuilles sont encore vertes.

en.

MAURICE A AUGUSTE HI

fievenu de Dresde, Maurice a revii la daaphine à son retour de Forges. Bonnes nouvelles et prédictions.

Versailles, le 26 aorit 1749.

(Voyez: page 206.)

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