‹ Maurice, comte de SaxeChapitre 103 sur 103 · LE CHARGÉ D'AFFAIRES DE SAXE A M. LE COMTE DE BRUHL · texte numérisé non relu

LE CHARGÉ D'AFFAIRES DE SAXE A M. LE COMTE DE BRUHL

(EXTRAIT

Pari», le décembre 1750.

Ce fut hier mutin, entre 6 et 7 heures, qu'il (le comte de

Saxe) décéda ù Chambord. après une maladie du huit jour», qui a commencé à se déclarer dimanche, le du passé, par une fièvre cou tinue, avec des transports qui ne lui ont laissé que par intervalles, une heure ou deux de suite, la tète libre. 11 avait ordonné de cacher sa maladie

177G et 1778.) T. III., p. 70, celle «pie la marquise adressa h Friesen après avoir reçu

lu nouvelle de la mort du maréchal :

..Tuile la France pleure avec nous la perte du grand homme qui lui a fait tant d'honneur. Il était vieux cl accablé d'infirmités: la mort et. ut un bien pour lui. Il n'y a «pie FElat qui soit à plaindre d'avoir perdu son défenseur^ tous les bons Français sont dans l'affliction: le roi, qui la partage, veut vous* donner des marques de son estime pour le maréchal de Saxe et l'honorer, après sa mort, dans son neveu. Il vous laisse le château de Chambord avec toutes ses dépendances et les mêmes privilèges dont feu votre oncle jouissait." . .

I.e baron Grimm, qui reproduit celte lettre dans ses Mémoires (T. I., p. 57.), la trouve ^froide et compassée." et ajoute que Friesen n'aurait jamais somré „ à mettre à l'épreuve tes offres brillantes de la fière marquise." . . . . Voilà comment on £cril l'histoire' I.e neveu du maréchal fut, en vérité, trop heureux de recevoir le cadeau royal que lui annonçait la marquise, et. la preuve se trouve encore aujourd'hui sur les mur» du château de Chamhord, c'est rccuss.ni du dernier comte de Friesen.

') Voy<i£ le commencement cette lettre, dti 5 septembre 1750, p.

2) Mémoires du «lue île l.uynes. T. X, p. 356

Les derniers jours du Maréchal db Saxr.

A côté du récit dramatique du Grimm, le sobre langage de cette dépêche officielle paraîtra quelque peu sec et froid; cependant la vérité historique a bien aussi son charaie, et l'histoire n'a rien à ajouter au rapport de M. de Spinliirii, si ce n'est la liste des saignées que Rotli et I*e Fort éitnmorcnt dans leurs lettres. Cinq sn ignées en vingt-quatre heures. . . . après la vie qu'avait menée Maurice, après la terrible maladie qu'il avait faite en 1745, n'était-ce pas assez pour achever le robuste lils d'Auguste le Fort? Le marquis d'Argenson déjà, dans son Journal, accuse la lancette des médecins, et nous ne pouvons que confirmer son verdict, après avoir soigneusement examiné tous les documents que l'on conserve tant à Kœthaqu'ù Dresde sur les derniers jours du maréchal; du moins n'avons-nous pu y découvrir une syllabe qui puisse rtre invoquée h l'appui «In récit de Grimin et de la légende du duel.

lui Erschehvcn ist begriffen :

DEUTSCH-KELTISCHES,

• OESCHICHTUCH-OEOCfRAPHISCHES

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WEST-ASIENS UND NORD-AFRIKA'S

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