‹ Maurice de GuérinChapitre 10 sur 125 · LES PREMIERES ŒUVRES PUBLIEES I · texte numérisé non relu

LES PREMIERES ŒUVRES PUBLIEES I

ductions mises au .jour par Maurice est assurément la lettre adressée par lui à M. de la Morvonnais en février i83/i, et qui a paru dans la France catholique de i83/i (p. 177 et 2x3), en deux articles. L'éditeur de Guérin, Trébutien, qui donne ces pages (p. 273- 280, édit. in-i2 ^) s'est abstenu de révéler leur publication antérieure par l'auteur lui-même. Si je crois devoir les signaler, c'est qu'on peut y voir le premier hymne chanté par le poète de la Bacchante à la gloire de la Nature. Le génie de notre écrivain y apparaît déjà avec quelques traits fortement caractérisés ; son évolution « naturiste 0 est commencée dès ce moment, et elle s'affirme dans ce morceau superbe de la manière la moins équivoque, avec un éclat surprenant. Cet essai passa complètement inaperçu ; il n'eut point de lendemain, et personne, semble-t-il, ne songea à y reconnaître les prémices d'un talent original. Tout le monde fait partir du célèbre article de George Sand dans la Revue des Deux-Mondes, daté du i5 mai i84o, la révélation du génie littéraire de Maurice, encore inconnu la veille ; il n'en est que plus piquant de constater que, de son vivant, six ans avant la publication posthume du Centaure, Maurice avait déjà livré, au grand public des pages qui donnaient un indice certain de sa valeur singulière et qui laissaient deviner chez lui un poète véritable. Cette circonstance valait la peine d'être précisée, d'autant mieux qu'elle a

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