‹ Maurice de GuérinChapitre 100 sur 125 · AUTRE SONNET AU MÊME · texte numérisé non relu

AUTRE SONNET AU MÊME

Quand l'étoile d'amour, la plus belle des cieux, File vers l'Occident et se couche dans l'onde Où nous voyons couler tous les bonheurs du monde. Laissant à peine après quelque lueur aux yeux ;

L'imagination va faire ses adieux A cette belle étoile, avant la nuit profonde, Avant que tout soit noir et que tout se confonde Dans le cœur devenu comme un puits ténébreux.

Alors elle s'en va, l'habile filandière.

Suspendre ses réseaux et sa gaze légère

A quelque branche frêle où luit un peu de jour.

y MAURICE DE GUERIN

Et se laissant aller à cette balançoire.

Elle s'y joue en l'air, tant que dans l'âme noire

Surnage encore un brin des lueurs de l'amour.

La Chênaie, août i833.

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