‹ Maurice de GuérinChapitre 101 sur 125 · MÉLODIE AUTOMNALE · texte numérisé non relu

MÉLODIE AUTOMNALE

L'Automne qui nous laisse, Charmante en sa vieillesse L'Automne va mourant.

En souriant.

Ce soir avec mystère Elle a paré la terre Des plus doux, des plus longs De ses rayons.

Elle a fait la parure Mélancolique et pure Du ciel en bandeaux blancs.

Bien ondoyants ;

Et celle des collines, En longues robes fines De flottantes vapeurs Aux cent couleurs.

Les caresses soyeuses De ses deux mains flatteuses Ont adouci l'élan De l'Océan.

Et comme un débonnaire. Des ondes le vieux père Sourit et va chantant L'antique chant,

Page 1