SA CONVERSATION
quent le culte qu'on professait à l'égard de Chopin dans la famiUe Egger. Après sa mort, Emile Egger publia un petit volume de A^ers dont Chopin « avait lu d'un œil mourant les dernières épreuves », Anonyme et non mis dans le commerce, ce volume est intitulé : « Au coin du feu. Vers dédiés à mes amis. Paris. Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n" 9, janvier i844- »
Ces vers, remarque mon correspondant, sont très médiocres, à l'exception de la pièce « A un papillon », jeu de rimes et de rythme fort bien réussi qui pourrait figurer dans une anthologie. Parmi les autres il y a ce quatrain :
XXXIX. A George Sand, après avoir lu sa Notice sur feu George (sic) de Guérin, l'auteur du Centaure.
Merci, car le voilà sur son char de victoire ! Merci, car à son front, Sand, vous avez ôté. Pour y poser soudain l'auréole de gloire. L'auréole d'obscurité I
Une note fort utile apprend au lecteur que ces derniers mots figuraient dans une lettre de Guérin citée par G. Sand dans son article. M. Victor Egger croyait se rappeler, en outre, que Chopin avait porté à G. Sand le Centaure et les avitres documents qui figurent dans l'article de i84o.