‹ Maurice de Guérin, d'après des documents inéditsChapitre 110 sur 141 · RÊVERIE · texte numérisé non relu

RÊVERIE

A propos d'une Lrise qui passe.

Mais d'où vient qu'un air doux et simplement chanté,

Le vague d'un soupir par la brise jeté,

Une histoire d'amour, la plus simple peinture

Qu'on retrace en passant d'un malheur arrivé

« A. quelque jeune cœur pour avoir trop rêvé, >>

Tout cela, moins encor, tire aussitôt des larmes

De mes yeux attendris ; que je trouve des charmes

Sans seconds à sentir ainsi mes yeux perdus

Dans ces pleurs ; et qu'après les avoir répandus

J'ai pour un jour et plus d'une mélancolie

Dont l'entretien est cher à mon âme amollie ?

D'où vient encore, hélas 1 que le sommeil trompeur Conspire chaque nuit à décevoir mon cœur ? Qu'il fait autour de moi tlotter en des nuages Des fantômes charmants, de fidèles images

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