V. — La fin d'une énigme
Eugénie de Guérin et Jules Barbey d'AurevillY*
Le i5 novembre dernier (1909), la Revue des Deax-Mondes ' a publié sous la signature de M. Ernest Scillière, un article intitulé Eugénie de Guérin et Jules Barbey d'Aurevilly. A l'occasion d'une solennité littéraire'^. Dans cette élude, élaborée pour la plus grande partie à l'aide des données récemment fournies par les Lettres de Barbey d'Aurevilly à Trébutien ^, l'auteur se propose de nous raconter un épisode de la vie d'Eugénie qui offre, pour tous les fervents des deux Guérin comme pour ceux de Barbey lui-même, un saisissant intérêt. « D'un commun accord, d'Aurevilly et Trébutien, — quand ils publièrent les Reliquiœ d'Eugénie en i856 — laissèrent dans l'ombre certains incidcns qui avaient agité la courte vie de leur héroïne ; mais, sur ces incidens significatifs, les lettres de d'A.urevilly (qui viennent d'être livrées au public) se montrent plus explicites, et ses confidences, aujourd'lmi placées sous nos yeux, nous conduisent à intercaler dans la biographie d'Eugénie un chapitre sentimental qui échappait hier encore aux historiens de cette àmc d'élite. » Tel est le sujet de l'intéressante étude donnée par M. Soillière.
Certes, cet érudit distingué est parvenu, en utilisant les renseignements fournis par le Journai et les Lettres d'Eugénie, en même temps que les Menioranda et la Correspondance publiée de Barbey d'Aurevilly, ta reconstituer une partie de cette émouvante histoire, mais il n'a pas réussi, faute de documents "*, à faire la lumière sur l'un de ses épisodes les plus