LES MANUSCRITS DES OEUVRES DE GUERIN
nous offre les quinze lettres à d'Aurevilly et celles qui furent écrites par Guérin à Madame***, au cours d'une passion qui atteignit une intensité extraordinaire. Ces épîtres, où vibrent des accents d'une beauté incomparable, sont totalement inconnues. Le troisième recueil comprend les poésies d'Eugénie de Guérin dont beaucoup n'ont pas encore vu le jour. Quant aux: deux derniers manuscrits, ils sont remplis par les lettres d'Eugénie à Madame de Maistre ; un certain nombre d'entre elles n'ont pas été publiées. Le cinquième manuscrit est dune écriture fine et soignée qui n'est pas celle de Trébutien. En oitre des éléments fournis par ces divers recueils, j"ai pu consulter, grâce à de très gracieuses communications dont je ne saurais trop remercier M. de la Blanchardière, petit-fils de H. de la Morvonnais, Mademoiselle Rcad, toujours si bienveillante aux chercheurs, et mon jeune ami M. Louis Loviot, toute une série d'autres manuscrits des lettres de Maurice. Signalons seulement celui qui provient de la bibliothèque du regretté Alidor Delzant et celui — copié par Trébutien — qui porte le titre de Gaeriniana. Un autre manuscrit, portant la même rubrique et semblable à celui que nous avons eu entre les mains, a fait partie de la vente de La Sicotière*. Il faut ajouter à tous ces manuscrits, oii
I. II a été acquis par un écrivain éminent, dévot de Guérin, qui m'a oftert, très gracieusement, de me le communiquer. Tous les manuscrits intitulés : Giieriniana, semblent bien renfermer les mêmes textes. Un ministre bibliophile en possède un également.