CHAPITRE VI Guérin poète
Les poésies de M<iurice. — Comment elles nous ont été conservées. — Gh.-A. Chopin. — Une lettre de d'Aurevilly, — Caractère des œuvres poétiques de Guérin. — Trois jugements littéraires Barbey, >Iarzan, Sainte-Beuve. — Une publication d'ensemble est-elle désirable ? — Le chef-d'œuvre poétique de Guérin. Quelques pièces inédites. — La Promenade dans la Lande. Hippolyte de la Morvonnais. — Son caractère. — Le foyer du Val. — Marie. — Hippolyte et les questions sociales. — Son rôle de précurseur. — Vœux émis à son sujet.
Le poète que Guérin poitait en lui depuis les années du Cayla se révéla décidément à partir de son arrivée à la Chênaie ; tout l'y invitait: les conditions de sa retraite, une passion récente, le voisinage d'une nature grandiose et inconnue. Ces productions sont peu connues et injustement dédaignées. Trébutien n'en a publié que onze, auxquelles il faut ajouter le Crucifix, publié à part par la famille, et la pièce intitulée Sur les cendres de Varsovie, donnée dans le journal de Lamennais et qu'on trouvera à la fin de notre volume. 11 en subsiste au moins vingtsept autres, dont quelques-unes très étendues, qui nous ont été conservées dans l'important manuscrit de la bibliothèque de M. de la Sicotièie^ Nous en
I. Un manuscrit analogue doit exister à la Bibliollièque municipale de Caen.