‹ Maurice de GuérinChapitre 35 sur 44 · Son frère Êrembert · texte numérisé non relu

Son frère Êrembert

bien sort de partout; c'est comme une pondre d'or sul)tile dont il n'y a rien aui ne recèle quelque mol'^cule...

Je vis fort tranquille sous mes rideaux, et attendant avec assez de patience, grcàce aux soins de Caro, aux livres et aux songes, la guérison que m'apportera le soleil. Je me plais assez dans cette séquestration presque complète du reste du monde; car je ne suis pas aussi ennemi de la solitude que tu pourrais le penser, et il y a en moi, bien avant en moi, des goûts et même des besoins que ne désavoueraient pas les amis les plus décidés de la vie de la campagne. J'espère que Dieu fera mûrir en même temps ces pensées et les moyens qui serviront à les réaliser.

M. Buquet est veim me voir le jour de ton départ, quelques heures après. 11 est revenu hier pour causer avec moi, comme tu le veux. 11 doit revenir la semaine prochaine; enfin, j'espère que tout ira pour le mieux.

Ma gorge me fait un peu moins souiïrii-. Je dors assez bien et mange des sucrer<2s, goût primitif en moi, comme tu sais.

Ta lettre se croisera Siins rfoute avec la mienne et m'apportera, sans manquer, de^^ nouvelles de votre voynge à tous. Dis à ces damcj> «ombien je suis impatient d'avoir ces nouvelles, et donne-leur celles du malade, qui veut tenir la promesse qu'il a faite à leur sollicitude, qui lui est chère.

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