‹ Maurice de Saxe et le marquis d'ArgensonChapitre 10 sur 31 · Journal et Mémoires de éCArgenson (t. IV, p · texte numérisé non relu

Journal et Mémoires de éCArgenson (t. IV, p

porter sa réponse au roi de France par un envoyé extraordinaire, choisi parmi les grands de sa cour, le duc d'Huescar. La reine se vantait tout haut du bon tour qu'elle jouait ainsi à Vauréal : € Je l'ai bien attrapé, » disait- elle. Peut-être pas tant qu'elle le croyait : l'habile homme, après avoir essuyé le premier feu, n'était peut-être pas fâché de laisser suivre ailleurs une affaire qui commençait si mal et pouvait plus mal finir.

La lettre de Philippe V à son neveu ne manquait ni de dignité ni d'adresse. Tout en insistant sur les engagements pris à son égard et le déshonneur d'y manquer, il ne se bornait pas à faire appel à la foi jurée, il discutait la situation politique avec des considérations qui avaient leur valeur. Était-ce à la France victorieuse en Flandre et en Italie à céder ainsi, sans le disputer, le terrain qu'elle venait de conquérir? Était-ce à la tête d'une armée de quatre-vingtdix mille hommes qu'il fallait signer une paix honteuse? Quant au motif tiré de la défection du roi de Prusse, ce ne pouvait être qu'un prétexte, puisque la négociation était engagée et même déjà conclue à Turin avant qu'on y eût eu la nouvelle de la paix de Dresde : « Je ne puis donc penser, disait le roi, que ce soit Votre

Majesté qui se soit déterminée à de pareilles choses, qui ne répondent nullement à l'amitié qu'Elle veut bien avoir pour moi et pour ma maison. C'est sans doute un outrage de qui serait bien aise de nous voir mal ensemble. Que Votre Majesté me permette qu'en même temps que je le reconnais pour le chef de notre maison, je prenne la liberté, comme le plus vieux, et par conséquent plus expérimenté qu'un autre, par les conjonctures épineuses où je me suis trouvé, de lui conseiller de ne point écouter les conseils de ceux qui veulent l'éloigner de l'union sincère et constante que je crois avoir méritée par la bonne foi avec laquelle je lui ai toujours été attaché. Je me persuade que Votre Majesté pourra bien s'imaginer que l'inexécution de traités qui sont trop récents pour qu'on puisse les avoir oubliés, la limitation du temps qu'on me prescrit pour donner la réponse, et encore plus les menaces qu'on y insinue, ne sont pas des moyens propres pour la conserver. Je connais trop la justice de Votre Majesté pour pouvoir croire qu'Elle pense de la sorte, et bien que je l'aie vu écrit de sa main, je le crois inspiré par des gens qui couvrent leur malice d'une apparence de bonne intention. »

ET LE MARQUIS d'ARGENSON. 159

L'original de ce portrait était aisément reconnaissable, et d'Argenson, si Louis XV lui communiqua la pièce, ne dut pas s'y méprendre. Et comme l'envoi était complété par une lettre de la fille de Louis XV à son père, le conjurant de ne pas abandonner son époux, et une autre d'Elisabeth à la dauphine sa fille, il put bien imaginer que dans ces épanchements de tendresse conju* gale et filiale, il était peint sous des traits plus noirs encore *.

A Versailles, d'ailleurs, il commençait à mal passer son temps. On n'avait pas voulu prévenir de la communication faite à Madrid l'envoyé d'Espagne, Campo Floride (le même dont Vauréal a fait un portrait si peu flatteur), mais l'éveil fut donné à l'ambassade par un membre même du conseil, le ministre Maurepas, qui, inquiet de voir de si longs et de si fréquents tête-à-tête entre le roi et un collègue qu'il n'aimait pas, en soupçonna vaguement le motif. Le vieux courtisan, d'ailleurs, né pour l'intrigue, partout où il flairait un mystère, était pressé de le dépister. Poussé par lui, Campo Floride s'en vint droit à Marly demander au roi s'il était vrai qu'on eût

1. Philippe V à Louis XV, 30 janvier 1746. {Correspondance €^Espagne. — Ministère des affaires étrangères.)

expédié à Madrid une dépêche importante dont il ne connaissait pas le contenu. Le roi, jugeant que la dissimulation n'était plus de saison, trouva plus commode de convenir de tout, et raconta même les détails du traité. Le marquis avait l'oreille dure, et comme il arrive aux sourds, ne mesurait pas lui-même la portée de sa voix : le dialogue devenant très vif, il poussa, dit d'Argenson, de véritables hurlements qui furent entendus du dehors. Puis, il descendit en droiture chez le ministre, se plaignant aux échos, surtout de la sotte figure que lui faisait faire Tignorance cù on l'avait laissé. D'Argenson, devant ce tapage ridicule, eut peine à garder son sérieux. — « Qui sommes-nous donc, lui dit-il, vous et moi, pour mêler nos personnes aux grands événements qui regardent les grands États? Un point tout au plus. Un capucin réfléchissait en regardant les astres; on lui demanda compte de sa pensée : il dit qu'il songeait à la difi'érence qu'il y a d'un astre à un capucin. Tel est, monsieur, par rapport à nous, l'intérêt d'un bon partage de l'Italie *. »

1. D'Argenson à Vauréal, 29 janvier 1746. {Correspondance d'Espagne, — Ministère des affaires étrangères. — Journal^ t. IV, p. 297.)

Les meilleures plaisanteries n'ont jamais remédié à rien : l'éclat était fait; et ce que le roi avait dit à un ministre étranger, il ne pouvait le cacher plus longtemps aux siens. Il fallut, dès le lendemain, convoquer le conseil pour le mettre au courant de tout. La consternation, dit d'Argen- Bon, fut terrible. Tous les ministres étaient surpris, offensés, alarmés. Personne ne voyait clairement où tendait ce brusque changement de politique, ni jusqu'où le roi y était engagé, ni s'il y persisterait, ni ce qu'en penseraient la reine, le dauphin et les princesses, et dans le doute c'était à qui tirerait son épingle du jeu, chacun jurant qu'il n'avait rien su de l'affaire et n'y était pour rien. Le ministre de la guerre surtout tenait à dégager sa responsabilité, en faisant bien connaître qu'il n'avait été prévenu que quand tout était décidé. En attendant, la nouvelle circulait de bouche en bouche, de la cour à la ville, confirmée bientôt par la venue d'une ambassade extraordinaire d'Espagne. Les conversations, les commentaires allaient leur train, et d'Argenson sentait le terrain ministériel s'ébranler sous lui. A la vérité, il avait comme consolation Tapprobation de Voltaire, qui, à peine averti par le bruit public, lui écrivait dans un accès d'admiration

toute lyrique : « Je vous fais mon compliment de la belle chose que j'entends dire. Comptez que quand vous serez au comble de la gloire, je serai à celui de la joie. Souvenez-vous, monseigneur, que quand vous ne pensiez pas à être ministre, je vous disais qu'il fallait que vous le fussiez pour le bien public. Vous nous donnerez la paix en détail; vous ferez de grandes et bonnes choses, et vous les ferez durables parce que vous avez justesse dans l'esprit et justice dans le cœur. Ce que vous faites m'enchante, et fait sur moi la même impression que le succès A'Armide sur les amateurs de Lulli... Les Italiens feront des sonnets pour vous, les Espagnols des rondedillas, les Français des odes, et moi un poème épique pour lé moins. Ah! le beau jour, que celui-là, monseigneur! En attendant, dites au roi, dites à madame de Pompadour que vous êtes content de l'historiographe *. »

C'était bien d'être loué, mieux valait encore réussir, et d'Argenson lui-même ne devait pas tarder à penser que pour avancer les affaires, un peu de raison à Madrid, un peu de fermeté chez Louis XV, un peu de loyauté chez Charles-

1. Voltaire, CoiTespondance générale^ 14janviei>n février 17^6.

Emmanuel, étaient préférables à tous les compliments du monde.

Pendant que tout était ainsi à trouble et confusion dans le cabinet français et que force était bien de mettre en panne jusqu'à l'arrivée de renvoyé espagnol, à Turin, au contraire, la situation devenait d'heure en heure plus aiguë et plus pressante.

Champeaux, en arrivant trouvait, comme il devait s'y attendre, et comme Montgardin l'en avait prévenu, l'humeur très changée avec les circonstances. La pacification, maintenant connue, de l'Allemagne, et l'espoir (bien qu'encore éloigné) de l'arrivée des secours autrichiens avaient fait renaître la confiance dans l'entourage royal. Emmanuel et ses ministres commençaient à se demander s'ils ne s'étaient pas bien pressés, en signant l'engagement du 26 décembre, de se prêter à un acte d'une loyauté douteuse qu'une extrême nécessité pouvait seule justifier* A vrai dire, même dès le premier jour, cette démarche compromettante, une fois consommée, les avait laissés dans un grand trouble d'esprit. Non que ce fût le scrupule de manquer de foi à d'anciens alliés qui les tourmentât, — leur conscience ne parlait pas si haut, — mais c'était la

crainte de s'être brouillés avec leurs amis d'Autriche et d'Angleterre, sans être parfaitement sûrs de la durée et de la solidité des nouveaux liens qu'ils contractaient. La preuve de l'état d'incertitude et même d'angoisse où ils restaient, c'est qu'ils avaient cru devoir faire part d'une résolution si contraire à leurs obligations envers l'Angleterre, à qui? au ministre d'Angleterre lui-même, M. Villette, en lui faisant promettre, sur sa vie et sur son honneur, d'en garder religieusement le secret, mais ils le suppliaient, en même temps, de faire partir un courrier de son ambassade pour plaider auprès de sa cour les circonstances atténuantes de leur défection. Le roi avait voulu s'en expliquer en personne avec l'agent anglais dans un entretien où il. donna les marques de la plus extrême douleur et protesta que jamais rien dans sa vie ne lui avait plus coûté. L'Autriche, disait-il, s'était si mal comportée à son égard et lui prêtait si peu d'aide, qu'il ne se croyait pas obligé de se justifier auprès d'elle; mais le roi d'Angleterre, son meilleur ou plutôt son seul ami, il ne se consolerait jamais d'être accusé de lui manquer de parole et d'être devenu indigne de son affection. Mais que pouvait-il faire cependant? George lui-même

était menacé sur son trône et ne pouvait lui apporter aucun appui. Devait-il attendre que les généraux français et espagnols vinssent l'assiéger et le prendre, lui et sa famille, dans sa capitale? Villette, touché de ces considérations (qui en ce moment-là paraissaient encore sans réplique), avait promis de s'en rendre Tinterprète et il allait même jusqu'à garantir qu'on y aurait égard à Londres, le roi d'Angleterre n'ayant jamais voulu que le bien de son allié et non sa perte. Sur quoi, Charles-Emmanuel, un peu soulagé, s'était empressé de dire qu'après tout rien n'était définitif, et que les deux souverains amis trouveraient toujours bien quelque moyen de maintenir entre eux une correspondance secrète qui leur permit de veiller à leurs intérêts communs. Bref, il était clair que ce que le cabinet piémontais cherchait avant tout, c'était la suspension d'armes, qui le dégagerait d'un danger pressant, et qu'une fois cette délivrance d'un péril immédiat obtenue, il espérait pouvoir reprendre sa liberté pour en faire usage dans le sens où la fortune des combats lui ferait espérer de rencontrer meilleure chance et plus de profit *.

1. Villette, ministre d'Angleterre à Turin, au duc de Newcastle, 31 décembre 1746 et 3 janvier 1747. {Correspondance de Turin,

On peut juger, dès lors, combien Champeaux fut mal reçu quand il lui fallut convenir qu'au lieu de l'armistice attendu et de l'assentiment promis de l'Espagne, il n'apportait qu'un nouvel instrument diplomatique à rédiger et à débattre. Le mécompte était grand, et Gorzegue ne se fit pas faute de le laisser voir. Cependant, s'il n'eût été question, comme Champeaux se hâta de l'assurer, que de traduire en termes plus précis des points déjà accordés, un changement de forme, n'altérant pas le fond, n'aurait pas donné prétexte à une contestation sérieuse.

Mais la lecture du document apporté par Champeaux fit voir qu'il était loin d'en être ainsi et

— Record office.) — Cette étrange commmunication faite au ministre d'Angleterre d'une négociation qui était un véritable manque de foi envers le gouvernement britannique parait avoir été ignorée de l'historien de Charles-Emmanuel UI, M. Carutti, et de rhistorien de Marie-Ttiérèse, M. d'Ârneth. Je n'en avais trouvé la trace que dans un écrit du comte Selopis, intitulé : Délie relaztoni politiche ira la dinastia di Savoia ed il govemo britannico (1240-1815. — Turin, 1853, p. 82, 164). C'était un des points que j'aurais eu particulièrement à cœur de vérifier dans les documents des archives de Turin, dont la communication m'a été refusée. J'y ai suppléé par la dépêche anglaise, consultée et copiée au Record office de Londres. W résulte de la dépêche de M. Villette qu'il eut connaissance des moindres détails de la mission de Champeaux, du déguisement que cet agent avait pris, du faux nom qu'il portait, et qu'il put prendre lecture de ses notes. On se demande alors qui Charles-Emmanuel espérait tromper, de George II ou de Louis XV, et si c'était à Londres ou à Paris que ses agents étaient charges soit de mentir, soit de dire la vérité.

qu'il s'agissait de toute autre chose que de donner une tournure diflférente à des idées convenues. Des dispositions y étaient insérées, non pas nouvelles (ce qui eût pourtant été grave), mais au contraire déjà discutées et écartées : ainsi les deux premiers articles consacraient bien le partage territorial, tel que l'acte du 26 décembre l'avait établi ; mais le troisième (ô surprise !) n'était que la reproduction à peu près littérale du projet de confédération italique, deux fois proposé au cabinet piémontais et deux fois repoussé par lui avec énergie. Et pour en assurer tout de suite l'exécution et bannir sans délai tout Allemand du sol italien, on revenait à l'idée d'enlever le grandduché de Toscane à l'époux de Marie-Thérèse. On a, en vérité, quelque peine à le croire, — à cette heure suprême, quand toutes les minutes étaient comptées et que le moindre retard remettait tout au hasard, — d'Argenson, sous l'empire d'une préoccupation passionnée, n'avait pu se défendre de tenter, en faveur de la généreuse conception qui lui était chère, un effort vraiment désespéré *.

1. Ce fait est tellement étrange que j*ai hésité moi-même à y ajouter foi. Cependant le texte du projet de traité, inséré par d'Afgenson lai-même en appendice à son journal, ne laisse à cet égard aucun doute; il y est dit en propres termes : « Il sera slfi^né de la part de Sa Majesté Très Chrétienne, de Sa Majesté

La réapparition inattendue de cette exigence, dont on croyait avoir fait justice, porta au comble rémotion de Charles-Emmanuel et de ses ministres. Leur situation, en effet, devenait de plus en plus critique. D'une part, nous dit un historien piémontais, la signature du procès-verbal du 26 décembre avait été un acte plus nécessaire qu'agréable. Les secours maintenant attendus de l'Autriche rendaient la nécessité moins pressante. Le retard du concours de l'Espagne rendait les avantages plus douteux. Et c'était dans de telles conditions que la France, loin de modérer ses

Catholique et de Sa Majesté le roi de Sardaigne, un traité particulier contenant les conditions de Punion et association qui sera formée entre les princes les plus considérables de ritalie pour maintenir conjointement et de concert le repos et la tranquillité dans cette partie de l'Europe et pour empêcher qu'aucune armée étrangère puisse jamais y entrer sous quelque prétexte que ce soit. » {Journal et Mémoires de dCArgenson, t. IV, p. 464.) — Faut-il donc penser que Champeaux, désireux de ménager d'Argenson, ne Tayait pas suffisamment averti de la résistance invincible qu'il trouverait sur ce point dans le cabinet piémontais? J'ai été un instant tenté de le supposer, d'autant plus que la note piémontaise, si catégorique, que j'ai citée plus haut, ne figure pas dans les pièces restées au ministère des afl'aires étrangères; mais cette omission s'explique par le fait que Champeaux, envoyé seul, sans secrétaire, avertit lui-même qu'il ne peut donner copie de tous les documents échangés entre lui et le ministre piémontais et qu'il se borne à en analyser la substance. En tout cas, la première note remise par Montgardin, le 12 novembre à Paris et le silence gardé dans Facte du 26 décembre devaient avertir suffisamment de Pimpossibilité de faire insérer, dans un acte tardif et dont la conclusion était gente, une disposition de cette importance.

ET LE MARQUIS d'aRGENSON. 16^

demandes, y ajoutait des exigences qu'elle savait particulièrement désagréables! C'était une prétention exorbitante, et qui ne pouvait être admise. Mais, d'un autre côté, renvoyer Champeaux avec un refus tout sec, c'était la rupture immédiate : et les auxiliaires annoncés par Marie-Thérèse n'avaient pas encore franchi les Alpes : avant d'arriver jusqu'aux rives supérieures du Pô, ils devaient passer sur le corps des Espagnols, déjà maîtres de la Lombardie; la capacité des généraux autrichiens n'était pas assez éprouvée pour qu'on pût attendre d'eux, ni une victoire certaine, ni une marche prompte et facile. Les Français, au contraire, étaient encore campés en plein Piémont, en possession de toutes les places fortes (sauf Alexandrie, dont les jours étaient comptés) ; ils pouvaient d'une heure à l'autre, apparaissant devant Turin, mettre la main sur la capitale et sur le souverain. Dans cette alternative vraiment alarmante, Charles-Emmanuel rassembla son conseil des ministres et demanda à chacun son avis^ par écrit. La trace de cette délibération solennelle est ainsi conservée dans les archives de Turin.

Les sentiments furent partagés : le ministre de la guerre, le comte Bogino, qui passait pour avoir été hostile dès le début à toute la négocia-

tion, insista pour le parti le plus décisif. Point de changement, ni dans le fond, ni dans la forme à Tacte du 26 décembre. C'était à prendre ou à laisser. — Un autre des conseillers, le marquis de Borzeglio, inclina au contraire à la concession 6t à la faiblesse : à tout prix, il fallait, suivant ce prudent personnage, sauver Alexandrie et préserver Turin d'un coup de main. On verrait ensuite, si, en prévenant l'Autriche et l'Angleterre, on ne pourrait trouver moyen de se dégager des paroles données. Gorzegue, suivant une voie intermédiaire, proposa de consentir à une rédaction nouvelle des engagements du 26 décembre, pourvu qu'elle fût rigoureusement conforme au programme primitif et qu'on n'y fit place à aucune condition supplémentaire. Il exigeait de plus que cette fois la convention fût définitive, et que la suspension d'armes en fût la suite immédiate. Ce fut l'opinion qui prévalut. Dans les situations difficiles, les termes moyens, sans satisfaire tous les esprits, rallient habituellement tous les suffrages *. La marche indiquée par Gorzegue, d'ailleurs, bien que conciliante en apparence, était en réalité plus adroite et même plus insidieuse qu'elle

Page 1