ACTE III, SCÈNE' I
Que reste-t-il de moi ?... Ce ne sont pas ces mains qui ont perdu leur force, ce ne sont pas ces yeux qui n'ont plus leur éclat, et ce n'est pas ce cœur qui a trahi l'amour...
C'est toi et toujours toi et ce n'est que toimême!... Qu'importe qui tu es, pourvu que je te trouve!... Ah! je ne saurais dire comment cela s'explique.., Quand on aime comme je t'aime, on est aveugle et sourde, parce qu'on voit plus loin et qu'on écoute ailleurs... Quand on aime comme je t'aime, ce n'est pas ce qu'il dit, ce n'est pas ce qu'il fait, ce n'est pas ce qu'il est qu'on aime dans ce qu'on aime ; c'est lui, et rien que lui, qui demeure le même, à travers les
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années et les malheurs qui passent... C'est lui seul, c'est toi seul, où rien ne peut changer qui n'augmente l'amour... Lui qui est tout en toi; toi qui es tout en lui, que je vois, que j'entends, que j'écoute sans cesse et que j'aime toujours...
Oui, oui, embrasse-moi, étreins-moi tout entière!... Nous avons a lutter, nous aurons à souffrir; nous voici dans un monde qui semble plein de pièges... Nous ne sommes que deux, mais nous sommes tout l'amour!..
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