ACTE IV, SCENE I
n'ai plus d'orgueil... Je suis brisée et morte, je me traîne à vos pieds ; et il n'est plus question de ceci, de cela, d'amour ou de baisers, ni de toutes petites choses!... C'est la vie et la mort qui se trouvent face à face, qui combattent sous nos yeux el qu'il faut séparer... Vous ne faites pas un pas!... Ah ! je sais votre haine et que vous détestez cet homme sans défense... Oui, vous avez raison, il est toul ce qu'on veut, il esl lâche, il est fourbe, il est voire ennemi, il a trahi vingt fois, puisque vous y tenez!... Oui, je le reconnais, j'ai eu tort, je l'avoue, et je ne l'aime plus puisque vous le voulez, et je suis prête à tout, pourvu qu'il soit sauvé!... Mais c'est cela qu'il faut, et c'est cela qui compte et tout le reste esl fou!... mais venez, mais venez, je vous dis qu'elle triomphe et qu'elle va l'emporter!.... Voyez, ses mains bleuissent et ses yeux se ternissent et c'esl abominable!...
Joyzelle, ne crains rien; sa vie est dans mes
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mains, et je le. sauverai si tu veux qu'on le sauve...
Si je veux qu'on le sauve!... Mais vous ne voyez pas que si vous hésitiez, mais vous ne savez pas que s'il fallait pour lui... Non, non, je voulais dire... la détresse m'égare... 11 ne respire plus, je n'entends plus son cœur... Vous me semblez si lent!... Vous ne croyez donc pas qu'il y ait du danger, qu'il' faille se hâter?... Je ne parlerai plus; c'est moi qui vous fais perdre des minutes qui peut-être passaient pour le sauver. . . Si vous ne voulez pas le secourir vous-même, — et je comprends cela, car vous ne l'aimez pas, — dites-moi simplement ce qu'il faut que je fasse, pour lui venir en aide; et je saurai le faire... Mais je vois, je suis sûre qu'on ne peut plus attendre et qu'il faut qu'on se hâte...
Je te l'ai dit, Joyzelle, sa vie est en mes
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