ACTE IV, SCÈNE I I
mains et ne peut s'échapper si je n'y consens pas. Je t'avais prévenue . Le poison fait son œuvre et je la reconnais. Seul je puis le guérir, l'arracher à la mort, rappeler sa. vigueur, sa beaulé qui s'en vont; et te le rendre tel qu'il était avant que...
Ah ! je vous en supplie, ne tardez pas ainsi!... Que m'importe sa beauté si sa vie nous échappe!... Rendez-le tel qu'il est, quel qu'il soit, que m'importe, pourvu que je le trouve et pourvu qu'il respire!...
Oui, je te le rendrai. J'ai déjà fait deux fois, — et m'en suis repenti, — ce que je vais refaire une dernière fois puisque tu le demandes; mais c'est un sacrifice que nul autre que toi n'aurait pu obtenir. En lui rendant la vie, je hasarde la
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mienne. Pour réveiller sa force, pour rappeler son âme. c'est une part de ma force, c'est une part de mon âme que je dois lui donner. Il se peut qu'il m'en prenne plus qu'il ne m'en demeure, et que je tombe mort à côlé du rival que j'aurai ranimé... Autrefois je risquais ainsi mon existence pour sauver un passant, presque sans hésiter et sans rien exiger en échange... Mais aujourd'hui, je suis plus prudent et plus sage. Puisque j'offre ma vie, il est juste qu'on la paie, et qu'on la paie d'avance, et je ne la lui donne que si tu me promels le moment le plus cher de la tienne. ..
Comment?... Que faut-il faire?...
pauvre enfant trop pure!... Et vous, pensées chastes, ne vous mêlez donc pa:
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