ACTE IV, SCÈNE I
Pour qu'il te soit rendu.
Non, je n'ai pas compris... Il est des mois, sans doule, que je ne comprends pas... Non, il n'est pas possible qu'un homme qui n'est pas un des princes de l'enfer vienne aussi dans l'instanl où toute la douleur de l'amour ne sait plus ce qu'elle peut espérer, ce qu'elle doit entreprendre... Non, j'ai mal entendu, et je vous fais injure... Il faut me pardonner, je suis vierge, ignorante, et je ne sais pus bien ce que ces mots renferment... Mais je vois à présent... Oui, vous avez raison... Oui, oui, vous voulez dire qu'il est juste que je prenne une part du danger, et que ma vie s'unisse un moment à la vôtre pour créer l'autre vie qui doit le ranimer... Mais cette part, je la veux, je la veux pour moi seule,
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je la veux tout entière, la plus grande possible et je n'espérais pas qu'on pût me la donner!...
Joyzelle, le temps presse... Ne cherche pas ailleurs, tu sais ce que j'exige, et. le mot veut bien dire ce que tu n'oses croire...
Alors, il faudra donc que dans le même instant où il me reviendra, quand je le reverrai respirer dans mes bras et sourire à l'amour qu'il aura retrouvé, je lui arrache tout ce que j'avais donné?... Mais que lui rcste-t-il si vous nous prenez tout; et que vais-je lui dire quand il m'embrassera?...
Tu ne lui diras rien si tu veux son bonheur...
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