‹ Max Buchon et son œuvreChapitre 2 sur 41 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

L'ouvrage que nous présentons est consacré à un écrivain dont l'importance, quoique secondaire, ne saurait étre niée. Choisir Max Buchon pour objet d'étude, ce n’est pas, quoi qu'il semble au premier abord, prendre un sujet de pure curiosité. Cependant, quelle que puisse étre la valeur esthétique de son œuvre, son rôle historique présente un intérêt qui la dépasse infiniment. Aussi, M. Émile Bouvier, dans son ouvrage : La bataille réaliste, e M. Pierre Martino, dans son livre : Le roman sous le second Empire, lui oniils fait une assez large place. Celui qui s'arrête en effet à regarder cet écrivain presque oublié, se voit transporté au centre d’un vaste mouvement likléraire. Si la force qui mène la littérature du romantisme au réalisme n’est pas en lui, du moins il fut un des premiers qui descendirent résolument le courant et qui contribuèrent à hisser le pavillon nouveau. Son œuvre mérite donc une élude pour son rôle dans l’élaboration de l'École réaliste, et cela surtout par son action d’intermédiaire entre les lettres suisses ou germaniques el les leitres françaises.

En second lieu, Max Buchon se montre dans son œuvre étroitement attaché à sa terre nalale. Il possède avant loul le génie du lieu. Il nous révèle l'esprit, les préoccupations, les mœurs du milieu social auquel il appartient. Si la valeur proprement litléraire de ses ouvrages n’est pastrès considérable, ils n’en possèdent pas moins une significalion hislorique,

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même psychologique et ethnographique. Les types qu'il mel en scène dans ses romans el même dans ses poésies, sont toujours vrais. C’est une vérité locale, c’est la vérilé d’un moment, el cela n’est point négligeable. Ainsi Buchon, quoique médiocre, incarne, plus qu'aucun autre, son milieu et son temps.

Nous lémoignons ici notre très vive reconnaissance à M. Pierre Moreau qui nous a inihié à l'esprit français el qui nous a mis sur le chemin de nos recherches. Sans lui ce travail n’eût pu être mené à bien. Nous associons à cet hommage les personnes qui nous ont aidé au cours de ce travail : Me Ch. Dufay, fille de Mme Veuve Buchon-Dufay, qui nous a communiqué diverses leltres inédiles ; M. Georges Gazier, qui nous a donné plus d’un conseil précieux ; M. Charles Léger, qui nous a si largement ouvert ses propres recherches sur Max Buchon ; M. Chambellam, bibliothécaire de Salins, qui nous a facililé notre travail.

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