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dents, qui devaient vite tomber. On considérait encore les grands impressionnistes comme des persécutés, ce qui était à moitié vrai, car s'ils étaient maintenant appréciés, et si bien défendus que les attaques ne comptaient plus, certains vendaient encore médiocrement leurs œuvres; exemple surtout le voisin Renoir qui, dans sa maisonnette du « Château des Brouillards », au revers dela Butte, se maintenait vivant lui et les siens grâce à l'appui et à l'invincible confiance de M. Durand-Ruel. On discutait le pointillisme auquel venait de se rallier Pissarro. Sobre de paroles et attentif de regard, Maufra écoutait ces tirades, mais en discérnait, dans la” bouche de cet étaient déjà marqués du signe pitoyable des ratés, le peu d'effet sur son esprit et le peu d'importance pour ses recherches. Enfin la plupart rentraient, pour la semaine suivante, se remettre au travail sérieusement et la «Place Ravignan » retombait pour huit jours dans un silence observé par les artistes sinon par les marmots piaillant, les gamins intraitables, et les quotidiennes querelles ménagères éclatant dans la grande « maison de rapport »..
Pourtant une après-midi, en novembre 1893, une visite qui devait le frapper plus vivement fut recue par Maufra, au moment où 1l s y attendait le moins. Il était au travail et 1l cria |” «entrez » que l’on répond, assez impatiemment, sans s’interrompre dans ces moments-là. C'était Gauguin, Gauguin laconique, coiffé d'astrakan, et qui commençait avant tout par regarder lentement les esquisses accrochées et celles qui étaient rangées à‘terre. Enfin il disait : «Je sais que vous défendez mon art, et je vous en remercie. Nous suivons une voie toute différente; la vôtre est bonne
(il entendait par là qu’elle était conforme et adéquate à la nature de son jeune camarade) et vous n'avez qu'à continuer.» Cette louange d'un homme qui, dans les