‹ Maxime Maufra, peintre marin et rustiqueChapitre 42 sur 91 · LA RUE DESCENDANTE, A LOCRONAN (FINISTÈRE · texte numérisé non relu

LA RUE DESCENDANTE, A LOCRONAN (FINISTÈRE

etSa carrière. Cesticelle où 1l:va pour la.prémièré fois peindre dans la presqu'île de Quiberon, qui lui deviendra si chère. Cependant il travaillera un peu à Cormeilles-en- Parisis, et il ne se reposera, à sa marière, qu'en passant des vigueurs bretonnes aux fines amabilités des Andelys.

On n'est pas moins surpris de le voir, en 1904, peindre

des couchers de soleil et des grands horizons marins à Beg-Meil, puis des ravins, des torrents et des glaciers dans l'Isère, après avoir saisi des effets de neige à Meudon.

Sans doute, en 1905, il se déplacera moins, affectionnant à ce moment Quiberon, Sauzon, et les rudes merveilles de Belle-Ile, et un peu aussi ses anciens préférés, le clocher et les vieilles rues de Locronan. Toutefois, l’idée d'aller observer les majestueux mouvements d’entrée et de sortie des grands transatlantiques dans ce port du Havre par où il rentra en France en revenant de Londres, avec les perplexités de sa vingtième année.

Presque sédentaire en 1906 -puisquilsSeMContenREs d'aller de Douarnenez à Saint-Jean-du-Doigt, il ne fait, en outre, qu'une exploration d'environs de Paris à Nemours.

Il se partage, en 1907, entre Quiberon et Belle-Ile qui l'attachent de plus en plus, et la Touraine, où la luxuriante rusticité de Lavardin l'enchante extrêmement.

En 1908, nous l'avions rencontré, après un assez long espace de temps, dans un vieux quartier de Paris qui l'enthousiasmait. [1] nous dit qu'il voulait peindre Saint- Nicolas-des-Champs; il le fit en y ajoutant Saint-Séverin, amorçcant une série qui demeure tres A MPaNtiCt vigoureuse dans son œuvre; et il chercha une diversion en allant, tantôt étudier les inondations de la Marne à Chelles et à Lagny, tantôt la lisière de la forêt à l'Isle-Adam. Mais en Bretagne, entre Auray et Belle-Ile comme points extrêmes, il menait à bien une de ses plus riches séries de la presqu'île de Quiberon! |

Paris ne l'avait pas lassé. Il le prouva au cours de 1908 en exécutant des vues du Pont-Neuf et une admirable

Rue Suger, suintante, moisie, oxydée. Le Bois de Boulogne etles Tuileries par la neige, ensuite la Forêt de Fontainebleau, ne lui auraient pas suffi pour faire une année

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