ENTRÉE DU PORT DE PALAIS, BELLE-ILE-EN-MER
complète; ce qui fait que de Cadol en Finistère et d’Auray en Morbihan, il revint à Quiberon et à Belle-]le où :il récolta encore grande variété de beaux sujets.
L'année des grandes inondations, qui parurent alors un cataclysme terrifiant, 1910, il eut assez à faire à Paris, à Nantes, à Saumur, à Villeneuve-Saint-Georges. Nappes
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d'eau étenducs dans les campagnes et montant lentement au pied des maisons et des arbres diminués de hauteur, ponts parisiens et quais finissant par se croire menacés, lui fournissaient une matière assez vaste et dont il tira un excellent parti. Mais comment s’en serait-il contenté, puisqu'il pouvait retrouver quelques beaux motifs laissés en réserve à Belle-Ile; faire un tour dans le grand-duché de Luxembourg, y peindre Vianden, pittoresquement perchée ; et un autre, pas tout à-fait danses direction : à Bordeaux, où il fit un tableau de la Garonne CERICMAETAUE
Belle-lle, Quiberon, La Trinité-sur-Mer avec La Rochelle et l’île d Oléron remplissaient l'année suivante.
Une très importante évolution se produit dans ses curiosités et dans ses goûts en 1912. Entré plus que jamais en pleine possession de ses ressources picturales, excité par ‘une ardeur d'œuvrer et detvivre "sortent convictions esthétiques qui se font de plus en plus vigoureuses et élevées, il obéit à l'impulsion de visiter le Midi. Il rapportera de la chaîne des Maures, d'Antibes et de l’Estérel les éléments d’une remarquable exposition chez Durand-Ruel. Il ne laissera pas pour cela de revenir travailler dans son village favori de Quiberon, et de se divertir à décrire les originalités des vieilles rues et des vieux coins du port à Auray.
On ne peut s'empêcher de se sentir emporte mt à mesure que l'on transcrit l'incroyable enchaînement de toutes ces campagnes. On ne songe pas, à cette époque, que ce peintre infatigablement en train, que l’on voit en si belle humeur de travail et usant largement de la vie sans
MAXIME MAUFRA III
sacrifier rien de l’art, mais au contraire exaltant l’une par l’autre, a un léger et bref, mais assez sérieux avertissement. Comment s'y arrêterait-on, quand on le voit lui-même reprendre promptement le dessus, partir pour l'Algérie en