PYRAMIDES DE PORT-COTON, SOLEIL COUCHANT BELLE-ILE-EN-MER
œuvre, et, après avoir mérité à ce moment d'être surnommé Qle Père de l’Union bretonne », il se contentait de voir adoptées les idées qu'il avait lancées, et si elles devaient être reprises sous d’autres formes, 1l finit par ne plus pouvoir s’y consacrer personnellement.
Plus tard, en pleine guerre, en 1916, la nécessité d'organiser pour l'avenir les forces vives de toutes les provinces françaises lui fit penser à reprendre ses campagnes de 1898 sous une nouvelle forme : la création d’une école d’art industriel à Quimper, dans la partie même où existent encore des éléments de renaissance.
Dans son idée, on se serait adonné « non pas à des recherches de l’art pour l’art, mais d’un art pratique pour des objets d'usage quotidien ». Son plan était très bien établi, très rationnel, et on peut même dire très réalisable. Il ne serait utile d’en faire un examen détaillé dans ce livre, où sont étudiés seulement son caractère et son œuvre. Mais, avant de passer à une analyse générale de cette œuvre, et de dire dans quelles circonstances et dans quel état d'esprit la mort l’interrompit, il nous semblait que le caractère serait mieux précisé par les aperçus que nous avons donnés sur ses idées en art, ses relations avec les artistes et cette ardeur même quil avait apportée à prendre la cause d'un pays qui l'avait si richement inspiré.