‹ Maxime Maufra, peintre marin et rustiqueChapitre 60 sur 91 · LES VIEUX CHÊNES, FORÈT DE FONTAINEBLEAU · texte numérisé non relu

LES VIEUX CHÊNES, FORÈT DE FONTAINEBLEAU

privilégiée, une fois résumée, il nous reste à définir le sentiment qui anime sa production tout entière. Ce sentiment est multiple, mais constamment d'enthousiasme. Cette « fougue », dont il aimait assez souvent à faire son

cri de guerre, il l’apporte dans ses heures joyeuses comme 1S

dans ses inspirations dramatiques. Il sera également heureux dans ses émotions différentes, qu'il peigne, soit les clartés et les transparences de la Loire, de la Touraine ou de la Sarthe, soit les tempêtes furibondes sur la plus rude côte bretonne, soit les falaises sourcilleuses, soit le calme primitif des vieux coins de villages, l’activité ou [la sieste des ports de pêche, soit la démarche presque humaine des barques qui reviennent ou s’en vont. Heureux,“ille sera de même s’il décrit tous ces motifs en pleine franchise du jour, ou s'il les retrouve baignés du fantastique des brumes, ou dorés des illusions prestigieuses qui sont l'aurevoir fastueux du soleil.

Rien que cette diversité, qui fait le trait le plus séduisant de la physionomie de Maufra, est aussi celui qui nécessite le petit effort de volonté nécessaire pour mériter le plaisir de goûter ses œuvres. Mais cela une fois établi, comme nous espérons l'avoir fait, nous n'avons plus qu’à nous occuper de ramener à quelques grandes lignes le classement difficile de ses œuvres, pleines d’unité par leur accent personnel et dans leur entrain inépuisé, extrêmement diverses par le renouvellement perpétuel des sujets et des occasions.

Maufra fut avant tout le peintre de la mer et des coins rustiques de France. Plus particulièrement attirée par les régions de l'Ouest et de l'Ile-de-France, son humeur curieuse le poussa cependant à des excursions vers des contrées toutes différentes, moins fécondes, mais qui font partie non négligeable de son bagage.

Il ne suffit pas de s’en tenir à cette première donnée générale.

Peintre marin, il demandera à l'Océan tout ce qu’il peut donner, alors que bien d’autres répètent toute leur vie une note unique.

C'est ainsi que tout un considérable chapitre de son

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