L'ÉGLISE ET L'ÉTANG DE ROSPORDEN3 FINISTÈRE
Certes, si l’œuvre nous hante comme celle d'un des grands peintres de la mer, elle ne peut pas manquer de nous attacher lorsqu'elle met en scène l'opiniâtre production de la terre, l'effort incessamment renouvelé des fils d'Adam, et les demeures, construites de leurs mains, où
l'instinct et. le besoin “dé se” rassembler [es ramène:
C’est vraiment la contre-partie à l'évocation des voyages et des aventures, et des risques de sombrer qui nous saisissaient en présence des tableaux de la mer. Rien que ce contraste, que le peintre n’a pas cherché, n’a pas systématisé, mais auquel il s'est adonné parce qu'il était vraiment homme et quil avait un sens complet dela 1e en justification de toutes les théories et confessions où nous l'avons vu s'épancher. Autrement, ce ne serait que verbiage.
Nous savons assez maintenant pour n'avoir plus besoin d'en opérer un classement qui serait une fastidieuse redite, en quels pays variés il a porté cette curiosité et cette intelligence de ce que le barbare jargon des philosophes a nommé la nature naturante, et qu'il se sentait sans relâche poussé à rendre par les moyens du peintre, après en avoir subi l'intense et soudaine émotion en tant qu'homme. Un choix succinct des sujets les plus caractéristiques sufira.
Les motifs calmes, frais et paisibles. La campagne nantaise, légère et lumineuse; le Village de la Martinière, par exemple, entrevu à travers son rideau d’arbres;Mles Champs à Morgat, spacieux, avec un bouquet de feuillages arrondis; les charmants et délicats bocages baignés d’eaux courantes et claires de Poncé, dans la Sarthe; ou bien, ne leur cédant point en agrément et en allégresse, les rives touffues et les ponts de Lavardin.
Puis les nombreuses vues des £'nvirons de Paris, à Port-Marly, à l’Isle-Adam, à Champagne, aux Andelys, à Champigny, à Pontoise, à Louveciennes ; toutes très personnelles, en dépit de la difficulté qu'il y avait à l'être pour un peintre après les maîtres de 1830 et après les grands
impressionnistes. Ce qui les rend, pour l'observateur qui ne se condamne pas au jeu, arbitraire d’ailleurs, des