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Cf. max. 349, et la note

nié SES | conduite. =

Quand notre mérite baisse, notre goût baisse aussi.

La fortune fait paraître nos vertus et nos vices, comme la lumière fait paraître les objets?.

La violence qu’on se fait pour demeurer fidèle à ce qu’on aime ne vaut guère mieux qu'une infidélité.

Max. 378 — IV 379 (par suite de l'erreur signalée à propos de la

maxime précédente). — G*, lettre 44, suppl. 42* (cf. p. 380). Max. 379 — IV 380 (par suite de l’erreur signalée à propos des deux maximes précédentes). — Lettre 44, suppl. 43* (p. 380).

Max. 380 — 4° édition, sans changement dans la s° (l'erreur de numérotation de la 4° édition s'arrête ici, en sorte que cette édition comporte deux numéros 380). — Lettre 44, suppl. 44.

Max. 381 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — Lettre 44, suppl. 25* (cf. p. 380).

1. Cette maxime reste peu claire, parce que, comme le note l'édition G.EF, «elle ne détermine pas assez nettement le sens des mots mérite et goût». Après avoir envisagé diverses hypothèses, l’auteur de cette édition marque une légère préférence pour cette interprétation : « Quand nous cessons d’être propres aux choses, nous perdons en même temps notre goût pour elles ». Je suggérerais plus volontiers celle-ci : quand notre mérite baisse, notre goût s'adresse à des objets plus bas. En effet, lorsqu'on parle d’un got bas, on veut dire un goût peu élevé, et non pas un goût peu vif.

2. Cette maxime et la suivante ont «charmé» Mme de Rohan (lettre 45).

Nos actions sont comme les bouts-rimés!1, que chacun fait rapporter à ce qu'il lui plait.

L'envie de parler de nous, et de faire voir nos défauts du côté que nous voulons bien les montrer, fait une grande partie de notre sincérité.

On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner.

On est presque également difficile à contenter quand on a beaucoup d'amour et quand on n’en a plus guère.

Il n’y a point de gens qui aient plus souvent tort que ceux qui ne peuvent *souffrir d'en avoir.

Un sot n’a pas assez d’étoffe pour être bon.

Max. 382 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — G*, lettre 44, suppl. 45* (cf. p. 380).

Max. 383 — 4° édition, sans changement dans la s°. — Lettre 44*.

Max. 384 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — Lettre 44.

Max. 385 — 4° édition, sans changement dans la s°. — Lettre 44.

Max. 386 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — G*.

Max. 387 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — G*.

1. La mode des bouts-rimés s'était répandue vers 1648 dans les salons, à l’instigation (si l’on en croit Ménage) d’un poète nommé

Du Lot. En 1649 avait paru un recueil intitulé L'Elite des bouts-rimés,

et l’on dit que le poète Sarrasin aurait attaqué cette mode dans un poème intitulé Dulot vaincu ou la défaite des bouts-rimés.

Si la vanité ne renverse pas entièrement les vertus, du moins elle les ébranle toutes.

On renonce plus aisément à son intérêt qu’à son goût.

La fortune ne paraît jamais si aveugle qu’à ceux à qui elle ne fait pas de bien.

Il faut “gouverner la fortune comme la santé : en jouir quand elle est bonne, prendre patience quand elle est mauvaise?, et ne faire jamais de grands remèdes sans un extrême besoin.

Max. 388 — 4° édition, sans changement dans la 5 Max. 389 — 4° édition, sans changement dans la 5 Max. 390 — 4° édition, sans changement dans la 5°. Max. 391 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — G*. Max. 392 — 4° édition, sans changement dans la s°. — G*.

1. « Cette réflexion, écrit l’auteur de l'édition G.E-F. est contradictoire à la 200°, qui fait de la vanité le soutien de la vertu. » Une telle objection fait preuve d’un désir de systématisation excessif et maladroit. En fait il n’y a pas contradiction : dire que « la vertu n’irait pas si loin si la vanité ne lui tenait compagnie » revient à dire que la présence de la vanité compromet l'authenticité de la vertu, ce qui ést précisément le sens de la maxime 388.

2. Cf. l'entretien de la Rochefoucauld avec le chevalier de Méré (lettre 49) : « Il est à remarquer (..) qu’il y a du bien et du mal en toutes les choses de la vie, qu’il faut les prendre et les dispenser à notre usage. »

On peut être plus fin qu’un autre, mais non pas plus fin que tous les autres.

On est quelquefois moins malheureux d’être trompé de ce qu’on aime, que d’en être détrompé.

On garde longtemps son premier amant, quand on n’en prend point de second.

Nous n’avons pas le courage de dire en général que nous n'avons point de défauts, et que nos ennemis n’ont point de bonnes “qualités; mais en détail nous ne sommes pas trop éloignés de le croire.

De tous nos défauts, celui dont nous demeurons le plus aisément d'accord, c’est de la paresse; nous nous persuadons qu’elle *tient à toutes les vertus paisibles et que, sans détruire entièrement les autres, elle en suspend seulement les fonctions.

Max. 393 — 4° édition, sans changement dans la 5°.

Max. 394 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — B 256 fin, G*. Max. 395 — 4° édition, sans changement dans la 5°.

Max. 396 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — G*.

Max. 397 — 4° édition, sans changement dans la 5°.

Max. 398 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — G*.

Il y a une élévation qui ne dépend point de la fortune : c'est un certain air qui nous distingue et qui semble nous destiner aux grandes choses; c’est un prix que nous nous donnons imperceptiblement à nous-mêmes; c’est par cette qualité que nous usurpons les déférences des autres hommes, et c’est elle d'ordinaire qui nous met plus au-dessus d’eux que la naissance, les dignités, et le mérite même.

Il y a du mérite sans élévation, mais il n’y a point # y . LA ® d’élévation sans quelque mérite.

AOI

L’élévation est au mérite ce que la parure est aux belles personnes.

l'amour.

La fortune se sert quelquefois de nos défauts pour nous élever, et il y a des gens *incommodes dont le mérite serait mal récompensé si on ne voulait acheter leur absence.

Max. 399 — IV 399%.

Max. 400 — 4° édition, sans changement dans la s°. Max.401 — 4° édition, sans changement dans la 5°. Max.102 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — G*. Max. 103 — 4° édition, sans changement dans la s°.

1. L’auteur de l'édition G.E.F. appelle joliment cette maxime un « retour consolateur de La Rochefoucauld sur lui-même ».

Il semble queilasnaturesait.caché.dans le fond.de notre

Sprit«qe entswetuneshabileté,que nous ne connaissons pas; les e droit de les mettre auvjour, et de nous donner quelquefois des vues plus certaines et plus achevées que l’art ne saurait faire.

Nous arrivons tout nouveaux aux divers âges de la vie, et nous y manquons souvent d'expérience malgré le nombre des années.

Les coquettes se font honneur d’être jalouses de leurs amants, pour cacher qu’elles sont envieuses des autres femmes.

Il s’en faut bien que ceux qui s’attrapent à nos *finesses ne nous paraissent aussi ridicules que nous nous le

paraissons à nous-mêmes quand les finesses des autres nous ont attrapés.

Le plus dangereux ridicule des vieilles personnes qui ont été aimables, c’est d'oublier qu’elles ne le sont plus.

Max. 404 — 4° édition, sans changement dans la 5 Max. 405 — 4° édition, sans changement dans la 5 Max. 406 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — G*. Max. 407 — 4° édition, sans changement dans la 5 Max. 408— 4° édition, sans changement dans la 5°.

r. La Rochefoucauld reprend et précise ici, en quelque sorte, la maxime 1or1. Cf. cette maxime, et la note.

AII

On n’a guère de défauts qui ne soient plus pardonnables que les moyens dont on se sert pour les cacher.

Quelque honte que nous ayons méritée, il est presque toujours en notre pouvoir de rétablir notre réputation!.

AT3 A L2 L sorte. d'esprit ?.

Max. 409 — 4° édition, sans changement dans la 5°.

Max. 410 — 4° édition, sans changement dans ja s°.

Max. 411 — 4° édition, sans changement dans la 5°.

Max. 412 — 4° édition, sans changement dans la 5°. — G*.

Max. 413 — 5° édition seulement. Cette maxime est l’une des trois pour lesquelles nous corrigeons le texte de l'édition d’après les Nouvelles Réflexions morales (n° 1; cf. notice, p. 4); l'édition donne : on n'a qu'une sorte d'esprit. On peut remarquer que, dans la 16° des

Réflexions diverses, La Rochefoucauld écrit de même : « On dit encore qu'un homme n’a que d’une sorte d’esprit ».

ne

1. La longue réflexion sur la mort (max. 504) mise à part, la 4° édition s'’achevait sur cette maxime.

2. Segrais écrit dans ses Mémoires anecdotes (Œuvres diverses, Amsterdam, 1723, t. I, p. 96) : « C’est à l’occasion de Despréaux et de Racine que M. de La Rochefoucauld a établi la maxime par laquelle il dit que c'est une grande pauvreté de n'avoir qu’une sorte d'esprit; tout leur entretien ne roule que sur la poésie; ôtez-les de là, ils ne savent plus rien. » Rien n’oblige à le croire; cela est d’ailleurs bien peu vraisem-

blable.

EDITION DE 1678 97 Les fous et les sottes gens ne voient que par leur humeur.

L'esprit nous sert quelquefois à faire hardiment des sottises.

La vivacité qui augmente en vieillissant ne va pas loin de la folie.

En amour celui qui est guéri le premier est toujours le mieux guéri.

Les jeunes femmes qui ne veulent point paraître coquettes, et les hommes d’un âge avancé qui ne veulent

pas être ridicules, ne doivent jamais parler de l’amour comme d’une chose où ils puissent avoir part.

Max. 414 — 5° édition seulement. — G*.

Max. 415 — 5° édition seulement. — Ici encore, comme pour la maxime 413, nous adoptons le texte fourni par les Nouvelles Réflexions morales (n° 3). La 5° édition donne une leçon évidemment fautive : « L'esprit nous sert quelquefois hardiment à faire des sottises ».

Max. 416 — 5° édition seulement.

Max. 417 — 5° édition seulement.

Max. 418 — 5° édition seulement.

Max. 419 — 5° édition seulement. — G*.

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