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Cf. supra, p. 156, et la note

2. Pour les Maximes posthumes, Von donnera en note, comme on l'a fait pour l'édition de 1678 et pour les Maximes supprimées, les références de tous les autres endroits où l’on trouve chaque maxime ; les références accompagnées d’un astérisque renverront à des sources où la maxime considérée présente une variante par rapport à notre texte.

Édition Notre Édition Notre G.EF. édition G.E-F. édition

N.B. Pour les maximes 507, 518, 552, 553 et 555 de l'édition G.E.F, cf. la notice qui précède, b 158.

“ane la plüs heureuse personne du monde est celle à qui peu de choses suffit, les grands et les ambitieux sont en ce point les plus misérables qu'il leur faut l’assemblage d’une infinité de biens pour les rendre heureux.

La *finesse n’est qu’une pauvre habileté.

Les philosophes ne condamnent les richesses que par le mauvais usage que nous en faisons ! ; il dépend de nous de les acquérir et de nous en servir sans crime et, au lieu qu’elles nourrissent et accroissent les vices, comme le bois entretient et augmente le feu, nous pouvons les consacrer à toutes les vertus et les rendre même par là plus agréables et plus éclatantes.

MP. 1 (G.E.F. 522*). — L 38, H 119*, SL 43*,B 100*, G*. MP.2(G.E.F. 529). —L 44, H 165, SL 49, B 132 fin et 149, G. MP.3 (G.EF. 520). — L 62, H 163*, SL 67*,B 99 bis*, Gx*.

r. De toutes les maximes où La Rochefoucauld mentionne /7

| philosophie ou Les philosophes, celle-ci est la seule où il semble leur

donner raison; partout ailleurs, on trouve ces mots dans un contexte destiné à confondre l’orgueil des stoïciens. Peut-être est-ce pour cela qu’il ne l’a pas publiée.

La ruine du prochain plaît aux amis et aux ennemis.

Chacun pense être plus fin que les autres.

On ne saurait compter toutes les espèces de vanité.

Ce qui nous empêche souvent de bien juger des sentences qui prouvent la fausseté des vertus, c’est que nous croyons trop aisément qu’elles sont véritables en nous.

Nous craignons toutes choses comme mortels, et nous désirons toutes choses comme si nous étions immortels.

Dieu a mis des talents différents dans l’homme comme il a planté de différents arbres dans la nature, en sorte que chaque talent de même que chaque arbre a ses propriétés et ses effets qui lui sont tous particuliers; de [à vient que le poirier le meilleur du monde ne saurait

MP 4 (GEF. 521). — L 97, SL 99, B 9, G.

MP 5.— L 113, H 169 début, SL 115*, B 256 début, G*.

MP 6 (G.E.F. 506). — L 122, H 145 début, SL 124 début, B 13, G. MP 7 (G.E.F. 517). —L 143, H 188, SL 144*, B 91, G.

MP 8(G.E.F. sr1). — L 160, H 50*, SL 162, B 36*, G.

porter les pommes les plus communes, et que le talent le plus excellent ne saurait produire les mêmes effets des talents les plus communs; de là vient encore qu'il est aussi ridicule de vouloir faire des sentences sans en avoir la graine en soi que de vouloir qu’un parterre produise des tulipes quoiqu’on n’y ait point semé les oignons !.

Une preuve convaincante que l’homme n’a pas été créé comme il est, c’est que plus il devient raisonnable et plus il rougit en soi-même de l’extravagance, de la bassesse et de la corruption de ses sentiments et de ses inclinations?.

Il ne faut pas s’offenser que les autres nous cachent la vérité puisque nous nous la cachons si souvent nousmêmes.

Rien ne prouve davantage combien la mort est

redoutable que la peine que les philosophes se donnent pour persuader qu’on la doit mépriser.

MP 12. — L 207, B 259*, G. (Gilbert se contentait de citer cette maxime en note, comme venant « à l'appui» de la maxime 504.)

r. On comprend que La Rochefoucauld n'ait pas publié cette | maxime : elle l'aurait fait juger bien vaniteux! L'édition de Hollande l'avait donnée, mais avec une altération (semences au lieu de sentences) qui lui enlevait tout son sens. — Par ailleurs on sait que Dieu n'est jamais nommé dans les maximes publiées par l'auteur.

2. Plus encore que la précédente, cette maxime, qui fait allusion à la création de l’homme et à la corruption de sa nature, avait une résonance nettement religieuse. Mais elle n’a pas été publiée par l’auteur.

Il semble que c’est le diable qui a tout exprès placé la paresse sur la frontière de plusieurs vertus!.

La fin du bien est un mal; la fin du mal est un bien?.

On blâme aisément les défauts des autres, mais on s'en sert rarement à corriger les siens.

Les biens et les maux qui nous arrivent ne nous touchent pas selon leur grandeur, mais selon notre sensibilité.

Ceux qui prisent trop leur noblesse ne prisent d'ordinaire pas assez ce qui en est l’origine.

MP 14 (G.E.F. 519*). — L 210, B 93*, G*, lettre 11*. MPRSUGErES20) LEE BB RI8 CG

MP I7NGEFE SO) 2355 BP2 GE

1. Le sens de cette maxime s’éclaire si on la rapproche de la maxime 398 : il s’agit de ce que La Rochefoucauld appelle les « vertus paisibles »; ainsi de la clémence (cf. max. 16).

2. Mme de Sablé déclarait ne pas bien comprendre cette maxime (lettre 11).

3. On retrouve cette maxime parmi celles de Mme de Sablé (n° 72), sous une forme d’ailleurs plus explicite : « Ceux qui sont assez sots pour s’estimer seulement par leur noblesse méprisent en quelque façon ce qui les a rendus nobles, puisque ce n’est que la vertu de leurs ancêtres qui a fait la noblesse de leur sang. »

Le remède de la jalousie est la certitude de ce qu'on craint, parce qu’elle cause la fin de la vie ou la fin de

l'amour; c’est un cruel remède, mais il est plus doux que

les doutes et les soupçons.

Il est difficile de comprendre combien est grande la ressemblance et la différence qu'il y a entre tous les hommes.

Ce qui fait tant *disputer contre les maximes qui découvrent le cœur de l’homme, c’est que l’on craint d'y être découvert.

L'homme est si misérable que, tournant toutes ses

| conduites à satisfaire ses passions, il gémit incessamment

sous leur tyrannie; il ne peut supporter ni leur violence ni celle qu’il faut qu'il se fasse pour s'affranchir de leur joug; il trouve du *dégoût non seulement dans ses vices, mais encore dans leurs remèdes, et ne peut s’accommoder ni des *chagrins de ses maladies ni du

| travail de sa guérison.

Dieu a permis, pour punir l’homme du péché originel, qu'il se fit un dieu de son amour-propre pour en être tourmenté dans toutes les actions de sa vief.

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