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CONTEMPORAINS

L'enfer des femmes, c’est la vieillesse.

MP 55 (G.E.F. 558). — Suppl: 47.

MP 56 (G.E.F. 559). — Suppl. 48.

MP 57 (G.E.F. 560). — Suppl. 49.

MP 58 (G.EF. 561). — Suppl. 50. :

MP 59 (G.E.F. 562). — Maxime recueillie par Saint-Évremond (Des Maizeaux, Vie de Saint-Évremond, éd. de 1711, P. 353); elle avait été adressée par La Rochefoucauld à Ninon de Lenclos.

r. Cette maxime apporte un léger correctif à la maxime 70.

2. M. Jean Marchand, dans un article donné en 1936 au Bulletin du bibliothécaire et du bibliobhile, a suggéré d’allonger la liste des maximes de La Rochefoucauld en recourant, d’une autre manière encore, à Saint-Évremond, ou plutôt à l’un de ses anciens éditeurs. En effet M. Marchand a remarqué que les Nouvelles Œuvres mêlées de Monsieur

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Les soumissions et les bassesses que les seigneurs de la Cour font auprès des ministres qui ne sont pas de leur rang sont des lâchetés de gens de cœur.

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L'honnèêteté [n’est] d'aucun état en particulier, mais de tous les états en général.

MP 60. — Maxime recueillie par Segrais dans ses Mémoires anecdotes : « Monsieur de La Rochefoucauld disait que les soumissions et les bassesses..» (Œuvres diverses de M. Segrais. Amsterdam, 1723, FIND 00):

MP 61. — Autre maxime recueillie par Segrais dans ses Mémores anecdotes : « Madame de La Fayette disait qu’elle n'avait pas connu de gens plus malhonnèêtes que les savants, et Monsieur de La Rochefoucauld disait que l'honnêteté n’était d'aucun état. » (zbid., pp. 99- 100)1.

de Saint-Évremond publiées en 1700 contiennent 17 maximes de La Rochefoucauld suivies de 16 autres qui offrent des analogies avec la manière du moraliste; d’où l’idée que ces 16 maximes pourraient bien être aussi de lui. J'hésiterais pourtant à m'engager dans cette voie, pour deux raisons : 1° les libraires n'avaient pas de scrupules à faire des amalgames de textes d'auteurs divers, et les Nouvelles Œuvres mêlées elles-mêmes contiennent d’autres maximes que l’on n’a pas l'idée d'attribuer à La Rochefoucauld; 2° parmi les 16 maximes en question il y en a quatre au moins qui proviennent d’une autre source, à savoir les Maximes de Mme de Sablé publiées en 1678 (les n° 19, 21, 22 et 23, qui reprennent, soit mot à mot soit de très près, les maximes 35, 77, 55 et 56 de Mme de Sablé).

1. Les Mémoires anecdotes de Segrais donnent encore une troisième maxime de La Rochefoucauld; mais ce n’est qu'une variante d’une maxime connue par ailleurs, la maxime 164; cf. la note de celle-ci.

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re conditions dans lesquelles furent composées les Réflexions diverses posent, on l’a vu!, des problèmes. L'établissement du texte en pose également, du fait que les manuscrits utilisés par les éditeurs du XVIII* et du XIX® siècle ont aujourd’hui disparu.

Le seul manuscrit actuellement accessible est une copie du XVIIIe siècle contenant les Maximes et les Réflexions diverses, appelée naguère, des noms de ses précédents propriétaires, manuscrit Morgand, puis manuscrit Hanotaux : elle appartient désormais à M. Édouard Chapet, qui nous l’a obligeamment communiquée. L'étude de la partie de ce manuscrit qui concerne les Maximes nous permet d’en apprécier la valeur : il s’agit d’une assez bonne copie du manuscrit original (Liancourt}3; l’on peut penser qu’il présente la même valeur en ce qui concerne les Réflexions, c’est-à-dire que nous avons là, à défaut de manuscrit d'époque, une copie convenable sans être tout à fait exacte.

Quant aux versions imprimées des Réflexions diverses, elles sont au nombre de six, et s'organisent en trois catégories :

1° Éditions comportant sept réflexions

La première publication des Réflexions diverses remonte à 1731. L'on trouve, au tome I d’un Recueil de pièces d'histoire

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