‹ MaximesChapitre 228 sur 457 · XVI. Début modifié à partir de la 2° éd · texte numérisé non relu

XVI. Début modifié à partir de la 2° éd

Cette clémence dont on fait une vertu se pratique, tantôt par vanité, quelquefois.

XVII. Maxime reportée beaucoup plus loin lors de la 2° éd. (n° 293 de cette édition et des suivantes). Texte plus court:

La modération »e peut avoir le mérite de combattre l'«mbition et de la soumettre : elles ne se #rouvent jamais ensemble. La modération est la langueur et /a paresse de l’âme, comme l’ambition en est l'activité et l'ardeur.

XVIII. Supprimée dès la seconde édition (MS 3). XIX. N° 17 à partir de la 2° éd. Texte modifié :

La modération des personnes heureuses vzent du calme que la bonne

fortune donne à leur humeur.

La modération est une crainte de l'envie, et du mépris, qui suivent ceux qui s’enivrent de leur bonheur; c’est une vaine ostentation de la force de notre esprit; et enfin, pour la bien définir, la modération des hommes dans leurs plus hautes élévations est une ambition de paraître plus grands que les choses qui les élèvent.

La modération est comme la sobriété; on voudrait bien manger davantage, mais On craint de se faire mal. |

Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d'autrui.

XXIIT

La constance des sages n’est qu’un art, avec lequel ils savent enfermer leur agitation dans leur cœur.

Ceux qu’on fait mourir affectent quelquefois des constances, des froideurs, et des mépris de la mort, pour ne pas penser à elle, de sorte qu’on peut dire que ces froideurs et ces mépris font à leur esprit ce que le bandeau fait à leurs yeux.

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