‹ MaximesChapitre 235 sur 457 · XLVII. N° 43 à partir de la 2° éd. Texte modifié · texte numérisé non relu

XLVII. N° 43 à partir de la 2° éd. Texte modifié

L'homme croit souvent se conduire lorsqu'il est conduit; et pendant que par son esprit il end à un but, son cœur l'entraîne insensiblement à un autre.

XLVIIL. Maxime rejetée beaucoup plus loin lors de la 2° éd. (n° 297 de cette édition et des suivantes). Texte plus court :

Les humeurs d4 corps ont un cours ordinaire et réglé, qui meut et gui tourne imperceptiblement notre volonté; elles roulent ensemble et exercent successivement un empire secret en 045; de sorte quelles ont une part considérable 2 toutes nos actions, sans que nous le puissions connaître.

s’il faut ainsi dire, et exercent successivement un empire secret en nous-mêmes; de sorte qu’elles ont une part considérable en toutes nos actions, sans que nous le puissions reconnaître.

La force et la faiblesse de l'esprit sont mal nommées: elles ne sont en effet que la bonne ou la mauvaise disposition des organes du corps.

Le caprice de notre humeur est encore plus bizarre que celui de la fortune.

La complexion qui fait le talent pour les petites choses est contraire à celle qu’il faut pour le talent des grandes.

LIT L'attachement ou l'indifférence pour la vie sont des goûts

de l’amour-propre, dont on ne doit non plus disputer que de ceux de la langue ou du choix des couleurs.

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