CCI. N° 192 à partir de la 2° édition. Texte modifié
Quand les vices nous quittent, nous »0#s flattons de la créance que c'est nous qui les quittons.
Il y a des rechutes dans les maladies de l’âÂme comme dans celles du corps. Ce que nous prenons pour notre guérison n'est le plus souvent qu’un relâche ou un changement de mal.
Les défauts de l’âme sont comme les blessures du corps : quelque soin qu’on prenne de les guérir, la cicatrice paraît toujours, et elles sont à tout moment en danger de se rouvrir.
Ce qui nous empêche soûuvent de nous abandonner à un seul vice est que nous en avons plusieurs.
Quand il n’y a que nous qui savons nos crimes, ils sont bientôt oubliés.
Ceux qui sont incapables de commettre de grands crimes n’en soupçonnent pas facilement les autres.
Il y a des gens de qui l’on peut ne jamais croire de mal sans l’avoir vu; mais il n’y en a point en qui il nous doive surprendre en le voyant.