CCLXXI. Supprimée dès la 2° édition (MS
CCLXXII. La maxime du 1° état répétait presque la maxime CCLXV (cf. supra). Quant à celle du 2° état, elle est devenue la maxime 249 des 2°, 3° et 4 éditions. Dans la s°, elle a été refondue avec la maxime CCLXXIV (cf. infra), 258 des 2°, 3° et 4 éditions, en une maxime unique que voici, numérotée 249:
Il n’y a pas moins d’éloquence dans le ton de la voix, dans les yeux et dans l'air de la personne, que dans le choix des paroles.
CCLXXIIL. N° 250 à partir de la 2° édition.
CCLXXIV. N° 258 des 2°, 3° et 4° éditions (par suite d’une interversion avec la maxime CCLXXXI, devenue le n° 251). Refondue ensuite avec la maxime CCLXXII pour donner le n° 249 de la 5° édition (cf. supra), et remplacée par une nouvelle maxime 258 (cf. infra, maxime CCLXXXI).
CCLXXV. N° 252 à partir de la 2° édition, avec un mot changé : extraordinaire au lieu de rare.
L'intérêt donne toutes sortes de vertus et de vices.
CCELXX VII
L'humilité n’est souvent qu’une feinte soumission que nous employons pour soumettre effectivement tout le monde; c'est un mouvement de l’orgueil, par lequel il s’abaisse devant les hommes pour s'élever sur eux; c’est un déguisement, et son premier stratagème ; mais quoique ces changements soient presque infinis, et qu'il soit admirable sous toutes sortes de figures, il faut avouer néanmoins qu’il n’est jamais si rare ni si extraordinaire que lorsqu'il se cache sous la forme et sous l’habit de l’humilité; car alors on le voit les yeux baissés, dans une contenance modeste et reposée; toutes ses paroles sont douces et respectueuses, pleines d’estime pour les autres et de dédain pour lui-même; si on l’en veut croire, il est indigne de tous les honneurs, il n’est capable d’aucun emploi, il ne reçoit les charges où on l’élève que comme un effet de la bonté des hommes, et de la faveur aveugle de la fortune. C’est l’orgueil qui joue tous ces personnages que l'on ,prend pour l'humilité.