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tôt que l'on peut, et même, quand l’on ne peut s'en! acquitter, l’on le fait en partie en confessant son impuis-| | sance.
[MS 69]. C'est au jugement de borner tout, mais non pas || la reconnaissance, qui ne reçoit point d’autres bornes | que celles de la vie. | Bien dit. Cependant ce n’est pas s'aimer que de ne payer pas.
Cela devrait être aussi; mais compter là-dessus, c’est se | mécompter.
Cela est bien vrai : je crois que l’on est quelquefois plus || coupable par l'exemple que par l’action même, les rois | particulièrement.
Vrai.
Je pense qu’il a raison pour l'intérêt. | On en peut avoir où ni l’un ni l’autre n'aient point de part.
Au commencement : J'en ai vu.
En face de « nous pleurons la diminution de notre bien » : Cela arrive.
En face de « on se trompe soi-même » : Qui est le sot qui se ! tromperait, et pourquoi pleurerait-on les morts quand l’on n’y trouverait pas d'intérêt? | En face de «belle et immortelle douleur » : 11 y en peut | avoir de véritables, mais rares.
En face de « opiniätrer leurs pleurs » : Voilà une grande | sottise. | En face de «cette triste et fatigante vanité» : Cela est vrai si l’on ajoute « sotte ». | En face de « leur sexe leur ferme tous les chemins qui mènent \ à la gloire» : Malheureux sexe, mais très heureux s’il pouvait renoncer à cette chimère.
En face de la phrase «Il y a encore une autre espèce. » Tout ce qui est feintes ne dure pas.
En face de « on pleure pour avoir la réputation d'être tendre » : L'on ne doit jamais demander le don des larmes!
À la fin : Je suis persuadée qu’il y a des véritables douleurs qui durent jusqu’à la mort, mais je crois que cette espèce de douleur est inconnue à l’auteur.
. Première rédaction : Softes vanités! Pour moi, je ne demanderais |
72 a Dieu le don des larmes.
REMARQUES DE CHRISTINE DE SUÈDE 6x5
. [MS 70]. Amis à la mode.
. De même.
. Tout le monde n’est pas si habile.
Cela devrait être, mais je ne m'y fierais guère.
. I a mille raisons, et toute autre bonté est une pure
sottise.
. Cette vérité ne peut être contredite; mais quoi qu’il en
arrive, il faut toujours faire plus de bien et moins de mal qu'il est possible.
2391. Il y a bien des grands faits de la sorte, et dont la con-
fiance honore peu.
Cela est infaillible ordinairement, car la faiblesse de l’homme est grande.
. C’est un je ne sais quoi qui se voit et se sent, et qui ne
se peut exprimer par les paroles.
. Cela est faux, et il y en a qui en sont incapables.
. Cela arrive.
. Infaillible.
. C’est toute la science de la vie.
. Il est vrai, et l’on ne peut rien dire de plus juste.
. Cela est vrai : il est juste d’en user ainsi.
. En toutes choses il y a du vrai et du faux, et les bons
connaisseurs les distinguent tôt ou tard.
. L'on peut et l’on doit mépriser tout, mais l’on ne peut
avoir tout, et le prétendre serait la plus grande des folies, et quand on en pourrait venir à bout, on n’en serait ni plus heureux ni plus satisfait?.
. Il est presque vrai; il y peut avoir de la grâce, mais
non pas de l’éloquence.
. Voilà toute la rhétorique.
Il en est quelque chose.
. Je ne l’entends pas, et suis persuadée que les goûts
dépendent des inclinations.
. Aussi doit-on le faire. L'on doit savoir profiter de tout,
et c'est l’art de vivre et de régner.
Cette maxime était plus développée dans la troisième édition
que dans la cinquième; cf. p. 341, note de la maxime CCLV.
Première rédaction : Cela est rai : pour voir tout.
Au commencement : I y a du vrai et du faux en tout; les || occasions et le temps distinguent le vrai du faux. À la fin : Ce chapitre est admirable et très véritable.
Cela peut être vrai.
Aussi est-il vrai. L'on dirait peut-être mieux : d’appa-| rences et de grimaces.
Cela est vrai et bien dit, surtout dans les personnes des | princes. |
[274 de la première édition; cf. bp. 345, et notel. Vrai. C’est parler dignement de l’amour, et c’est connaître | son vrai caractère. | Ce n’est pas une grande vertu que de l'avoir, mais c’est | un grand défaut que de ne l'avoir pas. ||
Je trouve qu'il est juste de s'aimer, mais il faut s'aimer raisonnablement et dans son rang.
Cela n’est pas aimer, et je crois que le contraire est vrai, supposé un véritable amour, dont il n’y en a guère dans le monde.
La vanité ne vaut jamais rien; je suis persuadée que l’on doit s’estimer et s'aimer plus que tout ce que l’on ne saurait donner.
Au commencement : Tout le monde n’est pas si habile ni si prévoyant, et l’on a souvent pitié des gens sans philosopher tant.
En face de la phrase « nous donnons du secours aux autres... » : Souvent l'on prend les effets pour les causes ; il ne faut pas les confondre.
Cela peut être. Cela supposé, l’on croirait peu de choses.
Je crois qu’il a raison pour les âmes communes; mais les âmes grandes et nobles ne connaissent presque pas cette passion.
Peut-être.
C'est un grand défaut que d’en user ainsi, quoiqu'il soit certain qu'on se trompe rarement en croyant toujours le pis.
Voilà effectivement la plus sotte vanité du monde. Ce chapitre est incomparable, et l’on ne peut faire une plus belle réflexion sur notre misère et notre folie.
. Je n’'entends pas cette espèce d’habileté1. . Cela n’est pas trop sûr.
Toute la vie l’est, mais la jeunesse est une belle chose, et c’est la force de Ia raison; et si malgré les années la jeunesse ne se conserve, l’on n’est plus bon à rien.
[MS 77]. Il faut se rendre tel que l’on ne craigne pas d’être connu.
Ces vices valent presque les vertus qui sont inutiles. [MS 72]. C’est être malade d'esprit.
C’est une fausse bonté.
Il est constant et très bien dit.
Cela peut être vrai de l’un et l’autre sexe.
Il y a peu de gens capables d’une véritable passion.
Peu de choses sont nettes en ce monde, mais il y en a. Faiblesse. Et l’on n’est pas toujours si habile.
Cela est très vrai.
Il est certain, et je tiens que l’orgueil et l'envie sont deux passions incompatibles.
Cela est bien dit, mais il faut ajouter : pour peu de moments, car rien ne résiste au temps.
Je suis de son sentiment.
Ils le seraient sans doute.
La magnanimité n’est autre chose qu'une véritable élévation et repos de l’âme; les louanges sont le tribut que la vérité doit au mérite et que l'envie même est forcée tôt ou tard de payer.
Je crois que l’on ne peut aimer qu’une fois en la vie, et quand l’on est épris, c’est jusqu’à la mort; mais cette sorte d’amour est rare, et le doit être, car il y a peu de gens qui le méritent.
Quand on peut cesser d’aimer, on n’a jamais aimé.
Cela peut être vrai.
Cela est constant.
Cela est bien dit, et Salomon ne parlerait pas mieux.
. Je crois plutôt qu’elle est une imposture sotte.
Première rédaction : Je ne l'entends pas; je crois que tout ce que l'on
ne connaît pas ne peut être n1 mal ni bien.
La
ROCHEFOUCAULD. MAxIMES 24