II
iu Représentez à cette bonne Mère que vous aimez ce
alade et tous les autres, comme vous-même, parce que Jésus-Christ a dit que c'est à lui-même qu'on fait ce que l'on fait pour le prochain.
2° Ayez celle confiance filiale en la Mère de Dieu, qu'elle vous obtiendra, eo ?ue de J.-C. ce que vous lui demanderez.
5° Recommandez dans son cœur maternel ce malade et tous les autres, et priez-la humblement d'obtenir de son divin Fils le rétablissement de leur santé, ou s'il a décidé autrement, de les consoler, et de Taire qu'ils supportent leur maladie avec patience, pour la gloire de Dieu, et pour l'augmentation de leur propre mérite.
4* Priez cette sainte Mère de les bénir tous, et de leur obtenir de Dieu de nouvelles grâces et miséricordes.
4e exercice et 4e occasion. Lorsqu'on est, par exemple, à sa chambre ou à sa fenêtre, il faut recommander tous les malades de la ville ou de l'endroit à leurs anges gardiens. Représentez-vous alors d'un côté les anges gardiens, de l'autre côté tous les malades de l'endroit comme leurs enfants, leurs nourrissons; formez ensuite les affections suivantes :
1° Rendez humblement grâce aux anges gardiens, pour toutes les grâces et tous les bienfaits qu'ils leur ont obtenus ou procurés.
2° Excitez-vous à un sincère amour envers tous les malades, comme envers les enfants du Très-Haut et les protégés des saints anges, avec un vrai désir de les consoler tous et de les secourir dans leurs souffrances.
5a Priez les SS. Anges gardiens de consoler ces malades à votre place et de leur obtenir de Dieu le rétablissement de la santé, ou si Dieu en a décidé autrement, de les aidera supporter leur maladie avec patience, pour la gloire de Dieu, et l'augmentation de leurs mérites.
4° Priez aussi les SS. Auges gardiens de bénir ces malades, et de leur obtenir de nouvelles grâces de Dieu.
Voilà la vie intérieure d'une âme qui possède la charité.
C'est ainsi qu'elle pense, c'est ainsi qu'elle soupire, c'est ainsi qu'elle agil ; ce sont là les saintes affections et sensations de son cœur. S'il arrive un jour qne ces dispositions s'empirent de voire cœur, sachez indubitablement que c'est le véritable esprit de charité qui vous anime. Jusquelà ayez à cœur ces pratiques, ou exercices, auxquels nous ajouterons encore les points suivants que vous devez observer.
1° Ce que j'ai dit dans ces exercices, ne doit pas s'entendre qu'on le doive observer et faire indispensablement dans toutes les circonstances. Non, cela veut dire seulement, qu'on doit beaucoup et souvent pratiquer ces actes de charité de celte manière, jusqu'à ce que, peu à peu, on en ait contracté une sainte habitude. Cela ne doit pas s'entendre non plus, qu'on doive dans ces circonstances former à la fois toutes ces affections que j'ai indiquées. Non, un seul soupir, une seule affection, un seul sentiment suffit.
2° On ne doit pas se livrer avec anxiété à ces affections, mais on doit conserver une sainte liberté, et se laisser aller où le cœur se sent entraîné par un mouvement du Saint- Esprit. On ne doit jamais perdre le repos intérieur, ni abandonner la liberté de l'esprit.