‹ Maximes sur le ministèreChapitre 42 sur 48 · XXII · texte numérisé non relu

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Les c'pilhètes énervent le style y si elles ne sont bien choisies ; rÉcriture en emploie rarement. Souvent les épithètes sont froides : mais aussi il en est de si heureuses , qu'elles tiennent lieu d'une phrase entière. En abrégeant le discours, elles multiplient le sens par leur force et leur précision.

La répétition de certains mots est d'usage , et même élégante dans notre langue , surtout quand la phrase en est plus •nette ou plus nombreuse. Hors ces circonstances elle languiroit.

Le bon style- est épuré da solécisme, du barbarisme ; et du mauvais tour. Le français porte l'exactitude jusqu'au scrupule : un mauvais mot fait souvent plus de tort , que ne feroit un faux raisonnement. > > XXV. #

Le styie est exact , lorsqu'on ne peut rien ajouter qui ne soit superflu , ni rien retrancher qui ne soit nécessaire. Une exactitude si rigoureuse est réservée aux discours d'apparat. Ailleurs, elle épuise Tcsprit , le dessèche, et lui ôte la véhémence qui presse , et qui émeut.

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