SCÈNE
Les Mêmes, RE1N0LD.
Bonjour, messieurs.
LUDWIG et
Bonjour, Rcinold!
REINOLD
quelques jeunes gens.
REINOLD
Savez-vous la nouvelle?
Quelle nouvelle?
LUDWIG
Décret de Son Altesse Charles-Théodore nous interdisant le duel sous peine...
SCHWARTZ, vivement.
Sous peine?
REINOLD
D’étrc chassés de TUniversité.
Murmures parmi les étudiants SCHWARTZ.
Comment! on ne peut plus se battre?
REINOLD
Voilà qui va déranger tes habitudes, mon pauvre Schwartz, et ce qu’il y a de plus triste, c’est que c’est un peu ta faute.
Ma faute?
SCHWARTZ
REINOLD
Ne t’es-tu pas battu il y a huit jours avec Frederick, parce qu’il t’avait, soutenu que le magnétisme s’était noyé dans les baquets de Mesmer?
SCHWARTZ, s’échauffant.
Je ne souffre pas qu’on touche au magnétisme! c’est ma foi! c’est mon culte, à moi!... M. Gonldcn est-il un imbécile on un charlatan? ni l’un ni l’autre, u’est-cc pas? Eh bien! il est de mon avisl
REINOLD
Tu veux dire que tu es du sien !
SCHWARTZ
• Oui, et j’ai si bien profilé de ses leçons qu’à l’heure qu’il est j’ai plus de fluide que lui!... Voulez-vous en faire l’é-