RUTTEN, WALDECK, SPARCK, CHARLOTTE
CHARLOTTE entrant on scène et voyant Sparck debout derrièro Waldeck
et Ratten.
Monsieur ne veut pas s’asseoir?
Non !...
SPARCK, arec colère.
WALDECK , se levant brusquement , à part.
Diable !...
RUTTEN, à part.
Ah ! ah !
WALDECK
Cette fille a raison, monsieur Sparck! asseyez-vous donc ! vous n’êtes pas dé trop! (Montrant Ruttcn.) Monsieur le chevalier de Kaulbach, qui m’apporte une traite à vue de cinq mille florins, ma foi!... Eh! eh! c’est une somme! et, comme je ne l’ai pas sur moi, je lui disais...
SPARCK.
Mais... je ne vous demande rien, monsieur Waldeck!
WALDECK
Oh! mon Dieu!... ce que j’en dis...
RUTTEN, so levant.
Allons! sans adieu, monsieur Waldeck... (Donnant de l’argent h Charlotte.) Tenez, la belle ! le reste est pour vous!
CHARLOTTE
Merci, monsieur!... (a Sparck.) On ne vous dira plus de vous asseoir, soyez tranquille !
SPARCK.
C’est bon !
CHARLOTTE, à part.
Quel éftc déplaisant, mon Dieu ! (Elle prend la bouteille et les verres et sort.)
RUTTEN, saluant Sparck.
Monsieur 1
SPARCK.
Pardon!... je n’ai pas l’honneur de vous connaître, monsieur... mai* plus j’examine vos traits, plus je vous écoute... et plus il me semble... Pardieu ! monsieur Rulten, si vous n’étiez mort, je jurerais que c’est vous !
WALDECK, à part.
Aïe!
MAXWEL
RUTTEN, feignant do riro.
Eli bien! Waldeck, quand je vous le disais que ce diable de Sp3rck ne s’y tromperait pas!... rien ne lui échappe, à lui !...
SPARCK.
Comment, monsieur, vous n’êtcs pas mort?
, Pas plus que vous, mon cher Sparck.
SPARCK.
Mais il y a quinze ans que nous vous pleurons.
RUTTEN
C’est bien aimable de votre part.
SPARCK.
Et vous êtes arrivé?...
RUTTEN
Ce matin même... (a part.) Allons! me voilà forcé d’aller voir moii frère à présent... (Haut.) Au revoir, mon cher Sparck, et merci de ne pas m’avoir oublié!
SPARCK.
Monsieur!...
RUTTEN
Je compte sur vous, Waldeck!
WALDECK
C’est entendu !... (Saluant Sparck.) Monsieur Sparck!... (Fredonnant.) Buvez, buvez un coup ! (Il sort k la suite de Rultcn.)