QUELQUES VOIX
Oui, ouil
ULHIC.
Si Ludwig veut se charger...
LUDWIG, voyant entrer Reinold.
Trop tard! c’est lui !... /
REINOLD, entrant en scène.
Me voici, messieurs!... Je ne vous ai pas fait attendre?,.. (Silcnco.) Qu’y a-t-il ?... Qu’avez-vous?... (Nouveau silence.) Vous ne me répondez pas?... Ludwig!... que signifie?...
LUDWIG
Mon Dieu!... Reinold, j’allais à votre rencontre...
KEINULD.
Ah!... l’on ne me tutoie plus?...
LUDWIG
Pour vous dire qu’un duel entre monsieur d’Asfeld et vous était impossible.
IiEINOLD.
Pourquoi?... Vous comprenez bien que je n’accepterai pas une telle parole sans explication ?
LUDWIG
Il nous serait cruel de vous la donner et plus cruel à vous de l’entendre! c’est un soin que noüs laissons à monsieur Maxwel !
REINOLD
Monsieur Maxwell... Eh! messieurs!... Songez- vous au supplice quevous m’infligez jusque-là? C’est déjà trop d’une minute d’ignominie pour un homme d’honneur!... Qu’ai-je fait? De quoi m’accuse-t-on? par quelle indignité ai-je encouru votre mépris? je n’ai besoin que d’interroger ma conscience, pour être sûr que je peux marcher la tète haute!...
LUDWIG
Il est de3 fautes dont on porte, la peine sans les avoir commises.
REINOLD
Et quidonc les acommises? est-ce quelqu’un desmiens!... nommez-Ie!... Enfin, messieurs, il me faut une explication ! je la veux! je l’aurai! (a Ulric.) Est-ce vous, monsieur, qui refusez de vous battre !
ULRIC
Je m’en suis remis au jugement de ces messieurs, et ils ont été unanimes à déclarer que je ne pouvais vous accepter pour adversaire.