SCÈNE IX
MAXWEL, RUTTEN.
MAXWEL, à part, après un silence.
Non! cela ne peut pas être! ... il n’est pas tombé si bas!
RUTTEN
Décidément, Jfaxwel, vous ne me reconnaissez pas?
Pardonuez-moi, vous êtes mon frère Rutten que je croyais mort.
RUTTEN
Et voilà votre accueil?
MAXWEL.
Je vous le ferais meilleur, si je connaissais davantage le chevalier de Kaulbach.
RUTTEN
Vous trouviez que Rutten compromettait votre nom; il en a changé, lui eu ferez-vous reproche?... Rassurez-vous d’ailleurs! je ne viens pas vous demander d’argent.
MAXWEL.
Ali! le ciel m’est témoin que je voudrais vous voir frapper à ma porte, couvert de haillons, mais repentant, comme l’enfant prodigue, et pouvoir vous crier du fond de mon cœur; Rutten!... le malheur l’a purifié! viens dans mes bras!...
RUTTEN
Est-ce ma faute, à moi, si je n’ai pas eu le bonheur... d’être malheureux?
MAXWEL.
Ah! tel je vous ai quitté, tel je vous retrouve!
RUTTBN, tirant un papier do sa poche.
A cela près, mon cher Maxwel, qu’il y a quinze ans je î/avais pas une traite de cinq mille florins dans ma poohe.