‹ Mazarin et ColbertChapitre 23 sur 56 · LE COMTE DE BRIENNE A SON PÈRE · texte numérisé non relu

LE COMTE DE BRIENNE A SON PÈRE

Du G novembre 1659, à Toulouse.

Monsieur,

J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire du 5* de ce mois, dont je vous remercie très humblement. Je ne puis vous éclaircir de l'impatience que vous avez de savoir si l'on se résoudra à passer l'hiver en ces quartiers ou de retourner à Paris, parce que l'on ne veut prendre d'autre parti que celui que Son Eminence conseillera, et, si vous me permettez de vous dire mon sentiment, je ne puis dissimuler que nous voyons avec beaucoup de regret l'exécution du mariage du Roi s'éloigner touts les jours de plus en plus, tandis que l'on nous mande d'Espagne que la santé du petit prince ne fut jamais plus incertaine, et nous ne connoissons que trop l'inclination des Espagnols pour toutes les précautions qu'ils ont prises de faire renoncer l'Infante, pour ne juger pas que, la perte de son frère venant à arriver , l'accomplissement de son mariage ne fût très difficile (2).

COLBERT A MAZARIN

Paris, 24 novembre 1659.

J'envoie à Vostre Eminence, par M. l'abbé Fouquet, deux boîtes : dans l'une sont diverses choses qui m'ont été livrées par le sieur Lescot, dont le mémoire est dans ladite lettre ; et, dans l'autre, est la grosse montre d'or que j'ai fait faire et qui revient à 1,426 livres, suivant le mémoire ci-joint.

(!) Aff. étr., France, vol. 294.

(2) Lettre inédite, Aff. étr., France, vol. 294.

MAZARIiV ET COLBERT. 327

Je fais travailler incessamment à toutes les autres choses que Vostre Éminence a demandées (1).

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