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CHAPITRE XVII

quaiiil il prévoit im bénéfice, il ne regarde pas au taux de l’intérêt. Sûr de la récolte, il ne maudit pas le prix de la semence. Prêteurs et emprunteurs s’en trouvent bien.

D’ailleurs, s’il y a des arguments en faveur de l’intérêt bas, il y en a aussi en faveur de l’intérêt haut.

L’emprunteur, tout riche qu’il soit, peut trèsbien désirer, s’il fait une grande entreprise, qu’un intérêt élevé décide le préteur à lui fournir un complément de capital.

Si on prend à cœur le sort de tous ceux qui travaillent, pourquoi ne point souhaiter qu’ils puissent placer à bons intérêts leurs lentes épargnes, leur fonds de prévoyance?

La raison veut qu’on renonce à plaider soit pour la baisse, soit pour la hausse de l’intérêt. Il faut accepter sans murmure, en fait d’intérêt comme eu fait de toute chose, le prix naturel et variable, le prix émancipé, et reconnaître qu’il n’y en a pas d’autre plus équitable, ni plus profitable.

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