LES EFFETS A ORDRE
taire économisé. Quand on vend des efTefs à ordre, le débat ne roule que sur un point, le taux de l’escompte.
Souvent on ne trouve pas de capitaux au taux limité par la loi ; alors on tourne la difficulté en ajoutant une commission. Le taux de l’escompte s’en trouve augmenté. C’est enfreindre la loi. Mais pourquoi la loi s’arroge-t-elle de dicter aux contractants les prix qu’ils doivent stipuler?
Le possesseur de l’effet à ordre le garde en portefeuille tant qu’il n’a pas besoin de capitaux. C’est pour lui un placement temporaire; quand il voudra le vendre, il ne lui sera retenu que l’escompte proportionnel au nombre des jours que l’eflet aura encore à courir.
Généralement parlant, les négociants ne gardent pas leurs effets en portefeuille, pressés qu’ils sont d’avoir des capitaux pour renouveler leurs opérations. Ils les vendent aux escompteurs.