‹ Mécanique de l'échangeChapitre 51 sur 123 · LES EFFETS A ORDRE · texte numérisé non relu

LES EFFETS A ORDRE

11 est presque impossible que la livraison et le payement des marchandises vendues se fassent au même instant. Un délai est très-souvent inévitable, ne fûtce que pour vérifier les livraisons. En oufre, même l’acheteur le plus solide n’est pas toujours matériellement en possession de ses capitaux, et il a raison de ne pas manquer un bon achat, bien qu’en payant à terme il doive donner un prix plus élevé qu’en payant au comptant.

Si le vendeur pouvait éviter de vendre à terme, il l’éviterait volontiers. Mais enfin il tient à vendre.

CHAPITBE XIX

il croit ses acheteurs bons, il trouve des bénéfices, et il préfère subir de temps en temps quelque sinistre ou multipliant les affaires , plutôt que d’en manquer par excès de prudence.

C’est ainsi que naît le découvert. On a InTé, mais on n'est pas encore payé. Le découvert est le tantième dangereux des affaires, comme la monnaie est le tantième stérile de l’inventaire général. Le risque du découvert et la stérilité de la monnaie sont deux augmentations de frais généraux qu’on s’efforce de réduire, mais qu’on ne peut éviter entièrement.

Le vendeur prend cependant la précaution suprême de faire souscrire à son acheteur des effets à ordre, payables après quelques semaines au plus tard. I.ie négociant débiteur est alors transformé en caissier comme l’accei»teur de la lettre de change; sa carrière sera brisée, il sera déshonoré à tout jamais si l’effet n'est pas payé à l’heure fixée.

L’effet à orijre est payable sur place, là où il est né ; il n’épargne aucun voyage de monnaie ; aussi, il n’est pas question de prix de change quand on le négocie, le change n’ayant d’autres raisons d’être que le bénéfice résultant du transport moné-

Digitizej by Coogic

Page 1