LES CAPITAUX FLOTTANTS
leurs capitaux contiimellemeiit à la banque, ils en retirent sans cesse, mais sans cesse ils en rapportent, et d’autres capitalistes en apportent aussi de nouveaux. C’est par ce renouvellement continu de capitaux versés et d’effets en portefeuille, d’actif et de passif, que les banques s’alimentent.
On voit clairement ici que c’est le capital et non pas l’argent qui paye intérêt. Les intérêts payés par une banque à ses comptes courants forment au bout d’une année une somme très-supérieure à la somme d’argent qui a servi jiendant ces douze mois à faire mouvoir tous les capitaux qui sont entrés et qui sont sortis. Qui les paye, en définitive, les intérêts bonifiés aux comptes courants? L’acheteur de marchandises qui détient un capital présent, avec utilité actuelle, et qui a promis livraison d’un capital à venir, avec utilité future, à l’échéance des effets.
Les banques d’escompte remplissent à l’égard des capitaux flottants le rôle d’intermédiaire garant que les banques foncières remplissent à l’égard des capitaux placés à long terme.
Comme les banques foncières, les banques d’es-
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